Note de motivation
Clowns Sans Frontières - RD Congo est une Association Sans But Lucratif de droit congolais qui a pour objectif de contribuer à l’amélioration du quotidien des personnes en situation difficiles en particulier les enfants des rues, en accompagnant et appuyant les projets des ONGs, des Organisations Internationales et des associations de la société civile, au travers d’activités artistiques.
Partant des attentes de la population environnante, de voir le Centre B.B.S disparaître, après plusieurs rapports, démontrant le bizarre comportement des enfants (filles). Considérant aussi que la population ignore qu’elle est face aux « enfants » qui, dans la plus part des cas, ont eu à subir des traumatismes physiques et/ou psychologiques. Ce Centre était pour elles une bouée de sauvetage. Elles y ont placé la confiance précoce, une façon réintégrer dans la vie communautaire.
Face à cette situation préoccupante, Clowns Sans Frontières RD Congo veut prêter la main forte à MEDECIN DU MONDE (France) pour résoudre le problème et créer un climat de confiance entre la population environnante, le Centre et les enfants tout en mettant sur pied des activités artistiques qui changeront l’image de ces filles à l’endroit de cette dernière.
Objectif
Cet objectif se décline en sous objectifs:
- Contribuer à la réinsertion sociale des filles fréquentant le centre BBS
- Permettre à toutes et tous d’assister à des ateliers et spectacles
- Permettre aux filles en situation difficiles d’être informé et sensibiliser au travers d’activités artistiques
- Promouvoir une meilleure connaissance des différentes cultures
- Contribuer à la paix entre les filles du centre BBS et les voisins
Qui sont-ils ?
Ce sont tous des artistes, représentant toutes les disciplines du spectacle vivant, réunis autours d’un idéal et une envie de vouloir travailler ensemble au profit des enfants de la rue et des personnes en situation difficile et de leur apporter des moments de joie et de plaisir au travers d’activités artistiques.
Ils sont comédiens, musiciens, danseurs, chanteurs, acrobates.
Objectif principal
- contribuer au changement de l’image du centre B.B.S (des filles) face à la population.
Il se décline en plusieurs sous objectifs :
-Apprendre aux enfants à faire leur propre lecture intérieure et celles des autres
- Mettre la créativité et l’imaginaire de l’enfant au service du jeu
- Acquérir des techniques artistiques porteuses de valeurs collectives (esprit d’équipe, solidarité, écoute, confiance dans l’autre, respect de l’autre, …) et de valeurs individuelles (estime de soi, confiance en soi, rigueur, concentration,..)
- valoriser auprès de la société la situation des enfants du Centre B.B.S
- renforcer les liens entre les enfants de la rue et les éducateurs sociaux
Bénéficiaires
- Les encadreurs ou éducateurs qui s’occupent des activités artistiques.
- Enfants bénéficiaires directs (participants réguliers aux activités)
- Enfants bénéficiaires indirects (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF - RDC)
- La population (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF – RDC)
Activités
- Ateliers réguliers d’initiation aux pratiques artistiques pour les enfants (théâtre, musique, danse, chant, marionnette, percussion, conte, Acrobatie)
- Création d’un spectacle par les enfants.
- Restitution du spectacle des enfants à la population environnantes.
- Présentation du même spectacle pour la population et dans d’autres centres qui accueillent les enfants de la rue
- Mise en place d’un groupe élargi de transmission d’expérience, regroupant les éducateurs du centre
- Mise en place d’un groupe de suivi et d’échange regroupant tous les partenaires du projet
Résultats attendus
Afin d’atteindre les objectifs spécifiques du projet plusieurs activités seront développées. Elles n’ont de sens que si elle s’appuie sur le travail des éducateurs sociaux et du personnel. CSF-RD Congo s’inscrit dans le cadre de cette prise en charge globale.
Partenaires
Médecins Du Monde (France), Unicef, Centre BBS, CSF-RDC, CSF-FRANCE
Carnet de route du 10 mars
Samedi matin, nous jouons à CHERO (Centre d’hébergement des enfants des rues orphelins), dans un quartier de Kinshasa, un peu à l’écart du va et vient incessant de la cité. Nous devons garer le bus bien avant d’arriver au centre, le sol n’est plus vraiment praticable et surtout la route se réduit à un chemin piétonnier. Nous nous partageons le matériel et continuons à pied jusqu’à l’espace de jeu, jusqu’aux enfants. Le chemin est jalonné de parcelles familiales, de nombreux enfants s’approchent et nous saluent de l’habituel « mundélé ! Mundélé ! » (des blancs ! Des blancs !). Nous avançons dans le sable et les petits ruisseaux d’eau à enjamber, les déchets en tas, les coq et les poussins.
Au centre, les enfants sont déjà là. C’est un peu différent des autres endroits, on dirait un village miniature, tout est petit: les bâtiments pour l’école, pour la vie quotidienne, pour les soins; la cour extérieure est un tout petit espace de sable, mais les enfants sont nombreux, d’autant qu’ils sont rapidement rejoints par les enfants des parcelles voisines. Deux éducateurs sont là, en peu de temps ils rassemblent les enfants, sortent des bancs d’écoliers dans la cour, tout le monde se resserre dans le peu d’ombre présent. Nous mettons un peu de temps à nous installer, une fois de plus, il faut s’adapter car notre espace de jeu est réduit de plus de moitié. Pour honorer notre présence, les enfants ont préparé un sketche de quelques minutes. Ils sont maquillés et sous le regard vigilant de leur éducateur, trois garçons jouent pour nous une scène de théâtre. Nous apprécions cette délicate attention, l’ambiance est douce et conviviale, c’est à nous de jouer.
L’équipe est en forme, la petite taille de l’espace nous encourage à canaliser et recentrer l’énergie, nous ne nous dispersons pas, c’est bénéfique pour l’ensemble du spectacle. Aux premiers rangs il y a beaucoup de tous petits, et derrière, debout sur les tables, des plus grands. De part et d’autres, les rires et les applaudissements vont fuser pendant les 45 minutes du spectacle. Les tableaux s’enchaînent bien, c’est fluide et généreux, nos trois princesses progressent de jour en jour, elles sont concentrées et sérieuses, même dans les coulisses l’organisation s’améliore nettement, nous prenons vraiment du plaisir ce matin. À la fin du spectacle, les éducateurs chargent les plus grands de nous accompagner jusqu’au véhicule, ils nous aident à porter notre matériel, nous restons un moment à discuter avec eux, puis nous reprenons la route.
Pas d’autre représentation prévue aujourd’hui, nous rentrons à la parcelle. En plus de toutes les activités quotidiennes du centre culturel Starlette la femme, où nous vivons, (cours de français, d’anglais, micro commerce, réunions, répétitions de compagnies …), le week-end est réservé aux enfants du quartier. Lorsque nous rentrons ils sont une vingtaine sur scène, ils dansent, chantent, sous le regard protecteur de Starlette. Ils semblent ravis de notre présence, nous voici spectateurs, et pour nous c’est un beau moment de détente; les filles regardent avec attention, Reagan s’installe aux percussions, nous déjeunons sous le soleil, dans les chants des enfants. Nous lavons (enfin !) les costumes, des sceaux des mains qui frottent, de l’eau bien sale sort des premiers bains, nous tendons une grande corde, ce sera sec en un rien de temps. L’après midi va couler doucement, petit à petit, chacun rentre chez soi, sans empressement.
Dimanche est une journée particulière, nous partons pour un voyage, nous allons jouer à Kinkolé, à deux heures de route de Kinshasa. Le rendez-vous est fixé à 7 heures, nous partirons vers 9 heures… Il est judicieux d’avoir choisi le dimanche pour une telle expédition, les embouteillages sont bien moins importants et nous quittons le cœur de la ville sans grande difficulté. Nous voici lancés sur la route, après l’aéroport, ça roule bien, nous avons la sensation de partir loin, de quitter Kinshasa et d’entrer un peu dans la République Démocratique du Congo. Ce n’est qu’une impression, agréable certes, car en réalité, nous n’allons pas si loin. Mais déjà nous apercevons le fleuve, le vent circule dans le bus, Papa Jeannot allume la musique, l’excursion a un air de départ en vacances…
Après deux heures de route, nous traversons le cimetière de Kinkolé, immense étendue de sable, de pierres, de croix plantées dans tous les sens, au bout de la route, dans un semblant de désert, quatre bâtisses en ciment, c’est l’orphelinat où nous venons jouer. C’est un endroit très calme, isolé, où les enfants vivent en famille d’accueil. Chaque maison, il y en a quatre, est une famille où les parents élèvent leurs propres enfants et entre 12 et 15 enfants adoptés. Il y a des petits, des plus grands, des filles et des garçons, une cinquantaine en tout. Ils s’installent sous l’arbre, d’abord pour l’office dominical puis pour le spectacle. Nous allons jouer sous un soleil de plomb, dans les coulisses, l’eau coule à flots dans les gorges et sur les têtes, nous restons prudents car la journée ne fait que commencer , il faut tenir.
Cette fois, l’espace est immense, nous sommes minuscules au milieu de la grande étendue de sable et de nature, c’est assez surprenant, presque surréaliste de jouer ainsi, nous arrivons à capter l’attention des enfants et des adultes. La scène de l’arrivée du moustique jaune fait sensation, les premiers rangs ont peur, nous prenons des libertés et jouons davantage avec le public, proche, nous prenons plus le temps de poser les différents tableaux.
Les filles sont détendues, le public charmant, les responsables de l’orphelinat nous sont reconnaissants de ce déplacement jusqu’à eux (ils n’ont pas souvent de visites de la sorte), notre venue prend une allure officielle lorsque nous signons le livre d’or. En effet, nous sommes comme une « délégation officielle », car Papa Ambroise, membre actif du REEJER, ( Réseau des éducateurs des enfants et des jeunes de la rue) nous fait l’honneur de sa présence, nous sommes donc en partenariat Clowns sans frontières France, Clowns sans frontières RD Congo et REEJER. C’est important pour nos hôtes et la présence de Papa Ambroise est capitale pour la suite du projet, car si l’idée de poursuivre de telles actions, c’est-à-dire d’intégrer des enfants des rues à une démarche artistique semble pertinente (de plus en plus), le REEJER en sera le pilote principal, il est donc très important qu’ils puissent voir, sur le terrain, l’impact de la démarche. Nous signons le livre d’or, respirons un peu la douceur du lieu en jouant avec les enfants (pour une fois, nous ne sommes pas dans l’urgence de partir tout de suite), puis nous reprenons la route car nous sommes attendus quelques kilomètres plus loin pour une deuxième représentation.
Nous voici à l’AFD, un autre orphelinat de Kinkolé; c’est beaucoup plus petit (une cour minuscule et deux bâtisses), il y a dix enfants, des garçons surtout, qui vivent là sous le regard bienveillant de Maman Odrade, de ses collègues et des gens du voisinage. C’est une initiative différente de ce que nous avons vu pour l’instant et assez singulière. Cet endroit est en grande partie une démarche personnelle de Maman Odrade, elle n’a que très peu d’aide et se dit isolée et dans la difficulté. En effet, lorsqu’elle a recueilli ces enfants, ils étaient petits, les frais de nourriture étaient raisonnables et elle s’en sortait grâce à l’article 15 (l’article 15 est une rhétorique au Congo, chaque fois qu’aucune structure, aide, possibilité n’existent et qu’il faut se débrouiller seul, « bricoler avec les difficultés », les congolais disent « article 15 », « débrouillez vous », c’est faire le constat avec humour que justement, dans bien des cas, aucun article n’existe ….).
Son mari était pécheur, et cela avait son utilité, aujourd’hui il est malade et ne peut plus pêcher; les enfants ont grandi, ils ont besoin d’une alimentation plus complète, et Maman Odrade arrive difficilement à joindre les deux bouts. Cependant, nous sommes accueillis avec un grand enthousiasme, les mamans sont apprêtées, les enfants installés, le voisinage prêt à trouver sa place dans la parcelle pour l’occasion. Nous réduisons de nouveau notre espace scénique, et c’est parti pour la dixième représentation. Nous avons chaud, nous sommes un peu dans un four, et nous commençons à sentir la fatigue (enchaîner deux représentations à 35 degrés Celsius est une belle expérience d’endurance …). Tout se déroule bien cependant, les moments de chant choral sont très puissants, l’écoute est solennelle et tendre; une journaliste de la radio nationale est là, elle enregistre nos chansons en direct. Le spectacle se termine dans la sueur et le calme de Kinkolé.
Nous ne sommes pas pressés de partir et c’est tant mieux car une très belle surprise nous attend, les mamans de l’orphelinat et les voisines nous ont préparé un repas, du vin, des bières, des sucrés, des fretins (petits poissons du fleuve, de la taille des éperlans, met exceptionnel et très apprécié), sandwich aux sardines, shikuang, c’est toujours surprenant d’être accueilli avec tant de générosité là où justement l’article 15 sévit durement; l’hospitalité est une valeur fondamentale.
Nous passons un moment rare, nous parlons, nous rions, nous sommes bien contents de partager un vrai moment, l’équipe le mérite bien et nos hôtes encore plus. Nous sommes au cœur d’une reconnaissance mutuelle qui réchauffe les esprits et donnent un sens à nos engagements mutuels. Nous reprenons la route, ravis, d’autant que Pitschou nous a réservé la (rituelle) halte aux bords du fleuve, sous les paillottes, dans l’herbe et le sable, nous sommes en PAUSE, bien appréciée.
Charlène est là avec Joyce et Carmen est venue avec Dariana (elle a deux ans), il y a donc aujourd’hui deux jeunes nurses du centre, et nous avons emmené Rabbouny pour l’occasion. Tous ces jeunes gens découvrent le lieu, c’est les vacances, nous faisons tourner le manège pour eux, Dariana glisse sur le tobbogan, nous faisons un tour de pirogue et certains se baignent un long moment, c’est la fête. Maman Jolie, éducatrice de BBS est là aussi, et nous en profitons pour parler du projet, la discussion est très intéressante et nous apprenons des choses qui seront importantes pour la suite, notamment sur le vécu des filles, leurs rapports aux autres filles du centre depuis quinze jours, les choses qu’elles ne nous disent pas directement.
Dans le camion du retour, pratiquement tout le monde dort ou s’assoupit, la nuit tombe, la journée a été riche en implication et en partage, demain c’est pause…
Carnet de route du 5 mars
Ca y est cela fait deux semaines que nous sommes ici. Ce temps précis paraît être 2 jours ou bien 2 mois c’est tout à la fois.
Comme le dit Papa Audy, l’ « équipe » est au grand complet. Elle est motivée, motivante, étonnante et surtout au bout de 13 jours, soudée. Les représentations au nombre de 10 se sont passées, bien passées dans les différents centres pour enfants des communes de Kinshasa. Nos apprenties comédiennes ont avancé, évolué, changé durant ces jours de jeux mais aussi de vies passés ensemble.
Le premier jour de création, le lundi 27 février, les clowns se réunissent pour la première fois. Les filles du centre BBS ne sont pas toutes là, l’une d’elles manque, Carmelle, un problème de deuil la retenant ailleurs. On est là, assis autour d’une table, buvant du thé, du café, mangeant des beignets ou des sandwichs à l’omelette. Chacun regarde son voisin, les grands observent les filles, les filles discutent entre elles, un peu intimidées, piquent un instrument de musique et pianotent dessus, détachées. On sent l’envie mais le courant n’est pas encore arrivé. On attend, on se sent, on se regarde et bientôt Papa Audy va nous faire monter sur scène pour commencer à travailler, à partager par le jeu, à se rencontrer par ce conducteur qu’est l’art entre personnes de différentes cultures.
Je me rappelle de l’arrivée des filles.
Charlène, tressée à base de perles et de fils de laines. Un visage dur, soutenant, touchant. A ses côtés une autre jeune fille, employée comme nounou pour l’occasion, portant dans ses bras Joyce, bébé de 4 mois, fille de Charlène. Si jeune fille déjà maman. On sent dans le visage de Charlène, une détermination, une force de leader, une jeune fille voulant faire et être avec les autres. Discrète (au début), peu bavarde (au départ) et attentive à chaque geste des personnes présentes.
Bebita, quant à elle, visage très fermé, interrogative, renfermé sur elle-même et tourné vers les gens qu’elle connaît. A l’écoute de Reagan et se concentrant sur les instruments de musique que celui-ci avait emmené. Elle ne regarde pas vraiment, n’écoute pas vraiment (Bebita est originaire d’Angola, elle parle le lingala mais très peu le français). Mais on sent qu’elle s’interroge, qu’elle se pose des questions, qu’elle est curieuse de ce qui va se passer. Elle n’a pas de coiffure contrairement aux autres filles, est venue avec un pagne et ne sait pas trop comment se tenir. On commence par lui acheter un pantalon pour travailler et la première séance de travail peut démarrer!!!
Cette séance commence par un cercle où l’on chante et danse, pour se réunir, se chauffer les voix, les corps et pour se regarder. Le travail se poursuit avec la présentation de ce que les filles ont appris pendant les ateliers de danse et de musique avec Reagan. Elles sont toutes les deux sur scène avec Widjo, elles se lâchent, ne voient pas les gens qui les regardent, n’en sont du moins pas dérangées. Elles sont en confiance, en repère avec Reagan et Sidi, chefs d’orchestre de ce temps de travail.
Puis pour ne pas les laisser travailler « seules », les artistes s’y mettent. Un travail de chœur commence pour lancer la trame du spectacle et…ça y est les première journée est bien entamée. Le contact a été établi maintenant à nous tous de maintenir ce courant.
Deuxième jour, nous rencontrons Carmelle, la merveilleuse!
Très différente, unique comme les deux autres. Plus expressive, plus femme, plus expansive, un visage, une voix, un corps. Carmelle n’a pas assisté au premier jour de travail, elle arrive et se met à l’ouvrage. On sent en elle plus de libertés, de recul quant à sa situation. Elle est dure aussi, ne se laisse pas faire, parle fort. Elle suit le travail, s’investit dès les premiers pas.
Toutes aiment être sur scène et ça se sent! La semaine avec tout le groupe a commencé donc il n’y a plus qu’à!
Les jours s’enchaînent, placé sous le signe du jeu, du rire, de la découverte et surtout des idées. Il nous reste cinq jours pour monter un spectacle dont un jour sera réservé à la construction. Les filles changent, s’adaptent, arrivent tous les jours de mieux en mieux coiffées, habillées, pressées... de jouer! Elles arrivent tôt pour déjeuner avec nous, il n’est pas 8h30 et pourtant on voit le portail s’ouvrir. Et les filles surgissent, souriantes avec énergie. Elles sont dures, oui certes mais fortes et avides d’apprendre, de se laisser aller au jeu, à la vie.
Les six jours de création ont eu lieu avec des hauts et des bas, des retards, des tensions mais surtout un réel moment de partage et de découverte de l’autre, pour ce qu’il est. Les filles sont un vrai moteur pour la bonne marche de ce quotidien, un besoin pour l’avancement de ce spectacle et surtout de ce projet, de cette mission clown 2011. Elles sont au cœur de nos préoccupations, de nos décisions quotidiennes et elles y participent dans ce qu’elles expriment. Cet apprentissage les transforme, elles restent elles-mêmes mais elles grandissent, avancent, changent leur façon de voir et de penser les choses, à petite et grande échelle. La route est encore longue mais les chemins sont bons!!!
Carnet de route - lundi 28 février
Ca y est le compte à rebours est lancé. Les représentations ont commencé. Première au centre de BBS ce lundi matin 10h00. Ca s’est bien passé, les filles ont assuré face au public qu’elle connaît très bien.
Le spectacle s’est déroulé sans embûche et tout le monde, acteurs et public étaient contents. Je vous en dis plus après la représentation de ce soir et après discussion avec les clowns.
Le spectacle....
Le moustique jaune
Chapitre I
L’histoire commence en musique, dans un village, « quelque part » en République démocratique du Congo. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, balayer le sol, piler le maïs, laver le linge, préparer le fufu, au rythme des tam tam.
Soudain, tout s’arrête pour faire place au conteur et à l’histoire « annoncée ».
En effet, ce jour là n’est pas tout à fait comme les autres; Maman Adèle est grosse et elle va accoucher d’un instant à l’autre. Elle arrive au milieu des villageois, elle est énorme et elle a bien du mal à marcher.
Tout le monde l’encourage en chantant:
OYA YE OLE LE BEBE A BOTAMA ! POUSSA POUSSA ……
Cachée derrière un grand drap , elle donne naissance à son enfant dont nous entendons maintenant les premiers cris.
Le village est en émoi, impatient de découvrir l’enfant de Maman Adèle.
Mais lorsque le drap se retire pour dévoiler le bébé, chacun est saisi de panique et fuit en criant, car oh surprise, à la place du beau bébé que tout le monde attendait, il y a là, une créature jaune, un peu inquiétante qui ne ressemble en tout cas ni à Maman Adèle, ni à aucun villageois, ni à rien que nous connaissons.
Tout le monde s’écarte.
La créature jaune tente de s’approcher, mais les villageois reculent, apeurés.
Ils se mettent à discuter, s’interrogent sur cette créature inconnue et si différente: que faut-il faire ? Qui est elle ? Comment réagir ?
Alerté par le brouhaha, le Moconzi, le chef du village, accoure et après avoir ordonné aux villageois de se taire, il découvre avec stupeur la situation. Cette créature est vraiment étrange, même le chef du village recule à sa vue, et les villageois ne parviennent pas à se calmer, malgré les vives recommandations du chef.
Ce dernier demande alors à Maman Adèle de prendre la parole, elle pleure beaucoup et explique que même si elle l’a porté pendant neuf mois, cet enfant ne peut pas être le sien, car il ne lui ressemble pas et il ne ressemble pas non plus à ses autres enfants.
Les villageois la soutiennent et insistent vivement auprès du chef pour que la créature jaune s’en aille loin.
« AKENDE AKENDE ! QU’IL S’EN AILLE!!! »
Le chef finit par accepter la volonté de ses protégés, il s’adresse à l’enfant jaune et lui ordonne de partir.
Seul et triste, ce dernier se met en marche lentement en chantant:
« PAPA NA MAMA BABENGA NINGAY IO , PAPA ET MAMAN M4ONT REJETE … »
Il s’en va vers la brousse où l’attendent de nouvelles aventures et de nouvelles rencontres.
Chapitre II
Nous sommes au cœur de la forêt congolaise, il fait sombre et il fait chaud;
Comme chaque matin, l’éléphant se réveille et sort de chez lui, pour aller boire et manger.
Il avance d’un pas lourd et fier. L’enfant jaune l’aperçoit au loin et s’approche pour lui raconter son histoire et demander de l’aide. Il hésite un peu, l’éléphant est beaucoup plus gros que lui, puis finalement il l’aborde en lui tapotant le dos.
L’éléphant d’abord sursaute, puis très vite, se met dans une grande colère, car il est bien connu que le moustique est l’ennemi numéro un du gros animal.
L’éléphant tape le sol avec sa grosse patte et remue sa trompe dans tous les sens; l’enfant fait quelques pas en arrière, ne comprenant pas ce qui se passe, mais cela n’arrête pas l’éléphant qui maintenant lui fonce dessus;
Alors qu’il va l’écraser, le crocodile arrive et stoppe net l’éléphant qui s’écarte un peu sans être calmé pour autant.
Le crocodile demande à l’enfant jaune ce qu’il fait là, tout seul au milieu de la brousse.
L’enfant explique qu’il a été chassé de sa famille et de son village, qu’il est seul, perdu et qu’il a le ventre vide.
Le crocodile l’écoute calmement mais l’éléphant secoue la tête de droite à gauche, pour signifier son désaccord.
L’enfant pleure et tend les bras vers les deux animaux, mais l’éléphant reste déterminé, il ne veut pas de lui ici, il faut qu’il parte au plus vite.
Le crocodile dit alors à l’enfant de faire demi tour, car il n’y a pas de place pour lui ici, il lui recommande cependant d’aller vers la grande ville, et lui montre la direction à prendre. L’enfant jaune obéit et reprend son chemin.
Chapitre III
L’échangeur de Kinshasa, au cœur de la capitale.
L’agitation est à son comble, l’agent de la circulation tente de mettre de l’ordre au carrefour, mais en vain. Il y a beaucoup de monde et des mouvements dans tous les sens. Les vendeurs d’eau, de pain, de papiers mouchoirs, les cireurs de chaussures, les manucures s’agitent de droite à gauche; les chauffeurs de taxi crient au milieu de l‘embouteillage. Les gens tentent de se frayer un passage, de traverser la rue, de prendre un transport, de vendre des marchandises.
Il y a des cris, des disputes et des accidents. Un taxi freine brutalement, les passagers perdent l’équilibre, le policier les arrêtent, il refuse de les laisser passer, puis finalement tout s’arrange et reprend son cours habituel , sous la chaleur, dans le bruit de la ville.
Au milieu de la rue, l’enfant jaune marche, il ne sait pas vraiment où il se trouve, il regarde un peu partout et ne comprend pas grand-chose. Cet endroit lui est inconnu, il erre au milieu du bazar ambiant sans trop savoir où aller.
Personne ne s’arrête sur son passage, personne ne semble le remarquer.
Epuisé par tant de mouvements, affamé et las de marcher depuis tant de temps, il finit pas s’assoir sur le bord de la route, il n’a plus de force.
Non loin de lui, trois femmes se disputent très fort, un homme essaie d’intervenir et de les séparer. Il est difficile de comprendre ce qui leur arrive car elles hurlent toutes les trois en même temps.
Un musicien s’apercevant de la scène branche sa guitare, et accompagné de ses camarades, il va tenter de les calmer en composant une douce mélodie.
« MILLE ANS COMME UN JOUR /
UN JOUR COMME MILLE ANS /
LA PERSEVERANCE
C’EST L’ASSURANCE /
DE LA VICTOIRE »
Dès les premières notes, tout ce petit monde agité se tait, écoute et se met à chanter, tout près de l’enfant jaune, qui semble enfin s’endormir.
C’est alors que trois jeunes gens arrivent d’un pas décidé, occupés par leur conversation.
Subitement, ils découvrent l’enfant jaune, et de façon brutale, ils s’approchent de lui et l’interpellent.
Qui es-tu petit ?
Parles !
Tu dois nous dire qui tu es !
Tu ne peux pas rester ici, ! C’est notre territoire!
Ils attrapent l’enfant et le déplacent un peu plus loin, l’enfant a peur et il gémit: « laissez moi, je n’ai rien fait, laissez moi s’il vous plaît ».
L’un des trois décide alors de calmer ses deux compères et de reposer l’enfant par terre; il y a peut-être un arrangement possible.
Seulement, nous sommes dans la rue, et la rue a des lois impitoyables. L’enfant jaune peut rester dans cet endroit, et même y dormir, mais il doit d’abord passer une épreuve, une séance d’initiation, en quelques sortes.
Les trois compères se mettent en ligne, ils exigent que l’enfant jaune s’agenouille et marche devant eux, c’est une forme de cérémonie. Ils exécutent un salut militaire et l’enfant jaune avance difficilement, à genoux, il passe devant chacun d’entre eux, sans tomber.
Ainsi, il pourra rester là pour dormir, et pour la première fois depuis longtemps, ce soir, il ne sera pas seul.
Chapitre IV
La ville se calme. Les trois compères et l’enfant dorment désormais.
L’enfant jaune est recroquevillé, la tête sur son tee-shirt, il rêve et son rêve est une chanson.
« DONNEZ MOI UN NOM /
DONNEZ MOI UN PAYS /
JE VOUDRAIS SAVOIR /
D’OU JE VIENS QUI JE SUIS /
JE SUIS UN ENFANT DE LA GUERRE /
JE SUIS UN ENFANT DE LA RUE /
JE VIENS DE VIVRE DE MISERES /
JE VEUX ETRE RECONNU »
Mais tout le monde ne dort pas et les clowns, cachés un peu plus loin suivent la scène et entendent le souhait de l’enfant jaune.
Le premier clown s’avance avec des pinceaux dans les mains; avec l’un d’eux, il chatouille les pieds de l’enfant qui se réveille d’un coup.
Le clown le prend par la main, l’aide à se relever et comme pour le rassurer et lui dire qu’il ne lui veut pas de mal, il se met à jongler. L’enfant se réveille doucement et sourit.
Le clown tend les pinceaux à l’enfant et l’invite à faire pareil, l’enfant les prend, les jette en l’air, mais ça ne marche pas et les trois pinceaux tombent par terre. Le clown rit, et chuchote un secret à l’oreille de l’enfant. Quelques secondes après, l’enfant est monté sur les épaules du clown et rigole.
Il ramasse les pinceaux par terre et demande au clown de jongler de nouveau, le clown obéit pour le plaisir de l’enfant.
C’est à cet instant qu’un deuxième clown arrive, muni d’un beau nez rouge, il appelle l’enfant, lui confie de nouveau un secret et lui pose à son tour un nez rouge sur le visage. L’enfant s’avance vers le premier clown, et par surprise lui tapote le dos, le clown sursaute et crie, l’enfant et son complice rient aux éclats. Les clowns aiment se faire ce genre de blagues entre eux, l’enfant l’a compris et le jeu dure ainsi quelques minutes, jusqu’à l’arrivée du troisième clown.
Il a entre les mains une drôle de marionnette, elle danse doucement et s’approche de l’enfant.
Ce dernier regarde le clown, puis prend dans ses mains la marionnette, les clowns musiciens se mettent à jouer pour l’accompagner, l’enfant danse avec la marionnette sous le regard protecteur de tous les clowns rassemblés autour de lui.
Ils font ensemble une joyeuse ronde, l’enfant n’a plus peur désormais et il a retrouvé quelque chose d’essentiel: son sourire.
Chapitre V
Sur le plateau de télévision l’ambiance est à son comble, une musique rythmée accompagne les trois présentateurs de l’émission, ambianceurs professionnels ils chauffent la salle en dansant.
C’est une soirée bien spéciale car ce soir, le public va découvrir les trois nouvelles stars de Kinshasa, les trois princesses de la scène kinoise.
Les présentateurs appellent d’abord Carmen, le public l’acclame, elle entre dans son magnifique costume de paillettes et danse pour le plus grand plaisir de tous.
Vient ensuite le tour de Charlène la merveilleuse, le public tape dans ses mains de plus belle, son entrée chauffe la salle, elle secoue son corps au rythme des percussions.
Puis c’est le moment tant attendu de tous, toute la salle est en alerte, car voici maintenant que les présentateurs annoncent la venue exceptionnelle, après avoir fait le tour du monde, de …….
BEBITA LE MOUSTIQUE JAUNE DE KINSHASA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Elle entre, toute la salle, les musiciens, les présentateurs lui font une ovation bien méritée, elle danse d’abord seule puis avec ses deux complices, les trois princesses sont splendides, elles brillent sous les feux de la rampe.
Pour saluer leur talent, tout le monde se met à danser et l’émission se termine dans une ambiance chaleureuse, drôle et remplie d’espérance.
Durant toute cette histoire, l’enfant jaune a traversé bien des épreuves, des moments de solitudes et de tristesse, mais il a aussi appris beaucoup de choses et il a croisé sur son chemin des personnes qui ont su l’entendre et l’accompagner.
Il arrive parfois que les rêves se réalisent.
Dalila.
Voici l’histoire que nous allons désormais raconter aux enfants à travers le spectacle.
Distribution:
Mise en scène: Papa Audy assisté de tous
Clowns sans frontières RD Congo: Reagan, Widjo, Adolphine, Sidi
Clowns sans frontières France: Vincent, Dalila
Les trois princesses: Carmen, Charlène, Bébita
Logistique : Hélène et Pitschou
Carnet de route - dimanche 27 février
Premier jour de repos. Petit bilan de cette semaine de création.
Après avoir travaillé de 9h00 à 17h00 tous les jours de la semaine, les artistes clowns peuvent être fiers d’eux. Chacun a trouvé sa place et chaque rôle donne un spectacle drôle, clownesque et émouvant.
Le spectacle est la finalité de cette semaine. Il est prêt. Mais c’est aussi un groupe qui s’est formé durant cette semaine. Un groupe de plus ou moins grands, français ou congolais mais tous réunis pour la meme envie, jouer pour les enfants des rues. Au cours de ses répétitions, repas, goûters passés ensemble une veritable rencontre s’est produite pour mener à bien une aventure humaine et artistique.
Le programme des deux semaines à venir est quasi bouclé en voici un petit apercu.
| Clowns Sans Frontières RDC / France | |||||||
| Kinshasa - février 2011 | |||||||
| samedi 19 | dimanche 20 | lundi 21 | mardi 22 | mercredi 23 | jeudi 24 | vendredi 25 | |
| AM | Voyage | Repetitions | Repetitions | Course | Repetitions | Repetitions | |
| PM | Voyage | Brieffing CSF - bilan des ateliers - idées pour le spectacle |
Repetitions |
Repetitions | Construction | Repetitions | Repetitions |
| samedi 26 | dimanche 27 | lundi 28 | mardi 1 | mercredi 2 | jeudi 3 | vendredi 4 | |
| AM | Reperage Mont ngafula (H et P) | Pause(Reperage Helene et Pitshou) | BBS (10h) | PEKABO (12h) | POPOKABAKA (11h) | ORPER NYANGARA | |
| PM | Repetition generale | Pause (discusion) | POPOKABAKA (18h) | IREBU (18h) | HOPE INTERNATIONAL (16h) | C H de Kimbondo (15h) | ORPER SUZANA (18h) |
| samedi 5 | dimanche 6 | lundi 7 | mardi 8 | mercredi 9 | jeudi 10 | vendredi 11 | |
| AM | CHERO (10h) | AESD(10h) | Pause | BBS(10h) | ANUARITE (14h30) | VILLAGE BONDEKO SEMBOLA (11h) | |
| PM | Pause | Soirée amicale chez Starlette (18h) | |||||
LN
Nouveau programme CSF RDC / CSF France
Les envies des Clowns sans Frontières-RDC se manifestent, leurs cœurs se tourmentent à retrouver le monde de plus démunis, clowns sans frontières-RDC se lancer dans une optique dans le cadre de ses projets avec les enfants de la rue, en mettant les enfants en avant plan c’est alors que du point de vue de la réalisation nous restons toujours dans la perspective de mettre en exergue les marionnettes, la danse, le théâtre et la musique.
Un marionnettiste, musicien et metteur en scène se sont rendu aux différents centres pour pouvoir initier les enfants dans la fabrication de marionnette à partir des objets de récupération et aussi des instruments de la musique qui pourra produire le son agréable qui peux être utile dans le spectacle.
Des ateliers qui nous ont permis de sélectionner 4 filles de la rue qui participent à la création dont l’objectif est d’aboutir a un spectacle de « comédie musicale » qui fera une tournée dans des centres qui accueillent les enfants de la rue ensemble avec les artistes franco-congolais.
Au cours de 6 jours, 12 artistes dont 4 artistes congolais, 4 enfants de la rue et 3 artistes français ont créée un spectacle qui fera l’objet d’une large diffusion, une comédie musicale qui apportera un moment de détente à nos cibles.
La fabrication des marionnettes ou autres objets du spectacle ont été fabriqués au fur à mesure les besoins se manifestait pendant la création.
A la rencontre du grand public, au jour d’aujourd’hui ses enfants sont traités de tous le maux possibles que nous connaissons très bien, voleurs, sorciers et que sais je encore, voilà pourquoi pour accorder de la parole a ses enfants clowns sans frontières RDC avec la collaboration de CSF-France met en avant plan ces enfants pour montrer une autre facettes contraire a ce que les gens penses d’eux, a travers ce spectacle il seront accompagnés par des artistes professionnels composés des artistes franco-congolais.
Ce spectacle s’adressera à la fois aux enfants de la rue et aux personnes qui les ont toujours maltraités.
Pitshou tshiovo
Coordonnateur CSF-RDC
Carnet de route - Jeudi 24 février
Sixième jour que nous sommes ici. Quatrième jour que les clowns travaillent sans relâche. Idée par idée, image par image, carton sur mousse, mousse sur bouteille et ça coupe, découpe, cutterise plastique et tissu pour former un décor, un espace, un ensemble. Le spectacle avance à grand pas. Les comédiennes en herbe et les clowns sont souriants, créatifs, et inventifs. Leur énergie mise au service de la scène nous transporte dans l’univers du moustique jaune.
Les marionnettes sont pratiquement terminées, les décors restent à fignoler et Papa Audy, comme il le dit, continue de mettre en scène et de créer.
Pischtou et moi, logisticiens, flashons les répétitions, préparons le terrain pour les représentations mais oh! Manque de pot, plus de batterie. Ni lui, ni moi n’avons plus d’énergie dans nos deux téléphones et nos 2 appareils-photos. C’est bien pour des logisticiens. Recharger!?! Oui quand l’élèctricité aura décidé de revenir.
LN
Bien sûr, depuis Deux semaines, elle n’est là qu’après 20h00 et il paraît que le 25 tout ira mieux, à la normale, espérons! Sinon je prends d’autres dispositions.
Starlette, la femme, maîtresse des lieux.
Des nouvelles de CSF R.D. Congo
Ce sont quatre comédiens et marionnettistes français qui ont rejoint un important groupe d'homologues kinois pour trois semaines de travail autour de la construction de marionnettes et des interventions dans les centres d'accueils pour enfants en difficulté. Un temps fort en ouverture du programme 2010 de Clowns Sans Frontières R.D. Congo (que nous vous avions décrit dans ces colonnes).
Cette fois-ci, l'ensemble du projet est piloté par l'équipe de coordination congolaise.
Un premier compte rendu est consultable ici
Bientôt la suite....
Soirée de soutien à CSF France à Paris - Grand Rex
Le 8 novembre, nous organisons une soirée de soutien pour financer les différents programmes avec les enfants vivants dans les rues.
Plus d'infos : www.clowns-sans-frontieres-france.org
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Des projets sur le papier
Le dossier général de présentation de Clowns Sans Frontières R.D. Congo et de ses projets est disponible. On l'a fini aujourd'hui. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur lien dans la catégorie projet 2009/2010, dans la colonne de droite de ce blog.
C'est un dossier générique survolant les projets. La prochaine étape en concertation avec nos partenaires de terrain, sera de préciser aussi bien les objectifs que le déroulement.
A ce stade, il semble probable que CSF RDCongo travaillera avec :
- Save the Children
- Médecins du Monde
- AfriCare
- ORPER
- Chéro
- OSEPER
- Croix Rouge Belgique-RDC
Tous se sont montré intéressés par le projet et sont prêt à s'y investir soit en partenaires de terrain pour les interventions, soit en conseil et aide au montage de projet soit financièrement.
Il reste beaucoup de travail pour rendre tout cela opérationnel mais la machine est lancée....
Clowns Sans Frontières RD Congo, la tête pleine de projets
Trois jours de travail intensif, de rendez-vous dans tous les coins et le projet 2010 de nos amis congolais se formalise. De l'envie né l'idée, mais le chemin reste long juqu'au financeur occidental...
A ce jour, deux axes de travail :
- Les "enfants de la rue"
- Les enfants hospitalisés
Nous nous focalisons sur ces deux jusqu'à demain pour leur donner du contenu convaincant, les affubler des budgets qui vont bien et les plannifier. A ce jour, des organisations comme AfriCare, Médecin du Monde, UNICEF, Reejer, Clowns à l'hôpital au Danemark et peut-être La Coopération Technique Belge ou Save The Children pourraient être les partenaires financiers.
Tout cela est ambitieux car le propos est d'établir une présence règulière sur une année entière. Nous n'avons jusqu'alors pu être présent auprés des gamins que sur deux mois et demi au maximum. une continuité indispensable à l'efficacité des programmes...
En outre, il nous reste à mettre en place la nature des échanges CSF RDCongo/CSF France en 2010, discuter de la soirée de soutien du 5 décembre 2009 au Centre Culturel Français de La Gombé (qui pourrait financer une partie des programmes), régler les montages administratifs et le tout avant samedi. On ne va pas chômer....

Donc, pour commencer, voici les fiches techniques synthétiques des deux principaux programmes que porteront les Clowns kinois en 2010 :
Projet "Enfants de la rue"
Kinshasa (Nov. 2009 – Nov. 2010)
Expérience de Clowns Sans Frontières auprès des « enfants de la rue » à Kinshasa depuis 2006 :
La mise en place de ce projet s’est effectuée de manière progressive en quatre étapes :
- repérage et rencontre des acteurs de terrain (nov. 06)
- première session de travail franco-congolaise avec présentation de spectacle (mars 07)
- seconde session de travail centrée autour des « enfants de la rue » avec mise en place d’ateliers, tournées avec les centres mobiles et présentation de spectacles par des équipes franco congolaises. Plus de 100 interventions ont été effectuées en 3 mois (déc. 07 - mars 08)
- troisième session de travail entre artistes français et congolais visant à construire une présence permanente des intervenants de CSF-RDC auprès des enfants (juillet et novembre 2008)
Objectif principal
- contribuer à la réinsertion sociale des « enfants de la rue »
Il se décline en plusieurs sous objectifs :
- Mettre la créativité et l’imaginaire de l’enfant au service du jeu
- Acquérir des techniques artistiques porteuses de valeurs collectives (esprit d’équipe, solidarité, écoute, confiance dans l’autre, respect de l’autre, …) et de valeurs individuelles (estime de soi, confiance en soi, rigueur, concentration,..)
- valoriser auprès de la société la situation de « l’enfant de la rue »
- renforcer les liens entre les enfants de la rue et les éducateurs sociaux
Bénéficiaires
- enfants bénéficiaires directs (participants réguliers aux activités)
- enfants bénéficiaires indirects (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF - RDC)
- éducateurs et personnels de santé répartis sur 5 centres d’accueil ouverts ou non et 4 centres mobiles.
- personnes de la population (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF – RDC)
Activités
Afin d’atteindre les objectifs spécifiques du projet plusieurs activités seront développées. Elles n’ont de sens que si elles sont organisées en partenariat avec des associations qui prennent en charge les enfants, et s’appuie sur le travail des éducateurs sociaux et du personnel sanitaire. CSF-RD Congo s’inscrit dans le cadre de cette prise en charge globale.
- création et présentation de spectacles des artistes de Clowns Sans Frontières - RD Congo auprès des enfants au cours du suivi de maraudes et dans les centres ouverts et fermés.)
- ateliers réguliers d’initiation aux pratiques artistiques pour les enfants (théâtre, musique, danse, marionnette, acrobatie, jongle, clown, conte)
- création et présentation de spectacles par les enfants et pour les enfants.
- organisation d’une journée de présentation des spectacles des enfants pour la population.
- Mise en place d’un groupe élargi de transmission d’expérience regroupant les éducateurs des centres non présents dans le projet
Résultats attendus
- les liens entre les éducateurs et les enfants sont renforcées
- les enfants sont sensibilisés aux pratiques et ont acquis des techniques artistiques
- les enfants présentent des spectacles aux autres enfants
- les enfants présentent des spectacles à la population
Evaluation
Quantitative :
- Mesure de l’assiduité des enfants aux activités
- Respect du nombre et de la fréquence des interventions prévues
- Mesure du nombre d’enfants touchés directement et évaluation du nombre d’enfants touchés indirectement
- Mesure du nombre d’enfants rencontrés avec les centres mobiles et assistant aux activités dans les centres ouverts
Qualitative :
- Mise en place d’un groupe d’évaluation et de réajustement permanent incluant des éducateurs de chaque centre et les porteurs de projet de CSF – RDC
- Mise en place d’un groupe d’évaluation final en vue de mesurer l’impact des activités sur le comportement des enfants et sur leur entourage
- Mise en place d’un groupe permanent d’artistes référents pédagogiques visant à évaluer les apports en techniques du spectacle
- Recueil d’impression auprès de la population témoin du projet (support vidéo)
Partenaires
Reejer, les centres d’encadrements pour enfants de la rue : AED PEKABO, ORPER (centres IREBU et POPOKABAKA), OSEPER et CHERO, Clowns sans Frontières France
Projet enfants à l’hôpital
Kinshasa (Oct. 2009 – avril 2010)
Expérience de Clowns Sans Frontières auprès des enfants à l’hôpital
- mai 2008, Clowns Sans Frontières RD Congo met en place un partenariat avec la Croix Rouge de Belgique afin de réaliser des interventions artistiques à l’hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe.
- décembre 2008, 5 artistes de Clowns Sans Frontières RD Congo rencontrent plusieurs clowns de l’association Rires Médecins à Paris afin de mieux comprendre comment cette organisation travaille dans les hôpitaux en France.
- mai 2009, Clowns Sans Frontières RD Congo accueille Berit Austeen, clowns dans les hôpitaux au Danemark, et organise 4 interventions dans 4 hôpitaux de Kinshasa
Objectifs
- constituer une équipe autonome et opérationnelle d’artistes en mesure d’intervenir dans le milieu hospitalier pédiatrique de Kinshasa
- accompagner psychologiquement l’enfant au cours de son hospitalisation
- soutenir le travail du personnel soignant
Bénéficiaires
- enfants en hospitalisation long séjour, bénéficiaires directs réguliers
- enfants en consultation ou en cours séjours, bénéficiaires directs ponctuels
- parents accompagnant les enfants, bénéficiaires indirects
Activités
- formation des artistes aux modes d’interventions des clowns dans les hôpitaux, par des intervenants expérimentés (artistes et personnels soignants),
- interventions régulières dans les chambres des hôpitaux intégrant différentes disciplines (chant, manipulation de marionnettes, conte, clowns)
- interventions ponctuelles dans les salles d’attente
Résultats attendus
- renforcement des compétences des artistes dans la compréhension de la situation des enfants, tant psychologique que médicale
- les enfants surmontent plus facilement leur hospitalisation
- une activité régulière est en place dans les hôpitaux partenaires
- une meilleure connaissance et un lien de confiance est établi entre artistes et personnels hospitaliers
Evaluation
Quantitative :
- Respect du nombre et de la fréquence des interventions prévues
- Mesure du nombre d’enfants touchés directement
Qualitative :
- Mise en place d’un groupe permanent d’évaluation et de réorientation intégrant des représentants du personnel médical de chaque hôpital et les porteurs de projets de CSF – RDC.
- Mise en place d’un groupe permanent d’artistes référents proposant de nouvelles formes d’intervention pour se rapprocher des observations du groupe d’évaluation
- Mise en place d’un groupe d’évaluation final en vue de mesurer l’impact des activités sur le comportement des enfants
- Recueil d’impressions auprès des parents des enfants hospitalisés (support vidéo)
Partenaires
Hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe, Cliniques Universitaires de Kinshasa, Hôpital Général de Kinshasa, Clowns des hôpitaux du Danemark, Clowns sans Frontières France
Kinshasa, cru 2009
Un an et demi sans fouler le sol congolais, les rues poussiéreuses de Kinshasa et l'air chargé de particules lourdes. A première vue, aucun changement bouleversant, feux rouges en carafe, routes défoncées, conduite sans foi ni loi. Les cinq grands projets du président (éducation, réseau sanitaire, eau potable, électricité et celui que j'ai oublié) se font timidement connaître. Quelques tranchées béantes et autres tas de pierres ajoutent au chaos des trottoirs de poussière en ce doux hiver équatorial aussi sec que notre canicule méditerranéenne.
Quelle immense avancée que cet accord RDC-Chine de (re ?)construction des infrastructures de Kinshasa. La Chine prête les milliards sous condition qu'ils soient réinvestis dans ses entreprises pour la réalisation des travaux. Une sorte d'aller-retour de sommes vertigineuses que la RDC conservera en dettes et en équipements rapidement inefficients faute d'un budget d'état en permettant la maintenance et le fonctionnement. Le tout avec le soutien bienveillant de la Banque Mondiale. Une nouvelle dette colossale qui constitue un merveilleux levier pour obtenir toutes les franchises d'exploitation minières à très bon prix et pour de nombreuses années. Le vent du développement ne cesse de souffler en Chine. Ils auraient tort de s'en priver. Des méthodes qui ont si bien fonctionné pendant des décennies pour la vieille Europe et la nouvelle Amérique ne peuvent que sourire à la Chine 2.0.Si l'homme d'Afrique a raté une marche de l'histoire, c'est juste qu'on ne lui a pas laissé la possibilité de construire l'escalier.
Ces considérations mises à part, la vie kinoise suit son cours. Une ville effervescente en ce mois de vacances qui voit fleurir les kermesses. Ces villages de paillotes en carton et bois occupent les moindres espaces. Primus et Skol y coulent à flot toute la nuit. Les jeunes kinois rivalisent d'imagination dans la sape. Des dizaines d'enceintes entassées distillent différents décibels saturés dans un brouhaha inaudible.
Un plaisir de retrouver Pitschou, Romain, Jeanine, Kennedy et de rencontrer Christian Bénat. Reste quand même une drôle d'impression de ne rester que 7 jours et de ne pas aller sur le terrain. Mais bon, le projet prime. Les gamins des rues ne me reconnaissent plus quand on les croise dans le quartier de nos interventions passées, c'est vexant mais c'est normal. En deux ans, ça grandit un enfant. Tout est à refaire ou presque. D'où l'importance d'une présence permanente que seul nos amis kinois peuvent réaliser.
On se met au travail. Bientôt des nouvelles du projet.
Jordi
Nouvelle étape du programme commun franco-congolais
Quelques mois de silence pour Clowns Sans Frontières France sur le programme de Kinshasa, mais un projet qui suit sa route emmené par la jeune équipe congolaise de CSF RDC. D’ateliers dans les centres en interventions dans les hôpitaux, ils développent leur aventure, se font connaître et imaginent l’avenir.
Du 1er au 8 août va s’opérer la sixième rencontre CSF France / CSF Congo. Celle-ci sera particulière, l’équipe française se limitera à deux chargés de projet (Sébastien & moi). Côté Congolais, comme côté français, pas de travail artistique cette fois-ci mais de la réflexion sur les orientations futures, sur les partenariats franco-congolais à inventer, sur les publics et puis la rédaction de dossiers de financements « à l’occidentale » pour solliciter de nouvelles formes de financements. Un temps pour écouter tout le monde et mettre en commun les attentes, les envies et les idées.
On prend l'avion demain matin. Très bientôt, un premier compte rendu de ces travaux.
Jordi
Entre Clowns....
Voila maintenant une semaine que nous sommes a Kinshasa, on retrouve les mêmes endroits, les habitudes avec un nouveau projet, celui d'intervenir pour les enfants à l'hôpital, malheureusement, tous les hôpitaux sont en grêve avec un syndicalisme très fort digne de ... trop rien en fait, puisque l'accès est interdit a tous, si on a tout bien compris, même aux malades. Il a fallu donc réorienter le projet et nous avons décider de retourner voir les enfants des rues, dans les centres, il n'est pas possible de suivre les strcutures mobiles pour les tournées de nuits, pas possible d'avoir des autorisations en ce moment, les attroupements ne sont pas les bienvenues... enfin, la générale aura quand m^me lieu demain, dans le quartier où nous habitons ( on peut dire que ça devient une tradition...)...et nous visiterons ensuite tous les centres... retour à Pekabo, Popo, Irebu, ...
On profite aussi et surtout de ce temps pour imaginer, planifier, partager les projets que nous pourrions développer avec les clowns RDC, les idées et les envies sont nombreuses et on travaille dessus... ils souhaitent continuer a travailler avec les enfants des rues et dans les hôpitaux, ils ont aussi une très grande envie d'aller vers les populations réfugiés a l'Est....
Voila, on a retrouvé une équipe d'artistes motivée, qui a l'envie de faire et d'échanger, alors nous imaginons la suite et esperons que les MCT ( Maladies Culturellement Transmissibles - un concept imaginé par Monsieur Fabrice Nabet... ) vont profiter de la saison des pluies pour se propager...
Olivia
Bonjour - M'Boté
Après une longue coupure d'electricité de juillet à Novembre, le courant étant maintenant retabli, nous revenons a Kinshasa avec encore des envies, des questions, des possibles. 18 jours d'échanges et de création, on va faire encore mieux, on va essayer quoi ! a bientôt sur le blog.
Fabrice Nabet
Le mois du Clowns
Le mois du Clowns à Kinshasa, Le mois du Clowns à Kinshasa c'est quoi ?
Le mois du Clowns ce sont 24 artistes kinois qui se sont réunis pour participer à la création d'un spectacle et à la mise en place d'ateliers dans des centres pour enfants des rues à Kinshasa.
Ce sont 24 artistes de toutes les disciplines artistiques du spectacle vivant: comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs, acrobates qui ont voulu s'investir au sein du projet Clowns Sans Frotnières RD Congo.
24 artistes qui ne connaissaient pas, qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble mais qui eu envie de mettre leur art au service d'un cause celle des enfants des rues de Kinshasa pour leur apporter un peu de ce qu'il savent faire, un peu de rire, de joie, de rêve, d'oubli.
Après 8 jours de répétitions, le premier spectacle a été joué sur une place de la commune de Bandal, commune de Kinshasa. La corde est posée au sol, des improvisations débutent ça et là, des regards interrogateurs précédent les questions qui commencent à fuser: c'est qui, c'est quoi ? des artistes, pour un spectacle gratuit, ah bon, c'est chouette ca commence quand? maintenant..; ets c'est parti pour une heure. La foule s'amasse l'étonnement, laisse place aux sourires qui se transforment en rire.
Un final de trampoline où les ah, oh, ouais, éclatent dans la rue.
C'était, bien vous revenez, quand ? je n'avais encore jamais vu de spectacle comme ca dans la rue, ni même de spectacle... c'est beau et c'est drôle. D'où ils viennent les artistes? Ce sont des kinois c'est vrai, eh oui c'est vrai.
Voilà Clowns Sans Frontières - RD Congo est dans la place. Ce matin des ateliers dans 4 centres pour enfants des rues pour s'amuser avec les enfants, chants, danses, acrobaties, musique sont au programme, ca marche, ca swing, ca rie. On se fait plaisir. Vous revenez quand? Demain, super, je reviendrez.
C'est ca le mois du Clowns à Kinshasa, 24 artistes qui ont eu envie de donner ce qu'ils savent faire. Une goutte d'eau artistique pour le plus grand bien de chacun.
Pourquoi le mois du clowns? parce que...
Parce ce que Clowns Sans Frontières RD Congo, est naît il y a quelques mois et que les fondateurs ont souhaité élargir l'association à qui le désire.
CARNET DE ROUTE
Clowns Sans Frontières RDC avance à trés grands pas. "Le mois du clowns", opération de visibilité de l'action de CSF RDC a commencé début juillet et se poursuit jusqu'au mois d'aout. Voici le projet décrit par Pitschou...
Jordi
Dans le cadre du « Mois de Clowns » projet initié par l’association clowns frontière/RDC en collaboration avec le clowns sans frontière France, du 05 juillet au 05 août 2008 à Kinshasa, une manifestation qui réunira une vingtaine d’artistes dont trois sujet français membres de la dite structure qui grâce à ses diverses potentialités, comédiens, musiciens, danseurs, marionnettiste, régisseurs, humoriste, jongleurs, conteurs etc.
La détermination de tout un chacun nous amènera à la réalisation d’une série de spectacle et d’une comédie musicale qui sera crée au cours de plus de 15 ateliers suivi de 6 représentations dont 3 en salles et 3 dans les lieux publics.
Les ateliers porteront sur :
- la fabrication et la manipulation de marionnette
- Accompagnement musical
- Composition de texte & chanson
Ce travail sera assume sous la coordination artistique de Romain Ndomba et Pitshou Tshiovo

PROGRAMME DE LA I éré PHASE
N° Date Heures Lieux
01 Samedi 05 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
02 Lundi 07 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
03 Mercredi 09 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
04 Dimanche 12 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
PROGRAMME DE LA IIéme PHASE
N° Date Heures Lieux
01 Samedi 19 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
02 Dimanche 20 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
03 Lundi 21 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
04 Mardi 22 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
05 Mercredi 23 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
06 Jeudi 24 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
07 Vendredi 25 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
08 Samedi 26 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
POINT DE PRESSE
Jour lieux Heures
Mardi 15 07 2008 CCC Zoo 10h00
Samedi 02 08 2008 Collectif Eza Possible 10h00
PROGRAMME DES SPECTACLES
N° Date Lieux Heures
01 Dimanche 27 07 2008 Place Kimbondo 10h00
02 Lundi 28 07 2008 CCC Zoo 15h30
03 Mardi 29 07 2008 Marché Synkin 11h00
04 Mercredi 30 07 2008 E.M. Buitshi 18h30
05 Jeudi 31 07 2008 Collectif Eza Possible 19h00
06 Vendredi 01 07 2008 Place victoire 15h30
LES PARTICIPANTS
N° Prénom et Nom Discipline
01 Pepe mpongo Percussionniste
02 Widjo wiyombo Marionnettiste
03 Reagan matuke Musicien, comédien
04 Christian Bena Comédien, conteur
05 Eric kashala Comédien, humoriste,
06 Pasco losanganya Danseuse, comédienne
07 Willy Maluakila Acrobate
08 Anny tshonga Comédienne, acrobate
09 Patrick Kuba Comédien, acrobate
10 Willy Muakuamba Comédien, écrivain
11 Bob Nyaboloko comédien
12 Claudine Lumbu Comédienne, chanteuse
13 Sidi kiala Musicien comédien
14 Starlette mathata comédienne
15 Guelord vulu Acrobate
16 Audy Nkebani Comédien, régisseur
17 Romain ndomba Metteur en scène, comédien
18 Pitshou tshiovo Metteur en scène, comédien
19 Belinda kandi comédienne
20 Jeannine tshibola Comédienne
21 Moise ilunga Chanteur, comédien
22 Clément tshimakinda griot, acrobate, comédien
23 Christian Mualu Logistique
Collectif EZA Possibles nous reçoit encore une fois de plus pour l’organisation du mois de clowns Kinshasa 2008 ceci étant dans le cadre de ses missions organisées en RDC.
Un grand merci aux grands partenaires institutionnels, non institutionnels, aux artistes et aux hommes de bonne volonté ;
Clowns sans frontière France
Collectif Eza possibles
Espace mutombo Buitshi
Centre culturel congolais le zoo
Hôtel de ville de Kinshasa
Division urbaine de la culture ville de Kinshasa
Monsieur Dinanga Kennedy

Les impressions
Journée du 05 juillet 2008 le travail s’est basé beaucoup plus sur le réchauffement, lavage de voix, petites improvisations centrées surtout sur un objectif principal : celui de cherche rien qu l’humour………..
Willy makuamba
La journée d’aujourd’hui s’est annoncée belle de par la présentation et la méthodologie de travail données en mot d’accueil par Romain ndomba.
Le ton donné par le réchauffement artistique, d’un bon les participant sont entré dans le bain. Et l’esprit humoristique se dessine déjà.
Il y a lieu de dire que l’objectif poursuivi sera atteint.
Eric kashala
Musique, théâtre, jeu, acrobatie,…artistiquement bon l’ambiance du jour. L’exercice physique, l’exercice vocal et le jeu théâtral font montre d’une intention vers l’improvisation qui découle de la créativité.
Joie, bonheur,…..et surtout rire.
Lael lukusa
Une ambiance de rire et de détente et petit à petit on a évolué dans tous les sens, ça promet un bon déroulement et une réussite à la fin, car dit on un bon décollage permet un bon atterrissage.
Starlette mathata
L’humour à été au rendez vous, rien de spécial mais l’intensification du travail doit se faire.
Christian bena
L’harmonie des personnes (acteurs) l’harmonie de travail
Pasco losangania
Quelques nouvelles de Kinshasa…
Christian Mualu est en France depuis quelques temps, nous en avons donc profité pour faire le point sur la création de clowns sans frontières RDC. Les statuts de l’association sont en cours de légalisation, l’association a une autorisation d’action sur le territoire congolais. Le comité de gestion est composé de quatre personnes, Christian Mualu, Romain Ndomba, Jeanine Tschibola et Pitchou Tschiovo, tous participants actifs du projet de CSF France à Kinshasa. L’association compte aujourd’hui 20 membres.
Suite aux différents contacts avec les structures de protection de l’enfance a Kinshasa, ils ont choisi d’avoir des actions dans deux domaines, la sensibilisation et les spectacles. D’ores et déjà, 15 représentations par trimestre sont prévues dans des hôpitaux avec la Croix Rouge Belgique et RDC.
Les contacts continuent mais, les budgets étant déjà votés pour 2008, il est difficile de concrétiser rapidement des partenariats. Donc, pour cette année, l'idée est de faire connaître l’association et son projet.
En juillet Août aura donc lieu a Kinshasa le mois du clowns, principe d’une « action qui fassent connaître l’action ».
- Des ateliers/tables rondes en direction des artistes professionnels en vue de préparer des spectacles et interventions ( musique, théâtre, cirque)
- Présentation du résultat des ateliers dans des théâtres et places publiques de la ville
- 2 conférences de presse
Ce sont environ 50 artistes kinois bénévoles qui participeront a ce mois du clowns.
Clowns sans Frontières Congo nous propose de participer à cette action en y associant 2 comédiens français ( un assistant metteur en scène et un marionnettiste /constructeur pour co-animer les ateliers marionnettes avec Widjo) ainsi qu’une personne en appui logistique/communication.
Ce sont donc Sébastien Bris, Fabrice Nabet et une personne restant à déterminer qui partiront fin juillet pour Kin.
D’autres nouvelles très bientôt..
Des nouvelles d'ORPER
ORPER, on vous en a souvent parlé dans ce blog. C'est une des deux ou trois ONG de Kinshasa avec qui nous avons le plus travaillé. C'est eux qui ont inventé les centres mobiles pour aller à la rencontre des gamins des rues.
ORPER vient de publier don rapport 2007. Il est téléchargeable à l'adresse : Rapport annuel 2007 / ORPER
Il est également accessible depuis la rubrique Ressources sur la colonne de droite.
Jordi
























































