Clowns Sans Frontières à Kinshasa

21 mars 2011

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Note de motivation

Clowns Sans Frontières - RD Congo est une Association Sans But Lucratif de droit congolais qui a pour objectif de contribuer à l’amélioration du quotidien des personnes en situation difficiles en particulier les enfants des rues, en accompagnant et appuyant les projets des ONGs, des Organisations Internationales et des associations de la société civile, au travers d’activités artistiques.

Partant des attentes de la population environnante, de voir le Centre B.B.S disparaître, après plusieurs rapports, démontrant le bizarre comportement des enfants (filles). Considérant aussi que la population ignore  qu’elle est face aux « enfants » qui, dans la plus part des cas, ont eu à subir des traumatismes physiques et/ou psychologiques. Ce Centre était pour elles une bouée de sauvetage. Elles y ont placé la confiance précoce, une façon réintégrer dans la  vie communautaire.

Face à cette situation préoccupante, Clowns Sans Frontières RD Congo veut prêter la main forte à MEDECIN DU MONDE (France) pour résoudre le problème et créer un climat de confiance entre la population environnante, le Centre et les enfants tout en mettant sur pied des activités artistiques qui changeront l’image de ces filles à l’endroit de cette dernière.

Objectif

Cet objectif se décline en sous objectifs:

 

-       Contribuer à la réinsertion sociale des filles fréquentant le centre BBS

-       Permettre à toutes et tous d’assister à des ateliers et spectacles

-       Permettre aux filles en situation difficiles d’être informé et sensibiliser au travers d’activités artistiques

-       Promouvoir une meilleure connaissance des différentes cultures

-       Contribuer à la paix entre les filles du centre BBS et les voisins

Qui sont-ils ?

Ce sont tous des artistes, représentant toutes les disciplines du spectacle vivant, réunis autours d’un idéal et une envie de vouloir travailler ensemble au profit des enfants de la rue et des personnes en situation difficile et de leur apporter des moments de joie et de plaisir au travers d’activités artistiques.

Ils sont comédiens, musiciens, danseurs, chanteurs, acrobates.

 Objectif principal

- contribuer au changement de l’image du centre B.B.S (des filles) face à la population.

Il se décline en plusieurs sous objectifs :

-Apprendre aux enfants à faire leur propre lecture intérieure et celles des autres

- Mettre la créativité et l’imaginaire de l’enfant au service du jeu

- Acquérir des techniques artistiques porteuses de valeurs collectives (esprit d’équipe, solidarité, écoute, confiance dans l’autre, respect de l’autre, …) et de valeurs individuelles (estime de soi, confiance en soi, rigueur, concentration,..)

- valoriser auprès de la société la situation des enfants du Centre B.B.S

- renforcer les liens entre les enfants de la rue et les éducateurs sociaux

Bénéficiaires

- Les encadreurs ou éducateurs qui s’occupent des activités artistiques.

- Enfants bénéficiaires directs (participants réguliers aux activités)

- Enfants bénéficiaires indirects (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF - RDC)

- La population (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF – RDC)

Activités

- Ateliers réguliers d’initiation aux pratiques artistiques pour les enfants (théâtre, musique, danse, chant, marionnette, percussion, conte, Acrobatie)

- Création d’un spectacle par les enfants.

- Restitution du spectacle des enfants à la population environnantes.

- Présentation du même spectacle pour la population et dans d’autres centres qui accueillent les enfants de la rue

- Mise en place d’un groupe élargi de transmission d’expérience, regroupant les éducateurs du centre

- Mise en place d’un groupe de suivi et d’échange regroupant tous les partenaires du projet

Résultats attendus

 Afin d’atteindre les objectifs spécifiques du projet plusieurs activités seront développées. Elles n’ont de sens que si elle s’appuie sur le travail des éducateurs sociaux et du personnel. CSF-RD Congo s’inscrit dans le cadre de cette prise en charge globale. 

Partenaires

Médecins Du Monde (France), Unicef, Centre BBS, CSF-RDC, CSF-FRANCE

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10 mars 2011

Carnet de route du 10 mars

Samedi matin, nous jouons à CHERO (Centre d’hébergement des enfants des rues orphelins), dans un quartier de Kinshasa, un peu à l’écart du va et vient incessant de la cité. Nous devons garer le bus bien avant d’arriver au centre, le sol n’est plus vraiment praticable et surtout la route se réduit à un chemin piétonnier. Nous nous partageons le matériel et continuons à pied jusqu’à l’espace de jeu, jusqu’aux enfants. Le chemin est jalonné  de parcelles familiales, de nombreux enfants s’approchent et nous saluent de l’habituel « mundélé ! Mundélé ! » (des blancs ! Des blancs !). Nous avançons dans le sable et les petits ruisseaux d’eau à enjamber, les déchets en tas, les coq et les poussins.

Au centre, les enfants sont déjà là. C’est un peu différent des autres endroits, on dirait un village miniature, tout est petit: les bâtiments pour l’école, pour la vie quotidienne, pour les soins; la cour extérieure est un tout petit espace de sable, mais les enfants sont nombreux, d’autant qu’ils sont rapidement rejoints par les enfants des parcelles voisines. Deux éducateurs sont là, en peu de temps ils rassemblent les enfants, sortent des bancs d’écoliers dans la cour, tout le monde se resserre dans le peu d’ombre présent. Nous mettons un peu de temps à nous installer, une fois de plus, il faut s’adapter car notre espace de jeu est réduit de plus de moitié. Pour honorer notre présence, les enfants ont préparé un sketche de quelques minutes. Ils sont maquillés et sous le regard vigilant de leur éducateur, trois garçons jouent pour nous une scène de théâtre. Nous apprécions cette délicate attention, l’ambiance est douce et conviviale, c’est à nous de jouer.

L’équipe est en forme, la petite taille de l’espace nous encourage à canaliser et recentrer  l’énergie, nous ne nous dispersons pas, c’est bénéfique pour l’ensemble du spectacle. Aux premiers rangs il y a beaucoup de tous petits, et derrière, debout sur les tables, des plus grands. De part et d’autres, les rires et les applaudissements vont fuser pendant les 45 minutes du spectacle. Les tableaux s’enchaînent bien, c’est fluide et généreux, nos trois princesses progressent de jour en jour, elles sont concentrées et sérieuses, même dans les coulisses l’organisation s’améliore nettement, nous prenons vraiment du plaisir ce matin. À la fin du spectacle, les éducateurs chargent les plus grands de nous accompagner jusqu’au véhicule, ils nous aident à porter notre matériel, nous restons un moment à discuter avec eux, puis nous reprenons la route.

Pas d’autre représentation prévue aujourd’hui, nous rentrons à la parcelle. En plus de toutes les activités quotidiennes du centre culturel Starlette la femme, où nous vivons, (cours de français, d’anglais, micro commerce, réunions, répétitions de compagnies …), le week-end est réservé aux enfants du quartier. Lorsque nous rentrons ils sont une vingtaine sur scène, ils dansent, chantent, sous le regard protecteur de Starlette. Ils semblent ravis de notre présence, nous voici spectateurs, et pour nous c’est un beau moment de détente; les filles regardent avec attention, Reagan s’installe aux percussions, nous déjeunons sous le soleil, dans les chants des enfants. Nous lavons (enfin !) les costumes, des sceaux des mains qui frottent, de l’eau bien sale sort des premiers bains, nous tendons une grande corde, ce sera sec en un rien de temps. L’après midi va couler doucement, petit à petit, chacun rentre chez soi, sans empressement.

Dimanche est une journée particulière, nous partons pour un voyage, nous allons jouer à Kinkolé, à deux heures de route de Kinshasa. Le rendez-vous est fixé à 7 heures, nous partirons vers 9 heures… Il est judicieux d’avoir choisi le dimanche pour une telle expédition, les embouteillages sont bien moins importants et nous quittons le cœur de la ville sans grande difficulté. Nous voici lancés sur la route, après l’aéroport, ça roule bien, nous avons la sensation de partir loin, de quitter Kinshasa et d’entrer un peu dans la République Démocratique du Congo.  Ce n’est qu’une impression, agréable certes, car en réalité, nous n’allons pas si loin. Mais déjà nous apercevons le fleuve, le vent circule dans le bus, Papa Jeannot allume la musique, l’excursion a un air de départ en vacances…

Après deux heures de route, nous traversons le cimetière de Kinkolé, immense étendue de sable, de pierres, de croix plantées dans tous les sens, au bout de la route, dans un semblant de désert, quatre bâtisses en ciment, c’est l’orphelinat où nous venons jouer. C’est un endroit très calme, isolé, où les enfants vivent en famille d’accueil. Chaque maison, il y en a quatre, est une famille où les parents élèvent  leurs propres enfants et entre 12 et 15 enfants adoptés. Il y a des petits, des plus grands, des filles et des garçons, une cinquantaine en tout. Ils s’installent sous l’arbre, d’abord pour l’office dominical puis pour le spectacle. Nous allons jouer sous un soleil de plomb, dans les coulisses, l’eau coule à flots dans les gorges et sur les têtes, nous restons prudents car la journée ne fait que commencer , il faut tenir.

Cette fois, l’espace est immense, nous sommes minuscules au milieu de la grande étendue de sable et de nature, c’est assez surprenant, presque surréaliste de jouer ainsi, nous arrivons à capter l’attention des enfants et des adultes. La scène de l’arrivée du moustique jaune fait sensation, les premiers rangs ont peur, nous prenons des libertés et jouons davantage avec le public, proche, nous prenons plus le temps de poser les différents tableaux.

Les filles sont détendues, le public charmant, les responsables de l’orphelinat nous sont reconnaissants de ce déplacement jusqu’à eux (ils n’ont pas souvent de visites de la sorte), notre venue prend une allure officielle lorsque nous signons le livre d’or. En effet, nous sommes comme une « délégation officielle », car Papa Ambroise, membre actif du REEJER, ( Réseau des éducateurs des enfants et des jeunes de la rue) nous fait l’honneur de sa présence, nous sommes donc en partenariat Clowns sans frontières France, Clowns sans frontières RD Congo et REEJER. C’est important pour nos hôtes et la présence de Papa Ambroise est capitale pour la suite du projet, car si l’idée de poursuivre de telles actions, c’est-à-dire d’intégrer des enfants des rues à une démarche artistique semble pertinente (de plus en plus), le REEJER en sera le pilote principal, il est donc très important qu’ils puissent voir, sur le terrain, l’impact de la démarche. Nous signons le livre d’or, respirons un peu la douceur du lieu en jouant avec les enfants (pour une fois, nous ne sommes pas dans l’urgence de partir tout de suite), puis nous reprenons la route car nous sommes attendus quelques kilomètres plus loin pour une deuxième représentation.

Nous voici à l’AFD, un autre orphelinat de Kinkolé; c’est beaucoup plus petit (une cour minuscule et deux bâtisses), il y a dix enfants, des garçons surtout, qui vivent là sous le regard bienveillant de Maman  Odrade, de ses collègues et des gens du voisinage. C’est une initiative différente de ce que nous avons vu pour l’instant et assez singulière. Cet endroit est en grande partie une démarche personnelle de Maman  Odrade, elle n’a que très peu d’aide et se dit isolée et dans la difficulté. En effet, lorsqu’elle a recueilli ces enfants, ils étaient petits, les frais de nourriture étaient raisonnables et elle s’en sortait grâce à l’article 15 (l’article 15 est une rhétorique au Congo, chaque fois qu’aucune structure, aide, possibilité n’existent et qu’il faut se débrouiller seul, « bricoler  avec les difficultés », les congolais disent « article 15 », « débrouillez vous », c’est faire le constat avec humour que  justement, dans bien des cas, aucun article n’existe ….).

Son mari était pécheur, et cela avait son utilité, aujourd’hui il est malade et ne peut plus pêcher; les enfants ont grandi, ils ont besoin d’une alimentation plus complète, et Maman Odrade arrive  difficilement à joindre les deux bouts. Cependant, nous sommes accueillis avec un grand enthousiasme, les mamans sont apprêtées, les enfants installés, le voisinage prêt à trouver sa place dans la parcelle pour l’occasion. Nous réduisons de nouveau notre espace scénique, et c’est parti pour la dixième représentation. Nous avons chaud, nous sommes un peu dans un four, et nous commençons à sentir la fatigue (enchaîner deux représentations à 35 degrés Celsius est une belle expérience d’endurance …). Tout se déroule bien cependant, les moments de chant choral sont très puissants, l’écoute est solennelle  et tendre; une journaliste de la radio nationale est là, elle enregistre nos chansons en direct. Le spectacle se termine dans la sueur et le calme de Kinkolé.

Nous ne sommes pas pressés de partir et c’est tant mieux car une très belle surprise nous attend, les mamans de l’orphelinat et les voisines nous ont préparé un repas, du vin, des bières, des sucrés, des fretins (petits poissons du fleuve, de la taille des éperlans, met exceptionnel et très apprécié), sandwich aux sardines, shikuang, c’est toujours surprenant d’être accueilli avec tant de générosité là où justement l’article 15 sévit durement; l’hospitalité est une valeur fondamentale.

Nous passons un moment rare, nous parlons, nous rions, nous sommes bien contents de partager un vrai moment, l’équipe le mérite bien et nos hôtes encore plus. Nous sommes au cœur d’une reconnaissance mutuelle qui réchauffe les esprits et donnent un sens à nos engagements mutuels. Nous reprenons la route, ravis, d’autant que Pitschou nous a réservé la (rituelle) halte aux bords du fleuve, sous les paillottes, dans l’herbe et le sable, nous sommes en PAUSE, bien appréciée.

Charlène est là avec Joyce et Carmen est venue avec Dariana (elle a deux ans), il y a donc aujourd’hui deux jeunes nurses du centre, et nous avons emmené Rabbouny pour l’occasion. Tous ces jeunes gens découvrent le lieu, c’est les vacances, nous faisons tourner le manège pour eux, Dariana glisse sur le tobbogan, nous faisons un tour de pirogue et certains se baignent un long moment, c’est la fête. Maman Jolie, éducatrice de BBS est là aussi, et nous en profitons pour parler du projet, la discussion est très intéressante et nous apprenons des choses qui seront importantes pour la suite, notamment sur le vécu des filles, leurs rapports aux autres filles du centre depuis quinze jours, les choses qu’elles ne nous disent pas directement.

Dans le camion du retour, pratiquement tout le monde dort ou s’assoupit, la nuit tombe, la journée a été riche en implication et en partage, demain c’est pause…

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05 mars 2011

Carnet de route du 5 mars

Ca y est cela fait deux semaines que nous sommes ici. Ce temps précis paraît être 2 jours ou bien 2 mois c’est tout à la fois.

Comme le dit Papa Audy, l’ « équipe » est au grand complet. Elle est motivée, motivante, étonnante et surtout au bout de 13 jours, soudée. Les représentations au nombre de 10 se sont passées, bien passées dans les différents centres pour enfants des communes de Kinshasa. Nos apprenties comédiennes ont avancé, évolué, changé durant ces jours de jeux mais aussi de vies passés ensemble.

Le premier jour de création, le lundi 27 février, les clowns se réunissent pour la première fois. Les filles du centre BBS ne sont pas toutes là, l’une d’elles manque, Carmelle, un problème de deuil la retenant ailleurs. On est là, assis autour d’une table, buvant du thé, du café, mangeant des beignets ou des sandwichs à l’omelette. Chacun regarde son voisin, les grands observent les filles, les filles discutent entre elles, un peu intimidées, piquent un instrument de musique et pianotent dessus, détachées. On sent l’envie mais le courant n’est pas encore arrivé. On attend, on se sent, on se regarde et bientôt Papa Audy va nous faire monter sur scène pour commencer à travailler, à partager par le jeu, à se rencontrer par ce conducteur qu’est l’art entre personnes de différentes cultures.

Je me rappelle de l’arrivée des filles.

Charlène, tressée à base de perles et de fils de laines. Un visage dur, soutenant, touchant. A ses côtés une autre jeune fille, employée comme nounou pour l’occasion, portant dans ses bras Joyce, bébé de 4 mois, fille de Charlène. Si jeune fille déjà maman. On sent dans le visage de Charlène, une détermination, une force de leader, une jeune fille voulant faire et être avec les autres. Discrète (au début), peu bavarde (au départ) et attentive à chaque geste des personnes présentes.

Bebita, quant à elle, visage très fermé, interrogative, renfermé sur elle-même et tourné vers les gens qu’elle connaît. A l’écoute de Reagan et se concentrant sur les instruments de musique que celui-ci avait emmené. Elle ne regarde pas vraiment, n’écoute pas vraiment (Bebita est originaire d’Angola, elle parle le lingala mais très peu le français). Mais on sent qu’elle s’interroge, qu’elle se pose des questions, qu’elle est curieuse de ce qui va se passer. Elle n’a pas de coiffure contrairement aux autres filles, est venue avec un pagne et ne sait pas trop comment se tenir. On commence par lui acheter un pantalon pour travailler et la première séance de travail peut démarrer!!!

Cette séance commence par un cercle où l’on chante et danse, pour se réunir, se chauffer les voix, les corps et pour se regarder. Le travail se poursuit avec la présentation de ce que les filles ont appris pendant les ateliers de danse et de musique avec Reagan. Elles sont toutes les deux sur scène avec Widjo, elles se lâchent, ne voient pas les gens qui les regardent, n’en sont du moins pas dérangées. Elles sont en confiance, en repère avec Reagan et Sidi, chefs d’orchestre de ce temps de travail.

Puis pour ne pas les laisser travailler « seules », les artistes s’y mettent. Un travail de chœur commence pour lancer la trame du spectacle et…ça y est les première journée est bien entamée. Le contact a été établi maintenant à nous tous de maintenir ce courant.

Deuxième jour, nous rencontrons Carmelle, la merveilleuse!

Très différente, unique comme les deux autres. Plus expressive, plus femme, plus expansive, un visage, une voix, un corps. Carmelle n’a pas assisté au premier jour de travail, elle arrive et se met à l’ouvrage. On sent en elle plus de libertés, de recul quant à sa situation. Elle est dure aussi, ne se laisse pas faire, parle fort. Elle suit le travail, s’investit dès les premiers pas.

Toutes aiment être sur scène et ça se sent! La semaine avec tout le groupe a commencé donc il n’y a plus qu’à!

Les jours s’enchaînent, placé sous le signe du jeu, du rire, de la découverte et surtout des idées. Il nous reste cinq jours pour monter un spectacle dont un jour sera réservé à la construction. Les filles changent, s’adaptent, arrivent tous les jours de mieux en mieux coiffées, habillées, pressées... de jouer! Elles arrivent tôt pour déjeuner avec nous, il n’est pas 8h30 et pourtant on voit le portail s’ouvrir. Et les filles surgissent, souriantes avec énergie. Elles sont dures, oui certes mais fortes et avides d’apprendre, de se laisser aller au jeu, à la vie.

Les six jours de création ont eu lieu avec des hauts et des bas, des retards, des tensions mais surtout un réel moment de partage et de découverte de l’autre, pour ce qu’il est. Les filles sont un vrai moteur pour la bonne marche de ce quotidien, un besoin pour l’avancement de ce spectacle et surtout de ce projet, de cette mission clown 2011. Elles sont au cœur de nos préoccupations, de nos décisions quotidiennes et elles y participent dans ce qu’elles expriment. Cet apprentissage les transforme, elles restent elles-mêmes mais elles grandissent, avancent, changent leur façon de voir et de penser  les choses, à petite et grande échelle. La route est encore longue mais les chemins sont bons!!!

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28 février 2011

Carnet de route - lundi 28 février

Ca y est le compte à rebours est lancé. Les représentations ont commencé. Première au centre de BBS ce lundi matin 10h00. Ca s’est bien passé, les filles ont assuré face au public qu’elle connaît très bien.

Le spectacle s’est déroulé sans embûche et tout le monde, acteurs et public étaient contents. Je vous en dis plus après la représentation de ce soir et après discussion avec les clowns.

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Le spectacle....

Le moustique jaune

Chapitre I

L’histoire commence en musique, dans un village, « quelque part » en République démocratique du Congo. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, balayer le sol, piler le maïs, laver le linge, préparer le fufu, au rythme des tam tam.
Soudain, tout s’arrête pour faire place au conteur et à l’histoire « annoncée ».
En effet, ce jour là n’est pas tout à fait comme les autres; Maman Adèle est grosse et elle va accoucher d’un instant à l’autre. Elle arrive au milieu des villageois, elle est énorme et elle a bien du mal à marcher.
Tout le monde l’encourage en chantant:
OYA YE OLE LE BEBE A BOTAMA ! POUSSA POUSSA ……

Cachée derrière un grand drap , elle donne naissance à son enfant dont nous entendons maintenant les premiers cris.
Le village est en émoi, impatient de découvrir l’enfant de Maman Adèle.
Mais lorsque le drap se retire pour dévoiler le bébé, chacun est saisi de panique et fuit en criant, car oh surprise, à la place du beau bébé que tout le monde attendait, il y a là, une créature jaune, un peu inquiétante qui ne ressemble en tout cas ni à Maman Adèle, ni à aucun villageois, ni à rien que nous connaissons.
Tout le monde s’écarte.
La créature jaune tente de s’approcher, mais les villageois reculent, apeurés.
Ils se mettent à discuter, s’interrogent sur cette créature inconnue et si différente: que faut-il faire ? Qui est elle ? Comment réagir ?

Alerté par le brouhaha, le Moconzi, le chef du village, accoure et après avoir ordonné aux villageois de se taire, il découvre avec stupeur la situation. Cette créature est vraiment étrange, même le chef du village recule à sa vue, et les villageois ne parviennent pas à se calmer, malgré les vives recommandations du chef.
Ce dernier demande alors à Maman Adèle de prendre la parole, elle pleure beaucoup et explique que même si elle l’a porté pendant neuf mois, cet enfant ne peut pas être le sien, car il ne lui ressemble pas et il ne ressemble pas non plus à ses autres enfants.
Les villageois la soutiennent et insistent vivement auprès du chef pour que la créature jaune s’en aille loin.
« AKENDE AKENDE ! QU’IL S’EN AILLE!!! »

Le chef finit par accepter la volonté de ses protégés, il s’adresse à l’enfant jaune et lui ordonne de partir.
Seul et triste, ce dernier se met en marche lentement en chantant:
« PAPA NA MAMA BABENGA NINGAY IO , PAPA ET MAMAN M4ONT REJETE … »
Il s’en va vers la brousse où l’attendent de nouvelles aventures et de nouvelles rencontres.

Chapitre II

Nous sommes au cœur de la forêt congolaise, il fait sombre et il fait chaud;
Comme chaque matin, l’éléphant se réveille et sort de chez lui, pour aller boire et manger.
Il avance d’un pas lourd et fier. L’enfant jaune l’aperçoit au loin et s’approche pour lui raconter son histoire et demander de l’aide. Il hésite un peu, l’éléphant est beaucoup plus gros que lui, puis finalement il l’aborde en lui tapotant le dos.
L’éléphant d’abord sursaute, puis très vite, se met dans une grande colère, car il est bien connu que le moustique est l’ennemi numéro un du gros animal.
L’éléphant tape le sol avec sa grosse patte et remue sa trompe dans tous les sens; l’enfant fait quelques pas en arrière, ne comprenant pas ce qui se passe, mais cela n’arrête pas l’éléphant qui maintenant lui fonce dessus;
Alors qu’il va l’écraser, le crocodile arrive et stoppe net l’éléphant qui s’écarte un peu sans être calmé pour autant.
Le crocodile demande à l’enfant jaune ce qu’il fait là, tout seul au milieu de la brousse.
L’enfant explique qu’il a été chassé de sa famille et de son village, qu’il est seul, perdu et qu’il a le ventre vide.
Le crocodile l’écoute calmement mais l’éléphant secoue la tête de droite à gauche, pour signifier son désaccord.
L’enfant pleure et tend les bras vers les deux animaux, mais l’éléphant reste déterminé, il ne veut pas de lui ici, il faut qu’il parte au plus vite.
Le crocodile dit alors à l’enfant de faire demi tour, car il n’y a pas de place pour lui ici, il lui recommande cependant d’aller vers la grande ville, et lui montre la direction à prendre. L’enfant jaune obéit et reprend son chemin.


Chapitre III

L’échangeur de Kinshasa, au cœur de la capitale.
L’agitation est à son comble, l’agent de la circulation tente de mettre de l’ordre au carrefour, mais en vain. Il y a beaucoup de monde et des mouvements dans tous les sens. Les vendeurs d’eau, de pain, de papiers mouchoirs, les cireurs de chaussures, les manucures s’agitent de droite à gauche; les chauffeurs de taxi crient au milieu de l‘embouteillage. Les gens tentent de se frayer un passage, de traverser la rue, de prendre un transport, de vendre des marchandises.
Il y a des cris, des disputes et des accidents. Un taxi freine brutalement, les passagers perdent l’équilibre, le policier les arrêtent, il refuse de les laisser passer, puis finalement tout s’arrange et reprend son cours habituel , sous la chaleur, dans le bruit de la ville.

Au milieu de la rue, l’enfant jaune marche, il ne sait pas vraiment où il se trouve, il regarde un peu partout et ne comprend pas grand-chose. Cet endroit lui est inconnu, il erre au milieu du bazar ambiant sans trop savoir où aller.
Personne ne s’arrête sur son passage, personne ne semble le remarquer.
Epuisé par tant de mouvements, affamé et las de marcher depuis tant de temps, il finit pas s’assoir sur le bord de la route, il n’a plus de force.

Non loin de lui, trois femmes se disputent très fort, un homme essaie d’intervenir et de les séparer. Il est difficile de comprendre ce qui leur arrive car elles hurlent toutes les trois en même temps.
Un musicien s’apercevant de la scène branche sa guitare, et accompagné de ses camarades, il va tenter de les calmer en composant une douce mélodie.
« MILLE ANS COMME UN JOUR /
UN JOUR COMME MILLE ANS /
LA PERSEVERANCE
C’EST L’ASSURANCE /
DE LA VICTOIRE »

Dès les premières notes, tout ce petit monde agité se tait, écoute et se met à chanter, tout près de l’enfant jaune, qui semble enfin s’endormir.
C’est alors que trois jeunes gens arrivent d’un pas décidé, occupés par leur conversation.
Subitement, ils découvrent l’enfant jaune, et de façon brutale, ils s’approchent de lui et l’interpellent.
Qui es-tu petit ?
Parles !
Tu dois nous dire qui tu es !
Tu ne peux pas rester ici, ! C’est notre territoire!

Ils attrapent l’enfant et le déplacent un peu plus loin, l’enfant a peur et il gémit: « laissez moi, je n’ai rien fait, laissez moi s’il vous plaît ».
L’un des trois décide alors de calmer ses deux compères et de reposer l’enfant par terre; il y a peut-être un arrangement possible.
Seulement, nous sommes dans la rue, et la rue a des lois impitoyables. L’enfant jaune peut rester dans cet endroit, et même y dormir, mais il doit d’abord passer une épreuve, une séance d’initiation, en quelques sortes.
Les trois compères se mettent en ligne, ils exigent que l’enfant jaune s’agenouille et marche devant eux, c’est une forme de cérémonie. Ils exécutent un salut militaire et l’enfant jaune avance difficilement, à genoux, il passe devant chacun d’entre eux, sans tomber.
Ainsi, il pourra rester là pour dormir, et pour la première fois depuis longtemps, ce soir, il ne sera pas seul.

Chapitre IV

La ville se calme. Les trois compères et l’enfant dorment désormais.
L’enfant jaune est recroquevillé, la tête sur son tee-shirt, il rêve et son rêve est une chanson.

« DONNEZ MOI UN NOM /
DONNEZ MOI UN PAYS /
JE VOUDRAIS SAVOIR /
D’OU JE VIENS QUI JE SUIS /
JE SUIS UN ENFANT DE LA GUERRE /
JE SUIS UN ENFANT DE LA RUE /
JE VIENS DE VIVRE DE MISERES /
JE VEUX ETRE RECONNU »

Mais tout le monde ne dort pas et les clowns, cachés un peu plus loin suivent la scène et entendent le souhait de l’enfant jaune.
Le premier clown s’avance avec des pinceaux dans les mains; avec l’un d’eux, il chatouille les pieds de l’enfant qui se réveille d’un coup.
Le clown le prend par la main, l’aide à se relever et comme pour le rassurer et lui dire qu’il ne lui veut pas de mal, il se met à jongler. L’enfant se réveille doucement et sourit.
Le clown tend les pinceaux à l’enfant et l’invite à faire pareil, l’enfant les prend, les jette en l’air, mais ça ne marche pas et les trois pinceaux tombent par terre. Le clown rit, et chuchote un secret à l’oreille de l’enfant. Quelques secondes après, l’enfant est monté sur les épaules du clown et rigole.
Il ramasse les pinceaux par terre et demande au clown de jongler de nouveau, le clown obéit pour le plaisir de l’enfant.
C’est à cet instant qu’un deuxième clown arrive, muni d’un beau nez rouge, il appelle l’enfant, lui confie de nouveau un secret et lui pose à son tour un nez rouge sur le visage. L’enfant s’avance vers le premier clown, et par surprise lui tapote le dos, le clown sursaute et crie, l’enfant et son complice rient aux éclats. Les clowns aiment se faire ce genre de blagues entre eux, l’enfant l’a compris et le jeu dure ainsi quelques minutes, jusqu’à l’arrivée du troisième clown.
Il a entre les mains une drôle de marionnette, elle danse doucement et s’approche de l’enfant.
Ce dernier regarde le clown, puis prend dans ses mains la marionnette, les clowns musiciens se mettent à jouer pour l’accompagner, l’enfant danse avec la marionnette sous le regard protecteur de tous les clowns rassemblés autour de lui.
Ils font ensemble une joyeuse ronde, l’enfant n’a plus peur désormais et il a retrouvé quelque chose d’essentiel: son sourire.

Chapitre V

Sur le plateau de télévision l’ambiance est à son comble, une musique rythmée accompagne les trois présentateurs de l’émission, ambianceurs professionnels ils chauffent la salle en dansant.
C’est une soirée bien spéciale car ce soir, le public va découvrir les trois nouvelles stars de Kinshasa, les trois princesses de la scène kinoise.
Les présentateurs appellent d’abord Carmen, le public l’acclame, elle entre dans son magnifique costume de paillettes et danse pour le plus grand plaisir de tous.
Vient ensuite le tour de Charlène la merveilleuse, le public tape dans ses mains de plus belle, son entrée chauffe la salle, elle secoue son corps au rythme des percussions.
Puis c’est le moment tant attendu de tous, toute la salle est en alerte, car voici maintenant que les présentateurs annoncent la venue exceptionnelle, après avoir fait le tour du monde, de …….
BEBITA LE MOUSTIQUE JAUNE DE KINSHASA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!



Elle entre, toute la salle, les musiciens, les présentateurs lui font une ovation bien méritée, elle danse d’abord seule puis avec ses deux complices, les trois princesses sont splendides, elles brillent sous les feux de la rampe.
Pour saluer leur talent, tout le monde se met à danser et l’émission se termine dans une ambiance chaleureuse, drôle et remplie d’espérance.

Durant toute cette histoire, l’enfant jaune a traversé bien des épreuves, des moments de solitudes et de tristesse, mais il a aussi appris beaucoup de choses et il a croisé sur son chemin des personnes qui ont su l’entendre et l’accompagner.
Il arrive parfois que les rêves se réalisent.


Dalila.


Voici l’histoire que nous allons désormais raconter aux enfants à travers le spectacle.

Distribution:
Mise en scène: Papa Audy assisté de tous
Clowns sans frontières RD Congo: Reagan, Widjo, Adolphine, Sidi
Clowns sans frontières France: Vincent, Dalila
Les trois princesses: Carmen, Charlène, Bébita
Logistique : Hélène et Pitschou

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27 février 2011

Carnet de route - dimanche 27 février

Premier jour de repos. Petit bilan de cette semaine de création.

Après avoir travaillé de 9h00 à 17h00 tous les jours de la semaine, les artistes clowns peuvent être fiers d’eux. Chacun a trouvé sa place et chaque rôle donne un spectacle drôle, clownesque et émouvant.

Le spectacle est la finalité de cette semaine. Il est prêt. Mais c’est aussi un groupe qui s’est formé durant cette semaine. Un groupe de plus ou moins grands, français ou congolais mais tous réunis pour la meme envie, jouer pour les enfants des rues. Au cours de ses répétitions, repas, goûters passés ensemble une veritable rencontre s’est produite pour mener à bien une aventure humaine et artistique.

Le programme des deux semaines à venir est quasi bouclé en voici un petit apercu.

Clowns Sans Frontières RDC / France
Kinshasa - février 2011
               
               

samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22 mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25
AM Voyage   Repetitions Repetitions Course Repetitions Repetitions
PM Voyage Brieffing CSF
- bilan des ateliers
- idées pour le spectacle
Repetitions
Repetitions Construction Repetitions Repetitions
  samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 1 mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4
AM Reperage Mont ngafula (H et P) Pause(Reperage Helene et Pitshou) BBS (10h) PEKABO (12h) POPOKABAKA (11h)   ORPER NYANGARA
PM Repetition generale Pause (discusion) POPOKABAKA (18h) IREBU (18h) HOPE INTERNATIONAL (16h) C H de Kimbondo (15h) ORPER SUZANA (18h)
  samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8 mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11
AM CHERO (10h) AESD(10h) Pause BBS(10h) ANUARITE (14h30) VILLAGE BONDEKO SEMBOLA (11h)  
PM     Pause       Soirée amicale chez Starlette (18h)
               

LN

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Nouveau programme CSF RDC / CSF France

Les envies des Clowns sans Frontières-RDC se manifestent, leurs cœurs se tourmentent à retrouver le monde de plus démunis, clowns sans frontières-RDC se lancer dans une optique dans le cadre de ses projets avec les enfants de la rue, en mettant les enfants en avant plan c’est alors que du point de vue de la réalisation nous restons toujours dans la perspective de mettre en exergue les marionnettes, la danse, le théâtre et la musique.

Un marionnettiste, musicien et metteur en scène se sont rendu aux différents centres pour pouvoir initier les enfants dans la fabrication de marionnette à partir des objets de récupération et aussi des instruments de la musique qui pourra produire le son agréable qui peux être utile dans le spectacle.

Des ateliers qui nous ont permis de sélectionner 4 filles de la rue qui participent à la création dont l’objectif est d’aboutir a un spectacle de « comédie musicale » qui fera une tournée dans des centres qui accueillent les enfants de la rue ensemble avec les artistes franco-congolais.

Au cours de 6 jours, 12 artistes dont 4 artistes congolais, 4 enfants de la rue et 3 artistes français ont créée un spectacle qui fera l’objet d’une large diffusion, une comédie musicale qui apportera un moment de détente à nos cibles.

La fabrication des marionnettes ou autres objets du spectacle ont été fabriqués au fur à mesure les besoins se manifestait pendant la création.

A la rencontre du grand public, au jour d’aujourd’hui ses enfants sont traités de tous le maux possibles que nous connaissons très bien, voleurs, sorciers et que sais je encore, voilà pourquoi pour accorder de la parole a ses enfants clowns sans frontières RDC avec la collaboration de CSF-France met en avant plan ces enfants pour montrer une autre facettes contraire a ce que les gens penses d’eux, a travers ce spectacle il seront accompagnés  par des artistes professionnels composés des artistes franco-congolais.

Ce spectacle s’adressera à la fois aux enfants de la rue et aux personnes qui les ont toujours maltraités.

 

Pitshou tshiovo

Coordonnateur CSF-RDC

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24 février 2011

Carnet de route - Jeudi 24 février

Sixième jour que nous sommes ici. Quatrième jour que les clowns travaillent sans relâche. Idée par idée, image par image, carton sur mousse, mousse sur bouteille et ça coupe, découpe, cutterise plastique et tissu pour former un décor, un espace, un ensemble. Le spectacle avance à grand pas. Les comédiennes en herbe et les clowns sont souriants, créatifs, et inventifs. Leur énergie mise au service de la scène nous transporte dans l’univers du moustique jaune.

Les marionnettes sont pratiquement terminées, les décors restent à fignoler et Papa Audy, comme il le dit, continue de mettre en scène et de créer.

Pischtou et moi, logisticiens, flashons les répétitions, préparons le terrain pour les représentations mais oh! Manque de pot, plus de batterie. Ni lui, ni moi n’avons plus d’énergie dans nos deux téléphones et nos 2 appareils-photos. C’est bien pour des logisticiens. Recharger!?! Oui quand l’élèctricité aura décidé de revenir.

LN

Bien sûr, depuis Deux semaines, elle n’est là qu’après 20h00 et il paraît que le 25 tout ira mieux, à la normale, espérons! Sinon je prends d’autres dispositions.

Starlette, la femme, maîtresse des lieux.

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17 novembre 2009

Des nouvelles de CSF R.D. Congo

Ce sont quatre comédiens et marionnettistes français qui ont rejoint un important groupe d'homologues kinois pour trois semaines de travail autour de la construction de marionnettes et des interventions dans les centres d'accueils pour enfants en difficulté. Un temps fort en ouverture du programme 2010 de Clowns Sans Frontières R.D. Congo (que nous vous avions décrit dans ces colonnes).

Cette fois-ci, l'ensemble du projet est piloté par l'équipe de coordination congolaise.

Un premier compte rendu est consultable ici

Bientôt la suite....

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15 septembre 2009

Soirée de soutien à CSF France à Paris - Grand Rex

Le 8 novembre, nous organisons une soirée de soutien pour financer les différents programmes avec les enfants vivants dans les rues.

Plus d'infos : www.clowns-sans-frontieres-france.org

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir

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07 août 2009

Des projets sur le papier

Le dossier général de présentation de Clowns Sans Frontières R.D. Congo et de ses projets est disponible. On l'a fini aujourd'hui. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur lien dans la catégorie projet 2009/2010, dans la colonne de droite de ce blog. C'est un dossier générique survolant les projets. La prochaine étape en concertation avec nos partenaires de terrain, sera de préciser aussi bien les objectifs que le déroulement.

A ce stade, il semble probable que CSF RDCongo travaillera avec :
- Save the Children
- Médecins du Monde
- AfriCare
- ORPER
- Chéro
- OSEPER
- Croix Rouge Belgique-RDC

Tous se sont montré intéressés par le projet et sont prêt à s'y investir soit en partenaires de terrain pour les interventions, soit en conseil et aide au montage de projet soit financièrement. Il reste beaucoup de travail pour rendre tout cela opérationnel mais la machine est lancée....

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05 août 2009

Clowns Sans Frontières RD Congo, la tête pleine de projets

Trois jours de travail intensif, de rendez-vous dans tous les coins et le projet 2010 de nos amis congolais se formalise. De l'envie né l'idée, mais le chemin reste long juqu'au financeur occidental...

A ce jour, deux axes de travail :

- Les "enfants de la  rue"
- Les enfants hospitalisés

Nous nous focalisons sur ces deux jusqu'à demain pour leur donner du contenu convaincant, les affubler des budgets qui vont bien et les plannifier. A ce jour, des organisations comme AfriCare, Médecin du Monde, UNICEF, Reejer, Clowns à l'hôpital au Danemark et peut-être La Coopération Technique Belge ou Save The Children pourraient être les partenaires financiers.

Tout cela est ambitieux car le propos est d'établir une présence règulière sur une année entière. Nous n'avons jusqu'alors pu être présent auprés des gamins que sur deux mois et demi au maximum. une continuité indispensable à l'efficacité des programmes...

En outre, il nous reste à mettre en place la nature des échanges CSF RDCongo/CSF France en 2010, discuter de la soirée de soutien du 5 décembre 2009 au Centre Culturel Français de La Gombé (qui pourrait financer une partie des programmes), régler les montages administratifs et le tout avant samedi. On ne va pas chômer....

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Donc, pour commencer, voici les fiches techniques synthétiques des deux principaux programmes que porteront les Clowns kinois en 2010 :

Projet "Enfants de la rue"

Kinshasa (Nov. 2009 – Nov. 2010)

Expérience de Clowns Sans Frontières auprès des « enfants de la rue » à Kinshasa depuis 2006 :
La mise en place de ce projet s’est effectuée de manière progressive en quatre étapes :
- repérage et rencontre des acteurs de terrain (nov. 06)
- première session de travail franco-congolaise avec présentation de spectacle  (mars 07)
- seconde session de travail centrée autour des « enfants de la rue » avec mise en place d’ateliers, tournées avec les centres mobiles et présentation de spectacles par des équipes franco congolaises. Plus de 100 interventions ont été effectuées en 3 mois (déc. 07 - mars 08)
- troisième session de travail entre artistes français et congolais visant à construire une présence permanente des intervenants de CSF-RDC auprès des enfants (juillet et novembre 2008)

Objectif principal

- contribuer à la réinsertion sociale des « enfants de la rue »

Il se décline en plusieurs sous objectifs :
- Mettre la créativité et l’imaginaire de l’enfant au service du jeu
- Acquérir des techniques artistiques porteuses de valeurs collectives (esprit d’équipe, solidarité, écoute, confiance dans l’autre, respect de l’autre, …) et de valeurs individuelles (estime de soi, confiance en soi, rigueur, concentration,..)
- valoriser auprès de la société la situation de « l’enfant de la rue »
- renforcer les liens entre les enfants de la rue et les éducateurs sociaux

Bénéficiaires
- enfants bénéficiaires directs (participants réguliers aux activités)
- enfants bénéficiaires indirects (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF - RDC)
- éducateurs et personnels de santé répartis sur 5 centres d’accueil ouverts ou non et 4 centres mobiles.
 - personnes de la population (assistant à une ou plusieurs représentations des enfants ou de CSF – RDC)

Activités
Afin d’atteindre les objectifs spécifiques du projet plusieurs activités seront développées. Elles n’ont de sens que si elles sont organisées en partenariat avec des associations qui prennent en charge  les enfants, et s’appuie sur le travail des éducateurs sociaux et du personnel sanitaire. CSF-RD Congo s’inscrit dans le cadre de cette prise en charge globale. 
- création et présentation de spectacles des artistes de Clowns Sans Frontières - RD Congo auprès des enfants au cours du suivi de maraudes et dans les centres ouverts et fermés.)
- ateliers réguliers d’initiation aux pratiques artistiques pour les enfants (théâtre, musique, danse, marionnette, acrobatie, jongle, clown, conte)
- création et présentation de spectacles par les enfants et pour les enfants.
- organisation d’une journée de présentation des spectacles des enfants pour la population.
- Mise en place d’un groupe élargi de transmission d’expérience regroupant les éducateurs des centres non présents dans le projet

Résultats attendus

- les liens entre les éducateurs et les enfants sont renforcées
- les enfants sont sensibilisés aux pratiques et ont acquis des techniques artistiques
- les enfants présentent des spectacles aux autres enfants
- les enfants présentent des spectacles à la population
 
Evaluation

Quantitative :
- Mesure de l’assiduité des enfants aux activités
- Respect du nombre et de la fréquence des interventions prévues
- Mesure du nombre d’enfants touchés directement et évaluation du nombre d’enfants touchés indirectement
- Mesure du nombre d’enfants rencontrés avec les centres mobiles et assistant aux activités dans les centres ouverts

Qualitative :
- Mise en place d’un groupe d’évaluation et de réajustement permanent incluant des éducateurs de chaque centre et les porteurs de projet de CSF – RDC
- Mise en place d’un groupe d’évaluation final en vue de mesurer l’impact des activités sur le comportement des enfants et sur leur entourage
- Mise en place d’un groupe permanent d’artistes référents pédagogiques visant à évaluer les apports en techniques du spectacle
- Recueil d’impression auprès de la population témoin du projet (support vidéo)

Partenaires

Reejer, les centres d’encadrements pour enfants de la rue : AED PEKABO, ORPER (centres IREBU et POPOKABAKA), OSEPER et CHERO, Clowns sans Frontières France


Projet enfants à l’hôpital

Kinshasa (Oct. 2009 – avril 2010)

Expérience de Clowns Sans Frontières auprès des enfants à l’hôpital

- mai 2008, Clowns Sans Frontières RD Congo met en place un partenariat avec la Croix Rouge de Belgique afin de réaliser des interventions artistiques à l’hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe.
- décembre 2008, 5 artistes de Clowns Sans Frontières RD Congo rencontrent plusieurs clowns de l’association Rires Médecins à Paris afin de mieux comprendre comment cette organisation  travaille dans les hôpitaux en France.
- mai 2009, Clowns Sans Frontières RD Congo accueille Berit Austeen, clowns dans les hôpitaux au Danemark, et organise 4 interventions dans 4 hôpitaux de Kinshasa

Objectifs

- constituer une équipe autonome et opérationnelle d’artistes en mesure d’intervenir dans le milieu hospitalier pédiatrique de Kinshasa
- accompagner psychologiquement l’enfant au cours de son hospitalisation
- soutenir le travail du personnel soignant

Bénéficiaires

- enfants en hospitalisation long séjour, bénéficiaires directs réguliers
- enfants en consultation ou en cours séjours, bénéficiaires directs ponctuels
- parents accompagnant les enfants, bénéficiaires indirects

Activités

- formation des artistes aux modes d’interventions des clowns dans les hôpitaux, par des intervenants expérimentés (artistes et personnels soignants),
- interventions régulières dans les chambres des hôpitaux intégrant différentes disciplines (chant, manipulation de marionnettes, conte, clowns)
- interventions ponctuelles dans les salles d’attente

Résultats attendus

- renforcement des compétences des artistes dans la compréhension de la situation des enfants, tant psychologique que médicale
- les enfants surmontent plus facilement leur hospitalisation
- une activité régulière est en place dans les hôpitaux partenaires
- une meilleure connaissance et un lien de confiance est établi entre artistes et personnels hospitaliers

Evaluation

Quantitative :
- Respect du nombre et de la fréquence des interventions prévues
- Mesure du nombre d’enfants touchés directement

Qualitative :
- Mise en place d’un groupe permanent d’évaluation et de réorientation intégrant des représentants du personnel médical de chaque hôpital et les porteurs de projets de CSF – RDC.
- Mise en place d’un groupe permanent d’artistes référents proposant de nouvelles formes d’intervention pour se rapprocher des observations du groupe d’évaluation
- Mise en place d’un groupe d’évaluation final en vue de mesurer l’impact des activités sur le comportement des enfants
- Recueil d’impressions auprès des parents des enfants hospitalisés (support vidéo)

Partenaires
Hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe, Cliniques Universitaires de Kinshasa, Hôpital Général de Kinshasa, Clowns des hôpitaux du Danemark, Clowns sans Frontières France

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02 août 2009

Kinshasa, cru 2009

Un an et demi sans fouler le sol congolais, les rues poussiéreuses de Kinshasa et l'air chargé de particules lourdes. A première vue, aucun changement bouleversant, feux rouges en carafe, routes défoncées, conduite sans foi ni loi. Les cinq grands projets du président (éducation, réseau sanitaire, eau potable, électricité et celui que j'ai oublié) se font timidement connaître. Quelques tranchées béantes et autres tas de pierres ajoutent au chaos des trottoirs de poussière en ce doux hiver équatorial aussi sec que notre canicule méditerranéenne.

Quelle immense avancée que cet accord RDC-Chine de (re ?)construction des infrastructures de Kinshasa. La Chine prête les milliards sous condition qu'ils soient réinvestis dans ses entreprises pour la réalisation des travaux. Une sorte d'aller-retour de sommes vertigineuses que la RDC conservera en dettes et en équipements rapidement inefficients faute d'un budget d'état en permettant la maintenance et le fonctionnement. Le tout avec le soutien bienveillant de la Banque Mondiale. Une nouvelle dette colossale qui constitue un merveilleux levier pour obtenir toutes les franchises d'exploitation minières à très bon prix et pour de nombreuses années. Le vent du développement ne cesse de souffler en Chine. Ils auraient tort de s'en priver. Des méthodes qui ont si bien fonctionné pendant des décennies pour la vieille Europe et la nouvelle Amérique ne peuvent que sourire à la Chine 2.0.Si l'homme d'Afrique a raté une marche de l'histoire, c'est juste qu'on ne lui a pas laissé la possibilité de construire l'escalier.

Ces considérations mises à part, la vie kinoise suit son cours. Une ville effervescente en ce mois de vacances qui voit fleurir les kermesses. Ces villages de paillotes en carton et bois occupent les moindres espaces. Primus et Skol y coulent à flot toute la nuit. Les jeunes kinois rivalisent d'imagination dans la sape. Des dizaines d'enceintes entassées distillent différents décibels saturés dans un brouhaha inaudible.

Un plaisir de retrouver Pitschou, Romain, Jeanine, Kennedy et de rencontrer Christian Bénat. Reste quand même une drôle d'impression de ne rester que 7 jours et de ne pas aller sur le terrain. Mais bon, le projet prime. Les gamins des rues ne me reconnaissent plus quand on les croise dans le quartier de nos interventions passées, c'est vexant mais c'est normal. En deux ans, ça grandit un enfant. Tout est à refaire ou presque. D'où l'importance d'une présence permanente que seul nos amis kinois peuvent réaliser.
On se met au travail. Bientôt des nouvelles du projet.

Jordi

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31 juillet 2009

Nouvelle étape du programme commun franco-congolais

Quelques mois de silence pour Clowns Sans Frontières France sur le programme de Kinshasa, mais un projet qui suit sa route emmené par la jeune équipe congolaise de CSF RDC. D’ateliers dans les centres en interventions dans les hôpitaux, ils développent leur aventure, se font connaître et imaginent l’avenir.

Du 1er au 8 août va s’opérer la sixième rencontre CSF France / CSF Congo. Celle-ci sera particulière, l’équipe française se limitera à deux chargés de projet (Sébastien & moi). Côté Congolais, comme côté français, pas de travail artistique cette fois-ci mais de la réflexion sur les orientations futures, sur les partenariats franco-congolais à inventer, sur les publics et puis la rédaction de dossiers de financements « à l’occidentale » pour solliciter de nouvelles formes de financements. Un temps pour écouter tout le monde et mettre en commun les attentes, les envies et les idées.

On prend l'avion demain matin. Très bientôt, un premier compte rendu de ces travaux.

Jordi

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12 novembre 2008

Entre Clowns....

Voila maintenant une semaine que nous sommes a Kinshasa, on retrouve les mêmes endroits, les habitudes avec un nouveau projet, celui d'intervenir pour les enfants à l'hôpital, malheureusement, tous les hôpitaux sont en grêve avec un syndicalisme très fort digne de ... trop rien en fait, puisque l'accès est interdit a tous, si on a tout bien compris, même aux malades. Il a fallu donc réorienter le projet et nous avons décider de retourner voir les enfants des rues, dans les centres, il n'est pas possible de suivre les strcutures mobiles pour les tournées de nuits, pas possible d'avoir des autorisations en ce moment, les attroupements ne sont pas les bienvenues... enfin, la générale aura quand m^me lieu demain, dans le quartier où nous habitons ( on peut dire que ça devient une tradition...)...et nous visiterons ensuite tous les centres... retour à Pekabo, Popo, Irebu, ...

On profite aussi et surtout  de ce temps pour imaginer, planifier, partager les projets que nous pourrions développer avec les clowns RDC, les idées et les envies sont nombreuses et on travaille dessus... ils souhaitent continuer a travailler avec les enfants des rues et dans les hôpitaux, ils ont aussi une très grande envie d'aller vers les populations réfugiés a l'Est....

Voila, on a retrouvé une équipe d'artistes motivée, qui a l'envie de faire et d'échanger, alors nous imaginons la suite et esperons que les MCT ( Maladies Culturellement Transmissibles - un concept imaginé par Monsieur Fabrice Nabet... ) vont profiter de la saison des pluies pour se propager...

Olivia

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04 novembre 2008

Bonjour - M'Boté

Après une longue coupure d'electricité de juillet à Novembre, le courant étant maintenant retabli, nous revenons a Kinshasa avec encore des envies, des questions, des possibles. 18 jours d'échanges et de création, on va faire encore mieux, on va essayer quoi ! a bientôt sur le blog.

Fabrice Nabet

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29 juillet 2008

Le mois du Clowns

Le mois du Clowns à Kinshasa, Le mois du Clowns à Kinshasa c'est quoi ?

Le mois du Clowns ce sont 24 artistes kinois qui se sont réunis pour participer à la création d'un spectacle et à la mise en place d'ateliers dans des centres pour enfants des rues à Kinshasa.

Ce sont 24 artistes de toutes les disciplines artistiques du spectacle vivant: comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs, acrobates qui ont voulu s'investir au sein du projet Clowns Sans Frotnières RD Congo.

24 artistes qui ne connaissaient pas, qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble mais qui eu envie de mettre leur art au service d'un cause celle des enfants des rues de Kinshasa pour leur apporter un peu de ce qu'il savent faire, un peu de rire, de joie, de rêve, d'oubli.

Après 8 jours de répétitions, le premier spectacle a été joué sur une place de la commune de Bandal, commune de Kinshasa. La corde est posée au sol, des improvisations débutent ça et là, des regards interrogateurs précédent les questions qui commencent à fuser: c'est qui, c'est quoi ? des artistes, pour un spectacle gratuit, ah bon, c'est chouette ca commence quand? maintenant..; ets c'est parti pour une heure. La foule s'amasse l'étonnement, laisse place aux sourires qui se transforment en rire.

Un final de trampoline où les ah, oh, ouais, éclatent dans la rue.

C'était, bien vous revenez, quand ? je n'avais encore jamais vu de spectacle comme ca dans la rue, ni même de spectacle... c'est beau et c'est drôle. D'où ils viennent les artistes? Ce sont des kinois c'est vrai, eh oui c'est vrai.

Voilà Clowns Sans Frontières - RD Congo est dans la place. Ce matin des ateliers dans 4 centres pour enfants des rues pour s'amuser avec les enfants, chants, danses, acrobaties, musique sont au programme, ca marche, ca swing, ca rie. On se fait plaisir. Vous revenez quand? Demain, super, je reviendrez.

C'est ca le mois du Clowns à Kinshasa, 24 artistes qui ont eu envie de donner ce qu'ils savent faire. Une goutte d'eau artistique pour le plus grand bien de chacun.

Pourquoi le mois du clowns? parce que...

Parce ce que Clowns Sans Frontières RD Congo, est naît il y a quelques mois et que les fondateurs ont souhaité élargir l'association à qui le désire.

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10 juillet 2008

CARNET DE ROUTE

Clowns Sans Frontières RDC avance à trés grands pas. "Le mois du clowns", opération de visibilité de l'action de CSF RDC a commencé début juillet et se poursuit jusqu'au mois d'aout. Voici le projet décrit par Pitschou...

Jordi


Dans le cadre du « Mois de Clowns »  projet initié par l’association clowns frontière/RDC en collaboration avec le clowns sans frontière France, du 05 juillet au 05 août 2008 à Kinshasa, une manifestation qui réunira une vingtaine d’artistes dont trois sujet français membres de la dite structure qui grâce à ses diverses potentialités, comédiens, musiciens, danseurs, marionnettiste, régisseurs, humoriste, jongleurs, conteurs etc.
La détermination de tout un chacun nous amènera à la réalisation d’une série de spectacle et  d’une comédie musicale qui sera crée au cours de plus de 15 ateliers suivi de 6 représentations dont 3 en salles et 3 dans les lieux publics.
Les ateliers porteront sur :

  •      la fabrication et la manipulation de marionnette
  •      Accompagnement musical
  •      Composition de texte & chanson


Ce travail sera assume sous la coordination artistique de Romain Ndomba et Pitshou Tshiovo

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PROGRAMME DE LA I éré PHASE

N°    Date              Heures                                            Lieux
01    Samedi          05 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
02    Lundi             07 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
03    Mercredi        09 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
04    Dimanche      12 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible


PROGRAMME DE LA IIéme PHASE

N°    Date                Heures                                            Lieux

01    Samedi           19 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
02    Dimanche       20 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
03    Lundi              21 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
04    Mardi              22 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
05    Mercredi         23 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
06    Jeudi              24 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
07    Vendredi         25 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible
08    Samedi           26 07 2008    De 10h00 à 15h30    Collectif Eza Possible


POINT DE PRESSE

Jour                                                lieux                            Heures
Mardi                    15 07 2008        CCC Zoo                        10h00
Samedi                  02 08 2008        Collectif Eza Possible     10h00

PROGRAMME DES SPECTACLES

N°                            Date                Lieux                Heures

01    Dimanche       27 07 2008    Place Kimbondo        10h00
02    Lundi             28 07 2008    CCC Zoo                    15h30
03    Mardi             29 07 2008    Marché Synkin          11h00
04    Mercredi        30 07 2008    E.M. Buitshi              18h30
05    Jeudi             31 07 2008    Collectif Eza Possible  19h00
06    Vendredi       01 07 2008    Place victoire              15h30
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LES PARTICIPANTS

N°    Prénom et Nom        Discipline            

01    Pepe mpongo            Percussionniste   
02    Widjo wiyombo          Marionnettiste   
03    Reagan matuke         Musicien, comédien   
04    Christian Bena           Comédien, conteur   
05    Eric kashala               Comédien, humoriste,   
06    Pasco losanganya       Danseuse, comédienne   
07    Willy Maluakila            Acrobate   
08    Anny tshonga            Comédienne, acrobate   
09    Patrick Kuba              Comédien, acrobate   
10    Willy Muakuamba       Comédien, écrivain   
11    Bob Nyaboloko           comédien   
12    Claudine Lumbu        Comédienne, chanteuse   
13    Sidi kiala    Musicien   comédien   
14    Starlette mathata      comédienne   
15    Guelord vulu              Acrobate   
16    Audy Nkebani            Comédien, régisseur   
17    Romain ndomba         Metteur en scène, comédien   
18    Pitshou tshiovo           Metteur en scène, comédien   
19    Belinda kandi              comédienne   
20    Jeannine tshibola        Comédienne   
21    Moise ilunga               Chanteur, comédien   
22    Clément tshimakinda   griot, acrobate, comédien   
23    Christian Mualu           Logistique   

Collectif EZA Possibles nous reçoit encore une fois de plus pour l’organisation du mois de clowns Kinshasa 2008 ceci étant dans le cadre de ses missions organisées en RDC.
Un grand merci aux grands partenaires institutionnels, non institutionnels, aux artistes et aux hommes de bonne volonté ;

                     Clowns sans frontière France
                     Collectif Eza possibles
                      Espace mutombo Buitshi
                      Centre culturel congolais le zoo
                      Hôtel de ville de Kinshasa
                      Division urbaine de la culture ville de Kinshasa
                      Monsieur Dinanga Kennedy

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Les impressions

Journée du 05 juillet 2008 le travail s’est basé beaucoup plus sur le réchauffement, lavage de voix, petites improvisations centrées surtout sur un objectif principal : celui de cherche rien qu l’humour………..
Willy makuamba

La journée d’aujourd’hui s’est annoncée belle de par la présentation et la méthodologie de travail données en mot d’accueil par Romain ndomba.
Le ton donné par le réchauffement artistique, d’un bon les participant sont entré dans le bain. Et l’esprit humoristique se dessine déjà.
Il y a lieu de dire que l’objectif poursuivi sera atteint.
Eric kashala

Musique, théâtre, jeu, acrobatie,…artistiquement bon l’ambiance du jour. L’exercice physique, l’exercice vocal et le jeu théâtral font montre d’une intention vers l’improvisation qui découle de la créativité.
Joie, bonheur,…..et surtout rire.

Lael lukusa

Une ambiance de rire et de détente et petit à petit on a évolué dans tous les sens, ça promet un bon déroulement et une réussite à la fin, car dit on un bon décollage permet un bon atterrissage.
Starlette mathata

L’humour à été au rendez vous, rien de spécial mais l’intensification du travail doit se faire.
Christian bena

L’harmonie des personnes (acteurs) l’harmonie de travail
Pasco losangania

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21 juin 2008

Quelques nouvelles de Kinshasa…

Christian Mualu est en France depuis quelques temps, nous en avons donc profité pour faire le point sur la création de clowns sans frontières RDC. Les statuts de l’association sont en cours de légalisation, l’association a une autorisation d’action sur le territoire congolais.  Le comité de gestion est composé de quatre personnes, Christian Mualu, Romain Ndomba, Jeanine Tschibola et Pitchou Tschiovo, tous participants actifs du projet de CSF France à Kinshasa.  L’association compte aujourd’hui 20 membres.

Suite aux différents contacts avec les structures de protection de l’enfance a Kinshasa, ils ont choisi d’avoir des actions dans deux domaines, la sensibilisation et les spectacles. D’ores et déjà, 15 représentations par trimestre sont prévues dans des hôpitaux avec la Croix Rouge Belgique et RDC.

Les contacts continuent mais, les budgets étant déjà votés pour 2008, il est difficile de concrétiser rapidement des partenariats. Donc, pour cette année, l'idée est de faire connaître l’association et son projet.

En juillet Août aura donc lieu a Kinshasa le mois du clowns, principe d’une « action qui fassent connaître l’action ».
- Des ateliers/tables rondes en direction des artistes professionnels en vue de préparer des spectacles et interventions ( musique, théâtre, cirque)
- Présentation du résultat des ateliers dans des théâtres et places publiques de la ville
- 2 conférences de presse
Ce sont environ 50 artistes  kinois bénévoles qui participeront a ce mois du clowns.

Clowns sans Frontières Congo nous propose de participer à cette action en y associant 2 comédiens français ( un assistant metteur en scène et un marionnettiste /constructeur pour co-animer les ateliers marionnettes avec Widjo) ainsi qu’une personne en appui logistique/communication.

Ce sont donc Sébastien Bris, Fabrice Nabet et une personne restant à déterminer qui partiront fin juillet pour Kin.

D’autres nouvelles très bientôt..

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23 mars 2008

Des nouvelles d'ORPER

ORPER, on vous en a souvent parlé dans ce blog. C'est une des deux ou trois ONG de Kinshasa avec qui nous avons le plus travaillé. C'est eux qui ont inventé les centres mobiles pour aller à la rencontre des gamins des rues.

ORPER vient de publier don rapport 2007. Il est téléchargeable à l'adresse : Rapport annuel 2007 / ORPER

Il est également accessible depuis la rubrique Ressources sur la colonne de droite.

Jordi
 

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19 mars 2008

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Les enfants portent l’avenir, parce que le présent aussitôt inscrit deviens leur passé, qui vient s’ajouter à notre passé, à nous autres adultes, ancêtres. En effet nos craintes et nos espérances de l’avenir, nous poussent à agir de telle ou telle façon et aussitôt fait, l’action s’inscrit dans le passé. Le passé à son tour agît sur notre vision du futur, l’action peut être évaluée et son interprétation portent nos rêves, ou viens alourdir nos craintes. Nous pouvons jeter notre regard dans le futur et le charger d’espoir, de crainte, d’illusion et d’utopie, ou s’appuyer sur le passé pour réfléchir, interpréter, analyser, comprendre, justifier... Mais nous ne pouvons ni avancer, ni remonter dans le temps, le présent est notre seul champ de manœuvre. Nous ne pouvons nous détacher du passé, ni du futur. Le présent est notre action, le futur notre moteur et le passé notre expérience, et ils ne font qu’un dans le présent.

Il est nécessaire d’agir sciemment, car nous ne pouvons effacer notre présence.
L’instant est éphémère mais son impact est infini, devant et derrière nous, l’espace où s’ouvre tous les possibles.
Agir c’est tous les verbes possibles et inimaginables. Il n’y a pas que faire, mais aussi attendre, sentir, laisser faire, parler, se taire, courir, s’arrêter, rester, boire, écouter, gagner, perdre, lâcher, prendre, perturber, donner, suivre, se battre, encaisser, s’accaparer… la liste est longue, sans compter tous les néologisme possible tel que fébrir, coeurter, poudranger, s’entrefaire, vertendre, s’assoulir, vicnailler, absureter, abscombrir, tournevoler, étrangîter, s’arcvibrer, émostfiger, abstenlâcher, fairefaçer, aimnier, balabaler… Et aussi tous les noms propres qui se conjuguent comme Mazodier, Teissier, Brunier, Pommier, Kebir, Mounir, Alexandre, Cassouler, Cassandre, Lecointre… de façon régulière ou irrégulière.
Dans tous ces verbes j’en ai choisi trois en particulier pour agir et vivre au présent : Jouer, Créer, et Réfléchir.

Jouer, parce qu’il s’impose dés l’enfance, parce qu’il permet toute les actions, toutes les explorations sans limite. Le jeu est l’outil propre du comédien et de l’enfant, son essence, sa vision du monde. M’empêcher de jouer c’est m’empêcher de vivre, de dire, de me nourrir. Que je sois enfant ou comédienne, si je ne joue pas, je meurs. Je ne peux rien contre la dure réalité de la vie, contre la faim, contre la guerre, l’injustice, la corruption, la compétitivité.
Mais si je joue tout deviens possible et surmontable. Je flotte, je vole, je ris, j’ai mal et puis c’est finit, je me rebelle, je suis le méchant et le gentil, le fort et le faible, je suis une femme, puis un homme, une princesse, un cheval, un avion, un arbre, une pierre, un ange, un enfant- sorcier, un crocodile, un ancêtre, une marionnette, un Pikatchu, une Widjilandaise, un conteur, une danseuse, un musicien, un commerçant, un Kundélé,  le président des Etats-Unis.(Reagan ou Kennedy, en tout cas pas Nixon !)

J’ai 5ans, 10ans, non 30 et puis 100 et puis 1000 même si je ne les aurais jamais, je les ai puisque je joue. J’ironise, je crois ou je me moque. Je peux faire n’importe quel métier, je voyage, il n’y a pas de frontières et toutes les couleurs sont possibles.

Je suis libre d’aimer, d’être… Je ne connais pas de plus belle aventure que le jeu.
Et lorsqu’à Kinshasa, un enfant s’abandonne dans le jeu, qu’il est suspendu au dessus de sa misère, retenu par un monde imaginaire dans lequel il rit, c’est une poésie infinie.

 Créer, parce que le lieu de la création est l’espace où tout est à construire, détruire, explorer, essayer...Créer, c’est être pionnier. Accepter la difficulté, la différence et les amener ailleurs. Remplir des vides ou détruire des trop pleins manichéens entre :

Blanc                                               Noir
Enfant                                            Adulte
Homme                                          Femme
Vieux                                           Jeune
Simple                                       Complexe
Individualisme                           Communautarisme
Attente                                          Action

Réflexion                                         Action

Immobilité                                         Action

Détruire les préjugés et les pensées qui figent la différence, créer du mouvement, de la respiration, de l’échange entre ces différences. Pour ne pas que les pensées se bloquent et s’installent. Créer du vide afin qu’il se remplisse de nouvelles idées, nouvelles visions, nouvelles formes, nouveaux mots… (Ils nous nomment Mundélés. Nous les nommons Kinois. Ensemble nous sommes Kundélés).
La création est le souffle du présent, l’incarnation de la vie.

Et enfin Réfléchir, pour ne pas se heurter aux mêmes murs, pour ne pas s’enfermer dans le cercle de la répétition, et recréer toujours la même histoire, pour ne pas se laisser emporter par sa flamme, mais pour l’affiner, l’orienter, lui donner du poids et de la cohésion. Pour clarifier la démarche et  les enjeux, pouvoir les communiquer. Ecouter, observer, se nourrir et se rassembler pour réfléchir.

La réflexion c’est le calme.

Nancy Teissier

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Widjiland - En français

Le pays où les ancêtres parlent et les vivants agissent.
Woyayé ! Woyayé ! Oyayé Kusaka Mudila !
Il était une fois le village de widjiland.
Dans ce village il y a deux chefs, Waribi et Wiyombo, qui divisent les habitants en deux clans. Les Warilandais à gauche et les Wiyombolandais à droite. Depuis 30 ans c’est la guerre, car à chaque fois qu’un chef fait quelque chose pour le village, l’autre s’empresse de le détruire.
Waribi : - J’ai fait construire une école et wiyombo l’a détruite !
Wiyombo : - J’ai fait construire une route et Waribi a coupé des arbres pour la bloquer !
Waribi : -  mécréant!
Wiyombo : - parasite
Waribi : -  C’est moi le chef!
Wiyombo :- imposteur, c’est moi le chef!
Waribi : - c’est moi!
Wiyombo : - moi !
Waribi : -  moi!
Voici comment, ce conflit incessant entretient la haine, la misère et la souffrance. Les femmes doivent périlleusement enjamber les troncs d’arbres, des bassines sur la tête  pour amener de l’eau au village .Les enfants ne vont plus à l’école et les hommes sont démotivés de voir leur travail détruit (Chant : « hey ! Mama ! ».)
A Widjiland, il y a un enfant qui s’appelle Widjo,il a 10 ans. Tous les jours il va à la pêche. Un jour il voit un crocodile au bord de la rivière, qui s’approche de lui, il a très peur et il pleure, pleure…
Soudain le crocodile parle :
- Ne pleure pas mon petit, je suis un ancêtre et je viens te livrer un message pour notre village.
Écoute bien !
« Tu dois amener la paix au village et tu deviendras le chef ! »
« Okotia kimia nanboka, pé okokoma mocondzi ! »
 
Widjo rentre chez lui, il se couche et il rêve que son village devient prospère, qu’il y a des chèvres, des poules, l’eau courante, l’électricité, une belle route, une école, un hôpital, tous les habitants sont heureux et se réunissent pour danser.  Alors le matin, dès qu’il se lève, il va sur la place du village, monte sur une caisse et s’écrit : « Que la paix revienne, que les waribilandais et les wiyombolandais se réconcilient, et que s’il n’y avait qu’un seul chef, la guerre cesserait et le village redeviendrait prospère ! » Puis il fait le tour de la place en hurlant : « J’en ai marre de la guerre ! J’en ai marre de la guerre !… ».Tout le monde l’écoute et semble lui donner raison. Mais Waribi et Wiyombo le regardent d’un mauvaise œil. Les deux chefs, qui ne s’étaient pas parlé depuis 30 ans, se donne rendez-vous la nuit pour se concerter. Considérant Widjo comme une menace .Il décide de l’accuser d’être un enfant sorcier, afin qu’il soit chassé.
Le lendemain comme la veille, Widjo, vient faire un appel à la paix .Mais les deux chefs l’interceptent et l’accusent d’être responsable de tous les malheurs du village, car c’est un enfant sorcier.
Waribi et Wiyombo vocifèrent : « Il faut le chasser ! Il faut le chasser ! » Jusqu’à ce que tous le village reprenne en chœur : « Il faut le chasser ! Il faut le chasser ! ».Les chefs accompagnent widjo chez lui, ils expliquent à ses parents que leur fils est un sorcier, qu’il est néfaste pour le village et pour sa famille, qu’il faut donc, le chasser. Ils reviendront ce soir pour vérifier qu’il soit parti. Les chefs partis, les parents grondent Widjo : « - Pourquoi tu es un enfant sorcier ? Tu nous fais des problèmes dans le village ! Il faut que tu partes, tout de suite ! » puis ils s’effondrent en pleurs. C’est très, très triste que Widjo quitte sa maison et son village, pour la ville de Wacondo. (Chant : « Asala boni »)
Pour manger, il doit voler et il doit partager son butin avec d’autres enfants des rues, pour ne pas se faire lyncher. Il doit dormir par terre dans la rue, même qu’une fois un grand lui fait pipi dessus pendant qu’il dort. Il est tellement en colère, mais il ne peut rien faire. Un jour dans la rue un éducateur l’appelle :
L’éducateur : - Hey ! Viens ! Comment tu t’appelles ?
Widjo : - Widjo.
L’éducateur :-  Pourquoi es-tu dans la rue ?
Widjo : - On m’a chassé parce que je suis un enfant sorcier, mais je ne comprends pas. Et maintenant, je suis tout seul ici.
L’éducateur : - Viens dans un centre. Tu pourras manger, boire, te laver et dormir. Et si ça te plaît, tu pourras apprendre la marionnette.
(Chant « Bina ko tazo » et danse de la marionnette)
Widjo accepte, Il travaille tellement qu’il devient le meilleur. Quand il grandit, il devient célèbre. Tout le monde le connaît, lui et ses marionnettes et il est très apprécié. Il présente des spectacles dans le monde entier. Un jour, il revient dans son village qu’il n’avait jamais oublié. Il y présente ses marionnettes et les villageois le reconnaissent. Il y a aussi ses parents qui pleurent, tous lui demande pardon. On lui raconte que Waribi et Wiyombo ont finis par s’entretuer, que le village est réuni, mais qu’il n’y a plus de chef. Les villageois lui demandent de devenir le chef.Widjo accepte et pardonne tous les Widjilandais. Maintenant à Widjiland, il y a une route (Widjo !), l’électricité (Widjo !), une école (Widjo !), l’eau courante (Widjo !), des chèvres et des poulets (Widjo !), un hôpital (Widjo !)… . Tous le monde est heureux, de grandes fêtes sont organisées, ou l’on chante et danse en l’honneur du grand chef, WIDJO !!!
Widjo a compris aujourd’hui, la phrase de son ancêtre :
« Okotia kimia nanboka, pé okokoma mocondzi. »
(Chant : - Mamé, Matalé mama - Hé, Hé Matalé  - Hé,hé,héé Matalé…)

Widjo et Nancy (première dame de Widjiland)


 

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Widjiland - En lingala

Bakoko balobi pé bazali basali.

Woyayé ! Woyayé ! Oyayé Kusaka Mudila !


Ezalati moko lo moko na mboka ya Widjiland.
Na mboka ézalaki na ba konzi Mibalé. Waribi na Wiyombo. Na mboka bakabwana naki groupe mibalé. Na loboko ya mwasi, waribilandais, pa na loboko ya mobali, wiyombolandais. Mbula zomi na misato bitumba na bitumba. Soki mokonzi moko a Sali makambo ya malamu, nu susu abebisi. Bango mibalé ndengue moko.

Waribi : - Natongui étéiélo, Wiyombo aboukiyango.
Wiyombo : - Natongui nzela, Waribi abuki banzeté pé akangui nzéla.
Waribi : - Nazali mokonzi!
Wiyombo : - Nazali mokonzi!
Waribi : -  Gaï!
Wiyombo : -  Gaï!

Ezalaki pasi po na basi ba to ka mayi. Bana bazokende lisusu na kélasité, mbula zomi na misato ya bitumba.Kozanga pé pasi ékotina mboka. ( « hey ! Mama ! ».)
Na Widjiland ézalaki na mwana moko kombonayé, Widjo. Azalaki na mbula zomi. Mikolo niosso a bandaki ko kendé na mayi pa na koloba mbisi. Moko lo moko ngando azakopusa na pené na yé, azobanga pé abandi koléla,mwana moko alobi nayé : “- Kolélaté nazali koko nayo ya ka la nayé kolaki sayo koloba mpo na mboka na biso. Yoka malamu : “ Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ».
Mbalamoko alimué.
Widjo azongi épayi nayé azobandela malo ba wana kasi azoyebaté :   « Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ». Tango alali azako lota mboka nayé ékomi nabomengo. Ba taba, basoso, mayi, pé biloko mosusu. Batu niosso bazo bina, ko yemba ésengo makasi.

Natongo widjo akeyi na ésika yo koloba. Na mboka pé a matilikolo : « Ah ! ba ndéko nanga kimia ékota na mboka ! Na ba waribilandais, na ba wiyombolandais bayokana, soki bokozala na moconzi moko, bokozala na may, école, courant, nzela, pé misala… Nayango ébongui kaka moconzi azala moko ! » Bato niosso bazali koyo kanga. Waribi na Wiyombo batala kiyé miso mabé bakonzi mibalé. Basololakaté mbula zomi na misatu bayokaniba ku tan a nabutu ba solola.
Bayo kani ba funda Widjo azali ndoki, po ba benga nayé na mboka.Bakonzi mibalé na balobi azali ndoki : “ Tobenga nayé! Tobenga nayé!”

Bayé komona ba boti nayé :
« - Ponanini azali ndoki ! Ponanini ozali kolukéla, biso makambo, kendé sikoyo ».
Mawa makasi Widjo atiki ndaku na bango na akeyina na mboka moko, Wacondo. (« Asala boni »)

Pona alia ésengeli a yiba ésengeli a ka bola nabaninga nioso  ya bala bala    yaya moko a subeliyé, tango azolala asiliki makasi kasi, azangimaloba. Mokolo mokana nzela mosangisi moko abengayé.
Educateur : - Yaka ! kombo nayo nani ?
Widjo : - Widjo.
Educateur : - Ozo sala nini?
Widjo : - Babenga ningaï na ndaku balobi nazali ndoki kasi nazoyeba élokoté..
Educateur : -  Yaka na centre okokikolia, kolala, kosukola, soki alingi oyékola marionette.
Esengeli koyé kola mosala po azala malamu. A ba ndaki kosala makasi mpe a ko maki makasi tango akoli, ayeba naki makasi. Bato nioso bay é bakiyé pé balingakiyé abandaki kosala marionette nayé na mokili mobimba. Bayu ya mboka bayébakiyé, bayé bibisiyé Waribi pé Wiyombo. Bakufa kala na mboka. Basangana kasi bazali na monazite. Bato nioso basengui yé bolimbisi, na ba boti nayé bazali koléla basengui yé bolimbisi. Bosengiyé akoma moconzi ya mboka Widjo, a ndi mi kokoma alimbisi mboka mo bimba. Banda na Widjiland, ekomi na couran (Widjo!), nzela (Widjo!), école (Widjo!), bataba (Widjo!), ésengo bazali koyemba pé kobina pona moko nabango Widjo!

Widjo a sosoli malobaya ba koko nayé :” Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ».
(: - Mamé, Matalé mama - Hé, Hé Matalé  - Hé,hé,héé Matalé…)

Widjo et Nancy, aide a la traduction Sidi et Jeanine.

 

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11 mars 2008

retour

Arrivée à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, vendredi matin, le 7 mars, … c’est l’heure des bilans pour cette partie de l’équipe de clowns…
C’était une dernière demi-semaine bien chargée à Kinshasa, dernières tournées avec les centres mobiles, derniers spectacle dans les centres, drôle de moments, c’est fort,  mais on sait que ça continue…. Ça fait du bien, comme on dit au Widjiland..
La veille de notre départ, nous étions invités, comme pleins d’ONG et de partenaires potentiels ou existants a l’inauguration de Clowns sans frontières… Le grand Christian Mualu a présenté le travail accompli, les projets en cours, la nouvelle structure. Ce sont ensuite Romain, Pitschou, Claudine, Jeanine, Sidi, Widjo et Reagan qui ont fait le spectacle… c’était beau et pleins de promesses. Ensuite, Sandrine, de Medecins du Monde et le Père Alpha de ORPER ont parlé devant le public de leur expérience passée avec nous.
Belle manière pour nous de terminer notre « voyage » a Kinshasa…L’équipe kinoise reste chez Eza Possible pendant une semaine pour finaliser le montage de Clowns sans Frontières RDCongo, discuter, réfléchir, déterminer les objectifs, etc… et préparer également leur deuxième représentation, prévus pour mercredi…
Ca fait du bien… on pense a eux, et on est toujours avec eux pour ce beaux projet en direction des enfants de la rue...

Olivia

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10 mars 2008

Clowns Sans Frontières sur France Inter

Pierre-Louis Castelli et Jean-Marie Porcher de France Inter nous ont suivi à Kinshasa pendant une semaine pour préparer une édition du magazine Interception. Une émission consacrée à notre projet (un peu) et aux enfants (beaucoup).

Pour écouter l'émission, plusieurs possibilités :
- Se lever dimanche 16 mars pour 9h10 et brancher le direct de France Inter
- Aller sur le site de l'émission aprés sa diffusion (émission disponible pendant 190 jours à l'écoute)
- Podcaster l'émission dans la semaine qui suit sa diffusion sur le site de Radio France

Par ailleurs, nous mettrons une copie de l'émission en lien sur ce site.

Pour plus d'infos : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/

Jordi

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04 mars 2008

Ca fait quelques temps que nous n’avons pas donné de nouvelles, en voila, des fraiches en direct du cybercafé en attendant la prochaine coupure, que les pages internet demandées s’ouvrent…par contre, plus de photos, le matériel informatique a rendu l’âme. Les paramètres a prendre en compte sont nombreux ici quand on entreprend quelque choses, envoyer des nouvelles ou faire une tournée nocturne. Par exemple, pour faire la tournée nocturne, il faut mieux qu’il ne pleuve pas, que nous ayons un véhicule en état de fonctionnement, que les enfants soient là et pas emprisonnés après une de ces traditionnelles rafles… (dis comme ça on pourrait presque croire que c’est pas pire d’être dans la rue… ) que les comédiens puissent jouer…mais on y arrive, le projet avance, fonctionne bien et surtout il ne s’arrête pas le 7 mars, c’est touchant, motivant, sans blancs, c’est délirant…. Ah, au fait, on a joué la centième la semaine dernière, et Pitschou et Fabrice sont revenus de Bukavu avec de belles rencontres, des perspectives, etc…, et ce soir, après la tournée mobile, on arrose ça, tout, on trinque à la santé de la première équipe, de la deuxième équipe, a la notre, a tous les clowns sans frontières et à la votre, et demain, inauguration de Clowns Sans frontières RDCongo…voila, voilou. Ah,si, une dernière nouvelle, entendue hier dans une conversation officielle par une de nos connaissance : «  A kinshasa, 5000 familles souffrent de la pauvreté », c’est pas une bonne nouvelle ça, 5000 familles…
A plus,

Olivia

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29 février 2008

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nous y sommes à bukavu, ce dur mais on tiens le coup, penible mais on s'en sortira, un peu fatigué mais recoforté par les charmante rwandaise qui ne cesse d'envahir le pauvre congolais exposé a leurs fins.  L e programme d'uvira est annulé donc nous allons travailler ici mais cela pendant 3 jours et nous prenons le canon rapide le dimanche matin à 7h pour prendre l'avion à 13h et à l'heure actuelle 4 artistes d'uvira sont venus pour la formations, nous sommes avec eux et nous commencons demain.
 
pour le moment nous sommes devenue de pretre, nous sommes logés au CAP une maison de passage de protestant donc interdition formelle de fumer pas de visite dans de chambre, nous devons rentrer dormir à 22h. voilà ce que tu a fais de nous. Nous pensons a tous nos amis KUNDELE surtout aux tournées nocturnes, les schegues nous manques.

Pitschou

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26 février 2008

Ce matin, Fabrice et Pitshu se sont envolés pour cinq jours à l’est du pays afin de sensibiliser des comédiens au jeu de clown. C’est une pierre de plus posée dans l’édification de C.S.F. Congo… Et un peu de vacances pour le reste du groupe…
Ce matin nous avons encore testé notre formule générale de spectacles dans deux centres de Kinshasa. Au programme, présence et improvisations clownesques et chansons. Les gamins sont contents de nous voir nous débattre pour les faire rire au milieu de leurs cours, à la verticale de leur soleil. Cécile a fait sensation avec tous ses coussins cachés sous sa salopette, on aurait du un gros morceau de fufu en jean’s !
Ce soir nous sortons à Matete, un quartier de Kin, dans un endroit où il y aura sans doute plus d’adultes que d’enfants.
Cet après-midi c’est sieste, à l’abri de la lourdeur humide de cette journée. La clim a été installée ce matin en notre absence. Du coup, il fait 15°C dans notre chambre. Ici, c’est tout ou rien ! A très vite sur le blog avec une belle angine donc…

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Clowns sans Frontières Congo, début de mission...

26 février 2008, 5 heures... Pitschou et Nabet se réveillent et préparent leurs sacs, le départ pour Goma est prévu à 6 heures. Ils partent pour cinq jours à Bukavu et Uvira ( à l'est du pays) pour rencontrer, discuter avec des acteurs qui font du théâtre forum. C'est une invitation du Centre Lokolé de Kinshasa. Ils ont emporté avec eux des marionnettes qui ont été confectionné pendant notre projet, le fameux Wimadjo et quelques autres... bonne route a eux tous...

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25 février 2008

Qu’as-tu donc dans ton panier ?
Nous préparons aujourd’hui une formule « besace » qui recèle nombre de propositions pour nous adapter à différents publics, lieux et énergies. Le maître de cérémonie-chauffeur-conteur-montreur est au plus proche du public et propose avec sa nébuleuse artistique du théâtre, du chant, de la marionnette, de l’acrobatie, des ombres et lumières, du théâtre d’objet ou du « conte d’impro ». Ainsi, nous pourrons sans doute jouer pour des enfants dans le jardin ou dans la rue comme pour des adultes plus très sobres regroupés sur une place.
Cette besace à spectacles est en quelque sorte une synthèse du travail effectué par les trois équipes du projet dont nous tirons les bénéfices maintenant. Merci donc à nos prédécesseurs d’avoir essuyé les plâtres et semé des graines pour que nous puissions en arriver là. Nous avons déplié ensemble un grand éventail de possibles !

Mamanaya, mamanayo !
L’humour est pour nous un très bon vecteur de rencontre et de créativité. Ca c’est pour la partie officielle ! Pour la partie plus underground, il nous permet également un rapide apprentissage du Lingala en répétant des boutades (et quelques saloperies) à longueur de journée. Promis, Cécile et moi n’y sommes pour rien et n’avons nullement con(per)verti l’ensemble du groupe…
Cela nous amène de la cohésion, de l’écoute et de la réactivité, profitables entre autres à notre commando artistique collectif, pendant lequel, d’une certaine manière, tout le monde doit être en jeu ou prêt à jouer.

Fufundebien !
Niveau vie quotidienne, nous ne mourrons toujours pas de faim « grasse » à ce fameux « fufu » (communément appelé par les mundele de C.S.F. « Fufundebien »), à la composition si légère (farine de maïs, de manioc et eau). Le fufu se mange très souvent en sauce, et très souvent tout court, pour ne pas dire toujours, c'est-à-dire à tous les repas. Il peut accompagner toutes sortes de mets tout aussi raffinés. Il est notre pain quotidien, notre soutien physique et moral. Ecrasé entre deux tranches de pain, saupoudré de haricots, enduit de purée d’arachide et parsemé de riz, il constitue un excellent encas qui vous tient repus jusqu’au lendemain 20h.

C’est aujourd’hui dimanche !
Dimanche, nous avons joué à 80 km de Kinshasa dans un camp de veuves de guerre et dans un village de réfugiés de l’Est. Malgré ces difficultés familiales et sociales, les gamins étaient dans ces lieux plus posés, bénéficiant de l’amour de leurs parents ou du moins de leur mère.
La première représentation s’est terminée par un cortège d’enfants courant, chantant et dansant sur les 200 mètres qui séparaient le lieu du spectacle de nos véhicules. Cent demoiselles et damoiseaux d’honneur pour autant de remariages…
Un peu de tourisme au retour avec un pik-nik au bord du Congo suivi d’un tour en pirogue et d’une baignade dans ce fleuve-mer. Il faut préciser que notre excursion flottée, ponctuée par les cris de frayeur de Claudine accusant celui-ci ou celle- là de ne pas être à sa place et de « déséquilibrer » l’embarcation, a été financée par la manche que nous avons faite auprès des riches touristes venus se remplir le ventre et trouver de la quiétude sous les tonnelles d’herbes et l’ombre des bambous. Quelques airs entonnés et quelques pas de danse ont suffi à leur faire mettre la main à la poche, pour nous pauvres blancs officiant ici dans un cadre « humanitaire ». Les touristes et les petits vendeurs de tous poils n’en croyaient pas leurs yeux !
Encore de très bons moments fédérateurs (dans le rire, et dans un contexte paisible cette fois-ci) qui nous ont donné de la force pour commencer à terminer cette aventure. Ca y est nous  comptons les jours. Plus que 10.

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24 février 2008

Ce matin nous avons profité d’un temps d’atelier à Pekabo pour tenter une impro générale en clowns. Nous avions au préalable concentré nos forces et nos créativités par de petits exercices nous mettant en disposition de jeu. Nous avons commencé le « show » dans notre vanette sur le trajet avec nos nez rouges et nos costumes. Les petits et grands passants médusés nous regardaient avec toutes sortes de réactions : étonnement, méfiance, incompréhension, amusement. Josy (Fabrice) aguichait les hommes du bord des routes tandis que Cocolina Fufundebien (Sidi) interviewait Mobala may (l’homme de l’eau, moi), les têtes aux fenêtres avec micro-moumoute, masque de plongée, parapluie sur le toit et casque sur les oreilles. Nous avons même charrié un policier qui a beaucoup ri. Dans le centre, les enfants étaient tout excités de nous voir débarquer ainsi et ont pu venir jouer avec chacun de nous. Chanson en groupe, danses, gags, etc. Nous avons passé une très bonne heure d’humour. Encore une arme !

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23 février 2008

Saouls de bons auspices !

Mercredi soir, accompagnés d’un journaliste de radio OKAPI (qui est la radio de M.O.N.U.C. Mission de l'Organisation des Nations Unis au Congo et de la fondation Hirondelle, voir dans les liens colonne de droite) et d’un jeune camerounais étudiant en psychologie à Lyon, nous sommes sortis sur un lieu où il n’y avait que des « adultes des rues », en majorité saouls. Pitschu a eu le feeling de ne pas nous faire jouer nos petits spectacles mais plutôt de la musique. Sidi et moi avons donc chanté trois chansons, épaulés par Romain et Pitshu aux « balais » et Cécile voix et danse. Vu leurs situations sociales, c’était quelque peu incongru de leur chanter « Oh, la vie est belle ! » ou « Débrouillez-vous, débrouillez-vous ! » (qui sont les paroles d’une même chanson populaire), de surcroît en sachant que nous attendaient un gros paquet de beignets (mikate) dans la voiture et un bon repas à la maison.
Ces adultes pleins d’alcool étaient bien entendu curieux de voir deux blancs à l’œuvre et nous provoquaient gentiment : « Et toi, le Blanc, chante en Lingala ! ». Mais le déhanché de Cécile et ma verve saveur locale ont eu raison de leurs intimidations. Nous ne nous sommes toutefois pas attardés plus que ça comme on dit, les regards se faisant de plus en plus ardents sur les différents galbes de Cécile.
Encore une fois nous découvrons que dans la rue le respect se gagne en relevant les défis. Tant que les armes sont théâtrales et musicales, on veut bien jouer encore !
Ce soir c’est Delphine, une photographe française en recherche de travail ici, qui couvre l’événement : un spectacle des enfants de Pekabo devant ceux du centre Popokabaka.

Julien

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22 février 2008

Le 5000ème visiteur du blog....

Et voilà, 5000 personnes se sont déjà connectées à ce blog. Le 5000ème s'est connecté hier soir de quelques part du côté du Quartier Antigone/Port Juvénal à Montpellier. Merci à lui ou elle et aux 4999 autres pour votre soutien...

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21 février 2008

Drame ou réalité ?

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Je m’appelle Braile, j’ai 11ans, ma mère est policière et mon père est vendeur au marché de la place, nous habitons dans la commune (arrondissement) de kinseso chez ma grand mère qui en fait est le banlieue de Kinshasa.
Un jour, je me suis suis retrouvé dans la rue pour des raisons que j’ignore dit le gamin, ma mère et ma grand mère gagne suffisamment de l’argent pour s’occuper de moi.
Je pense que la divorce ne soit pas un prétexte pour braile de fréquenter la rue.
Je arrêté mes études en 5ème primaire, déjà était réinsèré mais je ne supporte plus de vivre à la maison, j’y suis retourné pour une seconde fois et de la ça a tourné mal.
Un soir, je traversé le boulevard du 30 juin qui est une grande avenue de la place, un chauffeur de taxi roulé en vitesse n’a pas eu pitié de moi, je me suis suis retrouvé par terre, mon omoplate et 4 côtes se sont fracturés, le pauvre serait enfuit pour quel monde m’abandonnant a mon propre sort, abandonne la voiture, l’accident a eu lieu devant le bureau de policier de circulation qui sont venu juste après dans une vitesse de croisière pour fouiller la voiture prendre ce qui les appartenaient et partir m’abandonnant entre les mains des personnes de bonne volonté qui m’ont amenés a l’hôpital.
Ce qui est cessé de nous protéger, les font avec sérénité et passion de la patrie.
Deux heures plus tard sa mère est venue le récupérer au centre en espérant qu’il n’y va plus y retourner dans la rue...


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Je m’appelle Joël j’ai 11 ans, mon père est décédé et ma mère s’est remariée a un autre homme qui nous a accepté comme ses enfants propres. Nous vivons dans une maison de 3 chambres, salon, cuisine, salle de bain…………..
Une chambre réservée aux filles, l’autre aux garçons et l’autre pour le parent.
Un soir, vers 22h je me suis glissé sous le lit de parent quelques heures plutard, ils sont rentrés pour dormir et moi j’était toujours là dans ma geôle, vers 3 heures me parent s’amuser et moi je le regarde après quelques minute ils se sont endormit et je suis sorti de là et je commence a caresser le pénis de mon père, ce dernier gémissé en imaginant que cette sa femme du coup je pincé encore très fort et lieux a poussé un cris en sursautant je me suis levé je suis sorti la chambre depuis lors je n’y est jamais retourné, voilà enfaite pourquoi je me retrouve dans la rue ça fait pratiquement 3 ans.


Ptschou


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19 février 2008

La marionnette inventée par Widjo...

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La rage de Mualu

L’envie, la honte, la tristesse  et la rage. Enfin, j’écris…. J’ai envie de changer les choses qui se passent dans ma société de merde, choses qui ont commencé sans calcul parce que nous avons à la tête de notre pays des débiles, ces personnes qui regarde sans voir, parle sans agir, réfléchissent dans le faux et maintiennent une situation qui font d’eux les hommes le plus riches parmi de millions de pauvres, enfants de la rue l’expression la plus utiliser chez moi constitue une richesse pour cette catégorie d’individu qui a entrainé la population à l’abandon totale de leurs progénitures. Aujourd’hui nous nous sommes fixés l’objectif de mettre fin à cette situation qui ne se justifie pas auprès de certaines personnes,  en collaboration avec l’association française clowns sans frontière , l’envie de donner un moment de détente aux gosses en situation difficiles dans les rues de Kinshasa nous parait meilleure car elle nous permet d’aller à la rencontre de ces enfants que la société ne veut même pas regarder un seul instant et voilà que…Voilà que la honte m’envahit suite à ces arrestations arbitraires de ces gosses victimes d’une situation qui leurs a été imposé injustement par un état de merde, une société sans conscience  et cette situation leur prive d’un moment de bonheur et d’amusement enfin qu’ils  retrouvent leur enfance perdu et voilà que je suis tristesse…Parce qu’on  trouve moins de gosses la nuit dans les rues de kinshasa et ils sont presque tous caché dans les endroits qu’eux seul connaissent. Vu que cette collaboration entre artistes français et congolais en faveur des enfants de la rue de kinshasa et très importante mais qu’elle ne pourra aller au-delà et vu que chaque société  doit savoir se prendre en charge cela nous a poussé à créer aussi à notre tour l’association clowns sans frontière Congo avec objectif  de donner un moment de détente à toutes ces personnes victimes d’une injustice de la part de toutes le situations capable d’apporter les stress, les traumatismes ainsi d’autres phénomènes…

Christian Mualu           

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acrobaties

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Spéciale dédicace à Vincent et Garniouze…

Du pain et des jeux Hier nous sommes allés au stade de Kinshasa voir un match de l’une des équipes de la ville contre une équipe nigériane dans le cadre de la coupe d’Afrique des clubs. C’était un truc de fou ! Déjà, à l’abord du stade, il y avait un camion couleur locale jaune et bleue renversé sur la chaussée à côté d’une voiture bien défoncée. Pour l’achat des billets, Olivia et moi n’arrivions pas à percevoir à qui il fallait s’adresser tant tout le monde proposait ses services, y compris pour des faux billets. Heureusement, Romain, Christian et « 140 » étaient là pour driver le groupe. Au moment du contrôle des billets, nous ne savions pas non plus à qui nous devions tendre nos bouts de papier. Ca grouillait, des gens de tous les côtés nous parlaient, des policiers, des spectateurs, des employés du stade. Dans cette cohue, un grand gars est même arrivé en courant avec un fouet en faisant mine de vouloir taper sur un autre. Il a stoppé son geste et est reparti en riant, comme tous les autres, peut-être contents de nous avoir fait peur. Au moment de descendre dans les gradins, rebelote, il a fallu négocier avec un policier et un placier. Nous ne comprenions pas pourquoi. Nous avons ensuite descendu les quelques dizaines de marches pour gagner les places du bas, là où tout le monde pouvait nous voir, nous les 2 seuls blancs de la tribune. Au moment de s’asseoir, des gars se sont limite battus pour nous trouver 5 places à côté. Nous ne savions pas si nous risquions quelque chose ou si ça faisait partie du folklore. Des gens nous accostaient avec des « Eh, Mundele ! » (Eh, les blancs !) d’une certaine virulence, simplement pour rentrer en contact avec nous ou pour nous intimider. Quand le match a commencé, tout s’est calmé, l’attention s’est déportée vers le terrain. On avait ensuite l’impression que tous ces gens pouvaient devenir nos amis, c’est incroyable de voyage d’émotions. Le match a été bon, l’équipe locale a développé un bon jeu, bénéficiant d’un pénalty généreux de la part de l’arbitre. Au final, 2-0 pour D.C.M.P. (Daring Club Motema Pembe). L’équipe de la capitale a gagné et nous sommes ressortis vivants… Quelle sacrée expérience dans ce stade de 80 000 places remplis cependant qu’aux 2/3. Une ombre est venue ternir le tableau : l’arbitre n’était pas Cocolina Fufundebien ! Sur ce, je pars jouer au foot avec les petits voisins…

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Intime et transmission

Lundi 18 février Les discussions sur « l’après » se font de plus en plus fréquentes. Le projet de création de « Clowns sans frontières Congo » se concrétise chaque jour davantage. Les questions administratives sont maintenant aussi abordées que les artistiques. Olivia et Christian (le couple franco-kinois de coordinateurs) vont voir ensemble l’écriture des statuts de l’asso, la compta, la recherche de partenaires et tous ces points qui font qu’une asso existe tant dans un bureau que sur le terrain. Au niveau artistique (spectacles et ateliers), les référents deviennent petit à petit Pitshu et Romain. La flamme commence à changer de main. Il est question que sur nos interventions, les propositions kino-kinoises soient majoritaires en vue de préparer notre départ. Les spectacles s’orientent maintenant vers la proximité et le chant. Nous présentons une soirée faite de « petits » spectacles intimes entrecoupés d’intermèdes musicaux. Sur les tournées nocturnes dans la ville, nous découpons tout ça pour n’en présenter qu’une partie. Avant-hier nous avons sévi dans le quartier  « Bandale » devant quelques prostitués venues écouter la prévention des Médecins du Monde. Puis petits et grands passants sont venus grossir l’assemblée pour en faire une foule tout autour de nous, chacun dansant, riant et tapant dans les mains. Une dame a même tendu un billet à Cécile pour sa prestation dansée fulgurante… Sur la deuxième étape de cette tournée, sous des cages de football de fortune, Sidi et Cécile ont fait murmurer leurs marionnettes que 5 ou 6 enfants rejoints par une vingtaine d’adultes sont venus écouter. Et toujours notre hymne de fin pour clôturer nos interventions (Oyo ezali sukaya…) Le calme, le proche, le petit et la bonne humeur font mouche dans cet immense vacarme urbain. L’humour est également une arme fatale et universelle pour divertir et détendre l’air ambiant. Au niveau ateliers, nous proposons pour l’instant marionnettes avec Widjo, acrobaties avec Luc et chansons avec moi. L’envie de « faire » chez ces enfants est incommensurable. C’est de l’énergie en barre qui ne demande qu’à être sortie et canalisée. Malgré l »aspect brouillon de ces moments d’échange, des choses imperceptibles de déposent au creux de leurs possibles. Nous répétons souvent cela mais « susciter des envies » et « provoquer des sourires » sont ici tellement importants. Dans ce contexte de transmission du projet, se situer en tant qu’artiste n’est pas toujours évident ; nous n’avons qu’à être à sa disposition, nous faire transition, simplement, tranquillement. Nous pourrions même travailler uniquement sur des méthodologies de création par exemple. Entre nous, des beaux moments de rencontres verbaux viennent compléter nos amusements et nos délires.

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15 février 2008

Eza Possible !

Nous rentrons d’une sortie nocturne au centre ville. Luc et moi avons fait de la musique devant une quinzaine d’enfants des rues, tout excités. Nous avons proposé des choses simples que les enfants peuvent s’approprier en temps réel, en répétant ce que l’on fait ou en improvisant. Hormis quelques uns d’une douzaine d’années qui étaient saouls et qui ne parvenaient pas vraiment à se « brancher », ils ont montré un enthousiasme inespéré. Dans LEUR rue, à Kinshasa, de nuit, avec nos instruments, nos voix et nos cœurs, je me suis senti d’une immense utilité à provoquer chez ces gamins laissés pour compte des francs sourires, même vains… Putain, ce sont des mioches de 6 à 18 ans qui dorment dans la rue. Quand tombent leurs codes de communication agressifs, on se rend compte que ce ne sont QUE des mioches. Leur demande d’attention et d’affection est si grande ! Ces moments qui leur sont offerts sont pour eux de véritables caresses, d’extra-ordinaires exils. On sent ici que quelque chose est possible, même embryonnaire. Eza possible ! (C’est possible ! nom du collectif de plasticiens qui nous héberge). Eza possible ! Et c’est la force du projet.


Une claque est une caresse qui s’est trompée de vitesse.

Une guirlande zébrée de mains liées et ouvertes…


Voici les paroles de la chanson avec laquelle nous clôturons nos interventions et qui sera bientôt un tube planétaire :


OYO EZALI SUKA YA LISOLO NA BISO

SOKI BOSEPELI TOBETA KUTU MABUKO

C’EST LA FIN !


C’est la fin de notre histoire

Si vous êtes contents, nous applaudissons tous ensemble !

C’est la fin !

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14 février 2008

Jeunes acteurs....

Les spectacles et la vie continuent. Hier soir nous avons joué nos premières créations dans un centre d’accueil pour garçons « Pekabo ». C’était un peu fragile mais prometteur. Le moment le plus émouvant et encourageant a été le spectacle d’ombres et lumières donnée par trois enfants suite aux ateliers pendant lesquels ils avaient écrit l’histoire avec Romain et Pitshu. Avec toute leur énergie, les manipulateurs en herbe Cédric, Patrick et Bienvenu se sont jetés dans la bataille corps et âmes et ont vraiment assuré. Même pas peur ! Cette expérience aura à coup sûr apporté un précieux outil à la mise en scène de l’imaginaire et à la stimulation de l’expression, non seulement des trois « acteurs » mais également de tous les copains spectateurs restés bouche bée. Génial !

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Biankolo !


 Aujourd’hui, re-spectacles dans un centre d’accueil de filles « Kasavobu » après une séance de travail matinale sur les liaisons entre les trois shows. Nos rapports avec les enfants en dehors des spectacles changent. Ils ont compris que nous n’étions pas là pour leur donner de l’argent ou du pain. Nous savons qu’ils sont contents de nous voir. Cela amène de la complicité, du jeu, du contact physique, des blagues et des bribes de discussions avec eux. Nous avons même adopté le jeu « Biankolo » des enfants de « Popokabaka ». Le principe est simple : sachant que notre niveau en lingala est proche de zéro, ils nous posent une question en charabia qui sonne vraie. Si on répond « Quoi ? ou Comment ? », ils crient « Biankolo ! » (Je t’ai eu !). Maintenant, nous jouons aussi à ce jeu entre nous, en français ou en franco-lingala. Et je dois avouer en toute modestie que je domine l’ensemble de mes collègues ! Romain, admirant ma maîtrise a même scandé à tout le groupe : « Julien azali mukunzi ya Biankolo ! » (Julien est le roi du Biankolo !). C'est-à-dire que je biankolise à tour de bras, en lingala, en français, en espagnol, en anglais et en occitan, c’est énorme !...


Un exemple : « Debor a prendre caillou chaise voiture liame herisson ? - Quoi ? – Biankolo !!! » Ou « Nina amarillo el puerto voy botella la fiesta mama de la pampa ? ».


En revanche, si la proie se rend compte que la question que tu lui poses est une fausse, c’est elle qui te « biankolise » et qui te colle 1 point dans ta face.


Ce type de jeux et toutes nos private jokes nous rapprochent, on se tape dans les mains, on rit, on se chambre. On est contents d’être là. Simplement, évidemment. Ce plaisir d’être ensemble s’est accentué depuis que nous sommes « actants », à notre place, c'est-à-dire sur le terrain parmi les enfants.

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Kin la classe....

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13 février 2008

Pendule à l’heure

Que préférez-vous les adieux ou les au revoir, rien ? Où les deux ? Je n’aime pas du tout les deux, ça bouffe les cœurs des hommes, Les Kundeles se fondent en larmes rythmé d’une ambiance extraordinaire et agréable.

La relève faite. Une première descente avec la troisième  équipe, nous voici dans la commune de Matete, nous jouons à coté de l’église catholique saint Alphonse où vont prier les croyants du coin dont les enfants de certains sont dans la rue, abandonnés, accusés de sorcellerie ……… Oh mon Dieu !! Miséricorde implorent les parent ? Veulent-il de leurs enfants le bonheur ? Ou le malheur ? Les gamin de la rue nous suivent avec une attention pertinente, les badauds restés toujours dans le zone d’ombre, plongent tous dans une curiosité incroyable les gamins comprenez mieux puisque c’est un rendez-vous bien assurer.

Pendant la représentation c’est en fait le moment d’égayement, le moment le plus fort appréciable c’est la fin du spectacle lorsque les enfants s’avancent vers nous et nous assistent dans une série de question réponse sur ce qu’ils ont vus néanmoins le point de vue de chacun est différent, l’amusement est certain à l’idée de rester avec eux pendant longtemps, les gamins entourent les bus :

- ezalaki bien (c’était bien)

- po na nini bokati (pourquoi avez-vous arrêté)

- bokoya mukolo nini (vous allez revenir quand)

- bopesa biso mapa (donnez nous du pain)

Certes, toutes ses petites questions qui s’articulent pour les uns et les autres de moments pareils qu’ils nous accordent nous permettent de discuter avec eux.
Coup de chapeau a tout les mundele du projet qui arrive a s’intégrer à la vie sociale et culturelle congolaise chose a moitie complexe, arrivés à établir un rapport avec les gamins de la rue sans forcement passer par un cadeau ou autre chose en nature où en espèces. Bannir la différence entre mundele et enfants de la rue, tu t’éviteras plus d’ennuis, se rapprocher d’eux, parler avec eux malgrés les difficultés de compréhension, là, tu es hors du danger, tu deviens un ami a eux et un vrai comme faisait la ‘Star of Matete’

Cet état d’esprit qui déterminera les nouvelles perspectives la suite du projet, les ambitions, la motivation. Malgré les conditions quasi difficile du pays, les intempéries nous les surmontons en tant que créateurs, nous espérons compter sur nous pas à l’idée d’éradiquer la prolifération des gamins de la rue mais plutôt leurs apporter le sourire.

La poursuite des ateliers dans les centres avec les gamins :

- atelier d’écriture : les gamins racontent une histoire quelconque ou d’autres qu’ils connaissent, nous les aidons à écrire cela et à donner aussi certaines orientations.

- atelier de dessin et découpage : a l’aide de carton et autres paperasses ils arrivent à dessiner les personnages qu’ils vont utiliser pour leur spectacle
les séances de répétitions : pour préparer la représentation et les représentations : la présentation du produit fini devant leurs amis

Certains partenaires honorent leurs engagement au moins l’on compte au moins 70% d’une collaboration.

Pitschou

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12 février 2008

gan

Toujours le 8 février

Paradoxes urbains.
L’Afrique urbaine des cartes postales est bien propre comparée à la réalité du bitume défoncé, des rues en terre, des éclairages intermittents, des enfants livrés à eux-mêmes, des handicapés qui guident les voitures pour recevoir un billet, et des déchets mouchetant le tout. Il y a ici une culture du vêtement, de la « classe » qui semble étrange dans cette jungle urbaine où la nature s’extirpe comme tant d’hernies des moindres fissures de bitume, des moindres carrés de terre non bétonnés, en herbes tenaces, en arbres luxuriants et boue chronique. Avec mon association urbanité-propreté plantée en tête, porter un costume dans certains quartiers est pour moi comme une conjugaison d’extrèmes. Comme avoir une peau de croco autour du volant de son véhicule utilitaire, sans vitres aux phares, sans portière coulissante, sans pare-chocs, au klaxon enroué rutilant et à la carrosserie rouillée découpée à la disqueuse pour faire de l’air aux 15 passagers embarqués sur les 7 sièges bancals. Et ça fonctionne, ça tord dans tous les sens les idées reçues.

Samedi 9 février

Le jour des fourmis.
Aujourd’hui, grosse immersion au sein de la population : expédition au grand marché avec un autre « mundele » (blanc, Luc) et Pitshu, un comédien congolais. Une forêt d’odeurs, de bruits et de couleurs. Des étals de fortune défiant les lois de la gravité et de la résistance des matériaux, des vêtements de luxe vendus à même la poussière. De tout, du tout-venant. Une espèce de grande fourmilière qui semble fonctionner comme une mécanique, réglée comme du papier musique. Ici la Reine est un Roi, déguisé en Président.
Ici, pas de T.V.A. sur le commerce. Tout se vend, par et pour tout le monde. De la main à la main. Sous un arbre, à un coin de rue, au bord d’un ruisseau ou dans les bassines juchées sur des têtes.
Je me sens « bizarre », tiraillé entre le bonheur de la découverte et le sentiment de ne pas être à ma place. Il va vite falloir jouer et rencontrer les enfants pour se trouver un peu de légitimité.

En passant…
Ce soir j’ai effectué mes premières centaines de mètres seul entre le cybercafé et la maison. On ne sait jamais comment les gens vous considèrent et par conséquent comment se tenir. Marcher droit, épaule ouvertes ou baisser un peu le regard ? Au-delà de représenter la richesse, la « blanquitude » a ici une histoire. Certaines personnes pensent que le pays est dans la misère en partie à cause des Blancs, Belges ou Français, d’autres s’en moquent, d’autres sont contents de voir des étrangers. Pas facile de sentir et discerner en permanence, surtout dans les bains de foule des rues bondées.

En passant…
Chaque jour passé est une semaine tant nous intégrons, vivons et apprenons sans cesse de nouvelles choses. Demain commence le travail artistique, le montage des spectacles, notre outil de travail. De quoi apporter une pierre à l’édifice dans le soin moral à apporter au pays. Pierre par pierre… petits graviers…

Lundi 11 févier

Au travail !
Depuis hier nous avons commencé les recherches artistiques en duos ou trios mixtes pour se rencontrer, s’amuser, se trouver. Nous construisons avec tout et rien. Le tout de ce que nous amassons, recyclons et détournons. Le rien de ce qui pourrait ressembler à nos accessoires de théâtre habituels. Nous façonnons avec des canettes, des capsules de bières, des bouts de tissus et de chambres à air, des cartons, des bouteilles en verre ou plastique, un tuyau d’arrosage, un entonnoir, un tamis, deux sacs plastique, un mètre de ficelle. Nous achetons le moins possible car ici les objets ont plusieurs vies, et autant de valeurs.
Le rythme de travail est assez lent pour l’instant et nous laisse ainsi le temps de nous adapter au fonctionnement et au climat. La « petite saison des pluies », chaude et humide, se colle sur nos peaux et s’immisce dans nos organismes lentement mais sûrement. Dès le lever ou la sortie de la douche, on est « moutches », on « pègue » comme ils disent ici… en occitan…


Mardi 12 février

Le relais
Aujourd’hui la deuxième équipe a regagné la France. C’était dur pour elle de quitter l’équipe congolaise. Quelques larmes sont venues faire luire les grands sourires d’adieux. L’expérience a été riche. Pour nous, surfeurs de la troisième vague, c’est moins rude, le tube se forme à peine ; il est loin de se casser. Passation de pouvoir.
Nous allons profiter du travail des équipes précédentes qui ont débroussaillé, retourné la terre et planté des graines. Il faut maintenant arroser. Le projet a un bon nez rouge et de l’oreille, il s’adapte et évolue. Apriori nous allons produire des petites formes, plus intimes, à jouer dans des centres et peut-être moins dans la rue. Dans la dynamique de transmission, nous allons également mener pas mal d’ateliers. L’art du spectacle semble séduire ces publics difficiles et être un bon support à un « mieux ». Leur donner des billes, en trouver avec eux, c’est important, essentiel dans le projet. Arriver, amener de l’envie et des compétences, travailler avec les locaux, monter un projet en fonction des besoins et susciter du désir, laisser les bagages, adaptés au pays.


60 soleils nocturnes
Hier soir nous sommes allés jouer deux spectacles de la deuxième équipe à Irébu, centre d’accueil pour jeunes filles. Elles étaient une trentaine, âgées de 6 à 15 ans, excitées pour la plupart, éreintées ou défoncées pour quelques unes. Se retrouver dans ce lieu, investis d’une mission simple et engagée a été une expérience surpuissante. Tenter de dessiner des rêves sous les paupières aux rêves décimés par l’abandon, la prostitution ou autre.
Reagan et Dorothée assurent avec leur premier show des « Allumettes Simba »
Pour le second, Luc Reagan et moi tendons tout en douceur improvisée la toile sonore des aventures de Vincent et Widjo. Saut dans le vide sonore avec pour parachutes une guitare, un « goma » (percussion d’Afrique Noire), deux bouts de bois et trois bouteilles de coca en verre. Le « son et lumière » claque dans les 30 crânes en haleine. L’accueil et les réactions des gamines est à l’image de ce qu’elles vivent : brut, franc, dense, sans concession. Leurs billes d’iris, trop grandes d’émerveillement pour leurs orbites, éclairent la soirée, brillent comme des soleils nocturnes.
Au final, un bouquet ! J’envoie un riff de guitare zouk, Luc prend le pas aux palmas, Reagan invente des mots en farandole, les enfants se trémoussent, Cécile, Dorothée, Olivia et Vincent aussi. La fanfare vocale poursuit dans la cour, exécute une danse céleste sous le signe du lion et nous signons une sortie haute en couleurs par la porte tôlée du centre.
Mission remplie. Haut les cœurs. Ca y est, nous venons de toucher du doigt le but de notre voyage. Etre au milieu des enfants, se toucher, dans tous les sens du terme.

Des étoiles dans les regards durcis.
Et peut-être des graines semées par-là par-ci.
Waow ! Bam ! Emotions garanties !
Aujourd’hui j’ai (un peu) découvert Kinshasa aux côtés de Romain qui est un « livre dans la ville ». Il peut organiser des visites pour Blancs perdus en jungle urbaine. Demandez son numéro ! Vous découvrirez ses écrits dans quelques jours sur le blog.

A bientôt !

Julien

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11 février 2008

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Aujourd’hui du repos et encore des rencontres.

Hier soir, à note arrivée, la maison et le jardin étaient pleins d’invités venus assister aux spectacles de la deuxième équipe qui s’en va dans quatre jours. Tous ces visages nouveaux, ces âmes si étrangères et soudain si proches. Des prénoms à retenir, des sensations à apprivoiser, des échanges à inventer. En fait 6 milliards de personnes, ça fait quand même beaucoup de mille et de millions.

Ce voyage renvoie déjà à soi par nos codes qu’il bouleverse. Codes de rapports humains, codes urbains, codes économiques, écologiques, etc. Il nous renvoie, comme tous les voyages, à notre mécanique (mentale et comportementale, consciente et inconsciente) marquée et naturelle qu’il met tout de suite à l’épreuve. Qu’en faire ? La façonner, la remouler, la teinter ? En tous cas la reconsidérer. Que mettre en jeu dans ces nouveaux rapports ? Il s’agit de rencontres de cultures. LA cloche a sonné, le premier round, d’observation est lancé !

La différence de langages (bien qu’ici la majorité des gens parlent français) éloigne autant qu’elle rapproche. Elle investit d’autres choses, on trouve d’autres moyens. Alors le corps parle, les contacts deviennent mots, on y fait attention.

Kinshasa grouille, les limites me paraissent floues. Entre route et trottoirs, entre riches et pauvres, entre deux hypothétiques boutiques. Les gens slaloment entre les véhicules de tous poils qui font la loi. Des ornières, de la poussière, des étals inattendus, des boui-bouis, la vie à toutes les pages, à tous les étages. Je ne sais pas qui fait quoi, qui va où. Seuls les policiers ont une fonction et un costume faciles à identifier.

julien

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09 février 2008

joyeux Anniversaire

Prune c'est la fille de Garniouzes. Aujourd'hui elle a 6 ans. Pour l'occasion Thérèse, Rose et Pépé ont fait un super gateau. bon anniversaire Prune....

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08 février 2008

Incertain 30 janvier quelque part sous le soleil.
Il y a des allers simples, des allers-retours, mais pas de retour sans aller, pas de simple retour. Tant mieux. Nasepeli de ça.
Je m'en retourne mais ne m'en détourne pas.
En mon nom à l'infinitif (coucou Picatchou), je continue d'apprendre qu'être humain se conjugue à  l'imparfait. Tant mieux aussi. Nasepeli de ça aussi. Tant qu'on sera en recherche quelques choses pourront changer.
Je m'en retourne et ne m'en détourne pas... de tout ce que j'ai vu, perçu, reçu, de tous ces enfants aux réves abîmés, enfants sous-traités en sur-vie.
Tous les douaniers de la terre pourront me fouiller, ce ne sont pas des choses qui se rangent dans un bagage, pourtant ça a un poids et ça déclenche l'alarme :
NoooooooooooooN à  l'infinitif, Non qui ne se conjugue pas.

Patricia

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07 février 2008

Douce France, cher pays de mon enfance.

A Paris, aéroport Charles de Gaulle, ce jeudi 7 février, la douce terreur de notre régime policier a supplanté la magie du départ. Oubliés les yeux des voyageurs dans lesquels défilent en images toutes les destinations.

Après un embarquement effectué avec une heure de retard pour cause de grève du personnel (ouf, des travailleurs veillent !), nous montons dans l’engin ailé, floqué de bandes bleues, blanches et rouges, estampillé « Air France ».

Un air de nouvelle France, une France en manque d’air. Aux prémisses de l’agonie.

A l’intérieur, entre repérage de sièges, installation et rangements de bagages cabine, nous sentons une tension. Une dame de couleur noire a tenu des propos que le commandant de bord n’a pas acceptés pour le préjudice moral qu’ils semblent porter à « ses » clients, i.e. les passagers. Après quelques discussions informelles avec le personnel de bord visiblement dépité par la crise d’autoritarisme de son supérieur, nous apprenons le problème : en réaction à l’expulsion d’un Congolais, l’ « insultante » dame aurait lancé que de toute façon ce reconduit à la frontière était juste un sans-papier et pas un criminel, avant de rajouter qu’en revanche, les Français qui allaient en Afrique, étaient eux des criminels voire même des pédophiles. Le commandant s’est alors épris d’un profond philanthropisme pour le peuple blanc de genre masculin et a demandé aux policiers présents dans l’appareil pour l’expulsion du pas-en-règle que cette dame et sa fille d’une dizaine d’années soient « débarquées » sur le champ.

Je ne sais pour quelles raisons la mise en œuvre de cet ordre ne s’est pas faite illico. Les policiers n’ont pas saisi de force la grande criminelle. Pendant l’attente de LA sentence, une journaliste, un travailleur français de l’ambassade, une travailleuse pour une association de défense des droits de la Femme, quelques Congolais et nous-mêmes avons tenté de négocier avec « Der Kommandant » mais rien n’y a fait. Trois fourgons de C.R.S. ont débarqué sur le tarmac aux pieds de l’A330 pour faire monter dans l’habitacle dix « gardiens de la paix » casqués, alignés derrière leurs boucliers de plexiglas, et très vite désabusés par leur déploiement injustifié.

C’est dingue comme tout peut basculer très vite, comme on peut se sentir en quelques secondes passible de toutes les peines, pour un oui pour un non, pour des considérations certes grossières et démesurées, mais ô combien infimes comparées par exemple aux agissements de l’Etat français et de nombre de ses représentants depuis des décennies et des siècles sur le sol africain : colonisation, soutien de dictateurs, négation d’état sanitaire, vente d’armes et autres…

Les petits soulèvements verbaux de passagers (menacés de débarquement à chaque parole engagée) n’ont pas suffi et la dame, malgré ses excuses formulées à l’ensemble des passagers qui ne se sont jamais formalisés de ses propos excessifs, a pris sa fille, ses affaires et a complété la file indienne des C.R.S. jusqu’à l’extérieur de l’engin, usuellement symbole de rêve, de voyage, d’échange.

Nous décollons donc dans ce contexte, habités d’une sensation d’immense déséquilibre, à la fois tacite et criant, entre Blancs et Noirs, Nord et Sud, pays pauvres et pays riches, ou plutôt pays appauvris et pays enrichis.

Nous vole à la gueule la réalité de notre politique nationale d’immigration, la violence qu’elle provoque, le passé qu’elle nie et le sentiment de toute-puissance et de suffisance qu’elle insinue naturellement aux creux des esprits les plus enclins à la jouissance du pouvoir.

L’avion sort du parking après deux heures d’incidents. Après la démonstration de force des hommes en bleu, démonstration de sécurité par la dame en bleu : les voyants lumineux, les issues de secours et tout le tralala. Puis décollage.

Sinon, il fait soleil et la France a teinter le ciel de ses plus chères couleurs.

Et nous, bleus de circonspection et rouges de colère, nous sommes plus blancs que jamais.

Julien

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06 février 2008

journal

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05 février 2008

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Pendule à l’heure

Calendrier

L’extincteur a déclenché

Tout a bien commencé comme d’habitude amorcer par un repérage pendant que Kinshasa était en effervescence des festivités de fin d’années.

Deux expatriés simpants aux vrai sens de mot sans complaisance accompagne de deux jeunes congolais (indigène du moment) on eu à partager et préparer l’exécution du projet.

A cheval parfois à Académie des beaux arts, les rues de la place, restaurant 952, terrasse de rue au terrain de football qui chaque soir se transforme en lieu en terrasse …….

Quand au projet voilà que le jeune congolais mal dégrossi se fait son point

Le nombre de gamin de rue dépasse celui de véhicule de Kinshasa c’est-à-dire lorsqu’une voiture passe sur le boulevard sera entouré de vingt gamin et si vous multipliez vous constaterez qu’il y a surpeuplement de gamin de rue ceci nous rapproches à dire que autant de gamin autant de site de fréquentation, autant de leader qui chapeaute je me dis c’est « une nation dans une nation » lorsqu’on crée un autre univers a part, on se crée de lois qui va à l’encontre de ce de pays où on vit. On doit admettre cela.

Moment de partage, d’echange, d’expression, kongolo-francais qui a inventé le kundele…

Pitschou Tshiovo

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Histoire de rêve

Darlenne c’est une fille que connais bien et j aime beaucoup, et pour quoi j ai dit comme ça, c’est par apport à son histoire, d’Arlène à vue des choses bizarres dan sa vie qu’elle n’arrive à comprend pas et caillements comprenais moi  aussi je arriver  pas à vous explique  cette petite histoire, et je vous assure c’est une histoire  qu’il me plait beaucoup aussi c’est une fille très courageuse enfin darlenne à vie des choses bizarre dans sa vie quand elle été encor à l’âge de 10 ans son père et sa mère ils discuter presque chaque jour des injures publique et son père tabasser sa mère vraiment fort il voie comme ci il est dans un combat en cage face un Goldberg vraiment c est regrettable pendant qu’ils barrait darlenne faisais que pleure an disant papa laisse  maman , papa  S.T.P.laisse là tranquille comme son père et sa maman ne vous pas l’écouter darlenne, ils faisais bagarrait presque tout les jours, je die bien presque touts les jours, et darlenne n’à pas put supporter ça elle ce décider de devenir fazer  ou autrement die teba, shégué, elle été encor à10 ans comme âge, il est un jour darlenne c’est promener au rond point mandela et panda qu’il faiseur sobre à munui darlnne rencontra 5 gêne homme et parmi ce 5 gène homme ils avais 3 en tenues militaire avec des arme  ils prie  darlenne on les amener jusque au si métier de la Gombe. ah mon pauvre darlenne Ils ont commencer à louis buez par tous dan le corps ils à perce ce doit dan son sexe et mon pauvre darlenne crier en pleurent na kufie maman yakaeee  papa yakaeee ils avait 2 sur ce 2 mains 2autre sur son 2geambe et 1notre entre de manger sa nourriture  et vous Assur  ils faisait tour par tour une apprêt l’autre et darlenne à commence à enseigne et des Sant commencer couler par terre darlenne perdra control au si métier ,et les gares ont fuie ils ont laisse darllenne  là par terre au si métier ,et le matin elle se réveil tout jours avec ça petite jupe plain des sans elle plairez pendant tout ce tant elle à fait au moins10 jours qu’elle faisait plaire tout les tant et après 23 jours elle commencer à c’est prostituer ou rodage à 1200F.C. à débattre pour 10 minute scellement c’est pour tous les veneur gouter muana ya 10ans na bilengi ya ba maman elle faisait ça comme boulot pendent 7 ans et un jours qu’elle été comme  elle un messieurs là  bien abeiller en chemise cravate veste chaussure bien assise dans un Mercedes là et il’ appelle darlenne ils ont discuter et ils ont mis d’accore pour les prix et pour aussi passe la nui en sembles, chose promis chose fait le monsieur une excellant nui et c’est monsieur lui proposant le mariage etdarlenne l’accepta la proposition et ils ont commençais à rechercher c’ait parent ,âpre 3ans darlnne à retrouver ce parent.et darlnne avait Dejean 20 ans ça été vraiment une fête je die bien une grand fête dans la famille i comprit  Regan Matuké aussi il été là dan la fête et a prêt 7 darlenne et monsieur c’est marier enfin. Au moment que je vous parler darlnne à mette na deux fils jumeaux.   

Cette histoire de rêve à été fait ou ecrit par votre humble

Artiste Reagan Matuké Star à kinshasa   

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04 février 2008

Des nouvelles de Michak...

Michak c'est un tout petit (2 ans), surnommé Kirikou par les autres gamins que vous avez peut-être vu dans une série de photo (celui qui porte les lunettes de soleil à l'envers). On l'a rencontré au centre de Popokabaka. Ca faisait quelques semaines que les éducateurs l'avaient trouvé dans la rue. Ils pensent qu'il s'agit d'un enfant perdu. Mais comme il est tout petit, impossible de savoir son nom ou son adresse. La seule solution pour retrouver ses parents serait de silloner la ville avec lui dans l'espoir d'une réaction au passage dans un quartier, dans une rue. C'est pas une mince affaire. En attendant, pour nos copines de la première équipe, sachez que Michak va bien et qu'il a intégré le centre d'accueil permanent de ORPER Christian Mwanga (tenu par la soeur Stella), centre où vous avez joué. Là-bas il est nourri, logé et on s'occupe de lui. On l'a revu avant-hier.

Jordi

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01 février 2008

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Enfants errants : La fourrière veille

A la moitié du projet, les interventions nocturnes dans les rues avec les centres mobiles ont pris leur rythme de croisière. Nous avons écumé le centre ville avec ses groupes de petits et de nombreux autres quartiers dans la cité. Déjà, un constat s’impose par rapport à l’an dernier, il y a beaucoup moins d’enfants dans le centre ville et surtout il y a moins de grands. Au mois de mars, juste après notre première venue, de violents affrontements ont éclaté entre les FARDC (l’armée du gouvernement) et la garde personnelle de Jean-Pierre Bemba, candidat malheureux des dernières présidentielles. Les enfants du cimetière de la Gombé, en première ligne du conflit, on été visiblement impliqués dans les combats. En représailles, une fois les affrontements terminés, d’importantes rafles ont eu lieu. De nombreux enfants ont été envoyés dans le sud du pays. Depuis cette logique perdure. Visiblement les enfants ne sont plus déplacés mais arrêtés pour une, deux ou trois journées et relâchés. Du coup ils ont peur, ils se cachent. Nous aussi ça nous fait peur. Si en intervenant dans les rues pour ces gamins, on créé des poches de fixations qui permettent aux autorités de « cueillir » les enfants, on perd tout. On perd le sens que l’on donne à notre travail, on perd la crédibilité acquise durement… De fait, nous réorientons notre travail dans un autre sens. Nous allons intervenir dans les centres d’accueil de manière plus régulière et sur des présences plus longues. Il nous semble que le moment est bien choisi pour expliquer aux enfants que dans les centres ils sont en sécurité et qu’on les attend là-bas. Nous n’allons pas pour autant stopper notre présence dans les rues mais nous allons surtout y trainer pour donner des rendez-vous aux enfants. Nous avons même imaginé partir avec notre camion pour ramasser les gamins et les emmener dans ces centres. Malheureusement, toujours cette maudite actualité et le naufrage de l’arche de Zoè nous empêche de mettre cette idée en pratique. Sur ce sujet, je pense que le mal fait est plus profond que ce que l’on croit. On a souvent entendu des gens dire qu’on voulait emmener les enfants, souvent sur le ton de la plaisanterie, parfois très sérieusement et de temps en temps de manière très virulente. On se bat au quotidien chez CSF pour faire tomber les préjugés et les stéréotypes sur les occidentaux et pendant ce temps des compatriotes déploient une énergie faramineuse à en créer d’autres. Merci à tous, et encore bravo.

Nous avons commencé un autre travail avec Médecins du Monde afin de sécuriser nos interventions nocturnes. Nous avons rencontré les leaders des gamins de nombreux quartiers. Nous avons discuté avec eux et les avons convaincus de l’intérêt, surtout pour les petits, de ce que nous pouvons apporter. On a commencé ce travail mercredi et il nous a déjà permis d’intervenir au grand marché. Un site sur lequel nous ne serions jamais allés sans un encadrement de ces leaders. Ils vont nous aider à faire circuler l’information, à être aux bons endroits aux bons moments et surtout à ne faire prendre aucun risque aux enfants. Ca avance…

Jordi

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31 janvier 2008

Interception sur France Inter spécial CSF Kinshasa

Depuis jeudi dernier, une équipe de France Inter s’est jointe à nous. Ils sont partis aujourd'hui. Le projet était de tourner un sujet pour l’émission Interception. Un sujet sur CSF mais surtout sur les enfants des rues et les gens qui les aident. En sept jours, Pierre-Louis et Jean-Marie ont fait un véritable marathon de l’interview, rencontrant enfants, éducateurs, artistes, personnels encadrant des ONG. A coup sur le résultat vaudra le détour. Une petite dédicace à eux deux au passage, pour les remercier de leur curiosité, de leur discrétion et de leur écoute. Il y avait forcément un certain décalage entre leur projet et le notre mais il n’a, à aucun moment, posé le moindre problème. Ils ont intégré l’équipe et l’équipe les a intégrés. Un travail à écouter sur Inter un dimanche de février ou de mars à 9h. On vous communiquera la date dés que l’émission sera programmée et vous pourrez, par la suite, la réécouter sur ce blog.

Jordi

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29 janvier 2008

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28 janvier 2008

Les nouvelles photos....

On nous a fait remarquer que les photos du blog ne sont pas toujours trés trés récentes. C'est vrai que l'on a, suivant le fonctionnement du réseau électrique et le temps à ma disposition, entre 6 et 9 jours de retard mais on arrive quand même à vous en montrer... Ne soyez pas impatients... Trés rapidement, c'est promis, je met en ligne  les premières photos de la seconde équipe de comédiens en spectacle.

Jordi

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25 janvier 2008

CSF Congo ?

Le projet, comme nous vous l’avons toujours présenté, mise sur la parité congolais/français pour développer un échange concret et sincère entre artistes. Cette donnée fait déjà aujourd’hui partie du passé tant la collaboration a été efficace et rapide. Aujourd’hui, dans tous les coins, ça commence à parler de la suite, de la pérennité, des interventions à l’année sans les français. Pitschou et Reagan ont inventé  le premier duo Kino-kinois, Pitschou est maintenant et durablement le second metteur en scène de l’équipe. Le collectif Clowns Sans Frontières Kinshasa (ou congo, ou RDC, ceux qui le porteront le nommeront) est né. Longue vie…

Un juge zélé, une vielle valise chargée d’une lourde histoire et un chef de guerre devenu chef d’état ont interrompu le programme Clowns Sans Frontières au Rwanda. Une bande d’imbéciles, plus habités de stéréotypes et d’inconséquence que de méchanceté, nous ont obligé à repousser notre nouveau programme au Tchad. Ici, tout est réuni pour composer les équipes qui vont réaliser ces projets, je vous l’assure. Et puis, il y a tout le reste, les futures idées au Kivu en RDC, Madagascar et les échanges entres continents… 

Il y a tout sauf l’argent peut-être. Mais ça on va s’en occuper…

Longue vie aux clowns du congo.

Jordi

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24 janvier 2008

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27, 28, 29, 30…

Les jours passent, les journées semblent compter 6 malheureuses heures mais les semaines semblent peser quinze jours. Rythme étrange cadencé par la pluie, les coupures d’électricité (pardon, les périodes d’économie d’énergie), les siestes et la traditionnelle Primus, récompense quotidienne de quelques images de plus données à  quelques petits yeux étonnés de plus. Un travail de fourmi… deux heures d’attente dans le camion pour présenter un duo de quinze minutes devant dix enfants. Mais dix, plus dix, plus dix, plus dix….

La première équipe de comédiens a achevé son travail. Une partie des kinois continue avec la seconde, les Françaises ont repris le chemin du froid. Quatre semaines de création, d’idées, de compréhension qui ont posé les fondations du projet 2008. On commence à connaître les enfants par leurs prénoms, sinon on reconnaît au moins leurs visages. Les éducateurs nous ont intégrés.

Au rythme hebdomadaire de quatre à cinq sorties nocturnes, sept à huit représentations dans les centres, trois ateliers d’invention de mondes imaginaires, les enfants aussi nous connaissent, nous reconnaissent et nous comprennent un  peu.

Un grand « Merci et Bravo » à cette première équipe :

Les comédiens : Pitschou (Pikatchou), Nancy (Bayo), Patricia (Paty), Reagan (Oh mon bébé !), Widjo (et tous les Widjilandais), Marie-Leïla (Star of Matété)

Le musicien : Sidi (Monsieur Le Directeur)

El mentor : Nabet (Fabala, Fabala)

Les coordinateurs : Christian (Hey ! Jah Man !), Jordi (Commandant Mossolo)

L’écrivaine : Dalila

Les cuisiniers : Threese, Pépé & Rose

Le régisseur de la résidence : Cent Quarante

Les conducteurs : Michel, Françis et papa Christophe

Les amis de passage réguliers : Kennedy et les Eza Possible, Jacques (Japoné), Clément, Rodrigues, bibiche, Ange et tous les autres…

Une page se tourne. Quatre semaines sous le signe de la douceur et de la poésie. Trois nouvelles qui commencent toujours pour la poésie mais aussi pour l’impertinence et…. Le Football. Le 20 janvier dernier a commencé la Coupe d’Afrique des Nations, elle se terminera le 10 février. La RDC n’y est pas qualifiée et malgré cela l’engouement des kinois est sans commune mesure à celui des français du mondial de foot de 98. Même les gamins de la rue sont difficiles à trouver aux heures de matchs. Inch Allah… On va s ‘adapter… Deux des quatre nouveaux duos sont dans le ton du ballon rond et s’il faut attendre les mi-temps pour jouer pour ou avec les enfants, nous le ferons.

L’équipe qui démarre, c’est encore des français et des kinois.

Les kinois : Reagan, Pitschou, Christian, Claudine, Jeanine, Sidi

Les français : Nabet, Vince, Dorothée, Garniouzes, Fawzi

C’est eux qui vont bâtir les murs.

Jordi

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23 janvier 2008

Ezalaki na mboka ya widjiland ezalaki na bitumba pendant   30 ans ba konzi mibale waribi na wiyombo bakabolaki mboka naeteni mibale

Widjo azalaki na 1Oans alembi bitumba akendeki esika ya koloba na mboka bakoko naye balobelaki ye na ndoto okotia kimia na mboka pe okokoma  mokonzi  ba konzi mibale bayokani balobi widjo azali ndoki pe babenganiye na mboka il faut tobenganaye

Akomi na mboka ya wacodo po alia esengeli ayiba pe kolala na ngela yaya moko asubeliye asiliki makasi yeko mwana akosalanini mobateli  moko akutiye na nzela pe alakisiye marionnette widjo asalaki makasi pe akomi moto to meilleure pe ayebanaki na mboka mobiba mokolo moko azongi na mboka na ye asangisi mboka mibale pe akomi mokonzi mpe akanisi maloba ya bakoko na ye okotia kimia na mboka pe okokoma  mokonzi  pebasalaki fete  pona mokonzi yasika

Widjo

Traduction (par Jeanine)

Cette histoire se passe dans le village de Widjiland où une guerre a duré pendant 30 ans. Il y avait deux rois Waribi et Wiyombo. Ils avaient divisé le pays. Widjo avait 10 ans. Il ne supportait plus la guerre. Un jour, quand il dormait, il a vu dans ses rêves ses ancêtres qui lui disaient que c’est lui qui allait rétablir la paix dans son pays et qu’il en deviendrait roi.

Les deux rois sentant que Widjo allait devenir quelqu’un dans l’avenir ont inventé des histoires pour dire que Widjo était sorcier. Ils sont allés parler à ses parents pour que l’on chasse Widjo du village. Widjo est allé se réfugier dans la ville de  Wacodo, voisine. Là bas, il a beaucoup souffert. Pour trouver à manger, il a du voler. Il dormait dans la rue. Quand il dormait une personne a pissé sur lui. Un jour il a rencontré un des encadreurs d’un centre. On l’a emmené dans ce centre pour les enfants de la rue et on lui a appris comment on fabrique les marionnettes. En faisant les marionnettes, il est devenu un grand et a commencé à gagner sa vie avec cela. Il est devenu une star dans cette ville. Un jour, il a pris la décision de retourner voir les gens de son village. On lui a appris que les deux rois étaient morts. Le village était dans la débandade, Widjo les a calmés et les gens lui ont demandé de devenir leur roi.

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22 janvier 2008

A quelques fragments du départ...

Na bala bala ya Kinshasa, toujours dans les rues de la grande cité de sable et de bruits, les enfants ont pris l’espace, le temps, l’espoir et la colère. A la question pourquoi être là ? Il y aurait plusieurs réponses, mais une demeure si silencieuse qu’elle s’entend dans chacun de nos regards.

Le travail avance, nous reformulons, nous touchons mais… sommes. Un clowns c’est quelqu’un qui ne meurt jamais. Un enfant non plus. La colère est montée, comme il faut, comme il fallait, comme il faudra. Colère contre qui, quand, quoi, comment ? Trop vaste mais colère cependant, pourchassée par les centaines de rires. Lutte de l’un à l’autre. Ceci est le combat précisément ou alors appelons cela la vie. Désormais, les enfants se sont emparés des objets, des idées et des paroles. Ils jouent leurs histoires en serrant contre eux les marionnettes. Le spectacle, le jeu, c’est eux. Ils foncent et de quoi auraient-ils peur de plus que ce qui chaque jour, chaque nuit appui déjà sur leurs épaules ? Je m’attache au présent depuis plusieurs semaines. Ils vient quelque chose de l’avenir et de l’essentiel de l’avenir. Peu importe si cela advient dans cinq, dix ou mille ans. Nous serons morts qu’un avenir s’écrira encore pour un autre. Et ainsi de suite. Ce qu’il faut c’est TENDRE VERS… Changer les choses, cela ne sert à rien. Les choses cela ne veut rien dire et toutes les choses ensemble, cela déborde. Ce qu’il faut c’est que ça change les hommes. Ceci est une question.

Dalilà

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21 janvier 2008

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15 janvier 2008

Le blog attaqué...

Des photos non voulues se sont incrustées sur ce blog. On les a enlevées, mais le problème pourrait réapparaître. Si vous voyez des choses suspectes (des photos qui n'ont rien à voir avec le projet) apparâitre dans certaines séries d'images, merci de nous le signaler.

Jordi

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14 janvier 2008

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12 janvier 2008

Ici et maintenant : Tozali na KINSHASA

Ecrire d’ici d’en bas …

Pas la peine que je précise le temps et l’heure, le temps qui se passe et les heures qui se rangent les unes à côté des autres, toujours disciplinées, quelque soit le chaos alentour ; Pas la peine, parce que le présent d’ici bas se fiche pas mal du temps qui passe. Le présent exclut son avenir et a déposé sur son passé une flaque d’oubli et de silences. Etre là, aux intersections des moments, des hommes et de tous ces mouvements anarchiques qui habillent la cité. Etre là, au milieu, les mains dedans, le cœur en boule et les yeux tracassés.

Je suis là pour écrire, je suis là pour voir. Cela entre tourne revient triture, la feuille est terriblement blanche, et noircie petit à petit de toutes ces images ; il ne faut pas décrire, il ne faut pas. Il faut trouver dans l’immédiat devant, un au-delà et une circulation autre. Ce n’est pas le moment de la contemplation, ce que nous avons en face à face est arraché d’un foisonnement de vies et de souffrances, de rires en volume et de secousses des corps. Corps qui dansent, marchent, luttent en minuscule quotidien, en majuscule humanité, se fatiguent et continuent.

Je pense au personnage de Camus dans « la peste », celui qui passe sa vie, puis finalement sa mort, à écrire une seule phrase. Une phrase insignifiante d’allées fleuries et de femme à cheval, au milieu d’un chaos infernal. J’écris cette phrase. Ici, dans le chaos de Kinshasa, de ses enfants de ses hommes. Cette phrase est ma lutte, elle ne verra le jour que dans mon incapacité d’écriture, et de lecture.

Alors j’ordonne, je cadre un peu, pour de nouveau être libre. Toutes ces petites mains moites qui s’engouffrent dans nos grandes mains moites, ces regards et ces rires, et la densité des instants, tout cela sur papier (et partout dans les chairs), tout cela ne peut aller dans tous les sens. Même si la direction doit restée voisine de l’ignorance. Désormais, j’ai tenté d’y voir clair, pour de nouveau tout troubler dans la réalité, et laisser les choses me courir dessus, me rentrer dedans. J’ai rencontré Marie-Louise « Bibish » Mumbu, journaliste culturelle, auteure kinoise. D’abord il me semblait évident qu’une traduction de mes écrits devait se faire en Lingala.  Parce qu’on s’en fiche de tout comprendre (en général) ; par contre on ne peut ignorer la musique. Puis, nous avons parlé des limites et des désirs, des corps de textes qui s’emparent du réel pour ne jamais laisser tranquille l’ordre établi, pour que l’insupportable demeure insupportable, même si la normalité et la fatalité pourraient bien lui faire la peau. Petit à petit, dans l’intersection de nos voix, est venue celle de nos écritures, de nos rythmes et de nos apnées.  Alors nous écrirons ensemble, une partie de la fournaise. Nous aurons les yeux ouverts aux mêmes endroits, et sur chaque chose, nous déposerons nos langages singuliers. Naissance du binôme poétique franco-kinois. Nous avons laissé venir l’imprévu, en le provoquant un peu, depuis la posture et le désir.

Maintenant, « travaillez, prenez de la peine E HO ! débrouillez-vous, débrouillez-vous ! HUM petit à petit ! … »

Dalilà

La bonne conscience c’est ce qui ne dérange pas

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09 janvier 2008

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Kin le pouls et la belle

Dans la chaleur de la cour tout est calme c’est l’heure de la sieste. Dans la cuisine Rose et Pépé font la vaisselle en chantant des chansons du spectacle, le souffle du ventilateur les accompagne. Christian se réveille et me signe un bonjour des yeux. Il y a plusieurs bons jours en un jour ici. Une semaine que nous sommes arrivés awa*. Une semaine qui en parait dix, disons 2 parce que ça je sais le dire en lingala, mibale semaines. Une semaine que je suis entrée à Kinshasa par la petite porte, la petite porte bleue du fond de cour de notre maison. Petite porte qui donne directement sur un marigot qui grouille d’autant de choses que Kin bouillonne  de vie, brouillonne bidouille et se débrouille. En arrivant on a laissé nos portables et nos habits d’hiver dans nos sacs, notre passeport à l’ambassade et sur le pas de la petite porte bleue on se dépouille  un peu du monde zélé, du mundélé, de nos tics et de nos tocs. Reste que le tic-toc du cœur..Une semaine de semis, de semences, d’échanges de graines. Le spectacle est debout il s’est lancé il s’est frotté, comme on l’a fait durant quatre jours pour faire naître nos trois marionnettes franco-kinoises.

Une semait’ne de plein de petits peu, de ‘petit tu peux’. Un tout petit peu de temps, et pour tant. Nous avons joué six fois. La deuxième était notre première tournée nocturne avec les centres mobiles. Tassés dans le camionette , trimballés dans la nuit des rues de Kinshasa, nommée la poubelle. Premier arrêt, premier cadeau. Une vingtaine d’enfants ont fait taire un tout petit temps  10 millions d’habitants, shégés assis sagement les uns contre les autres. Ils regardent, attentifs, il y a de la douceur… des frôlements, des brassées de petites mains serrées, dont le contact est parfois étrange, tellement elles contiennent le tout kinshasa,   agglomérats de milliers de choses touchées, malaxées, transbahutées. Transmahutées.  Ces mains ce sont les belles de cette Kin, ces belles.qui font battre le pouls.

Deux jours passent, on profite d’un moment de pause pour tenter une connection au cyber,qui se trouve à deux rues de l’endroit où nous avons joué ce soir là. En sortant des enfants nous ont reconnu et nous interpellent, mboté, bonjour, lisousou’ rires*. Ni argent, ni nourriture, ni rien, nini, ils ne demandent rien. Rien demander c’est donné, c’est cadeau.

Patricia

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08 janvier 2008

P1050909

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06 janvier 2008

De nouveau marionnettiste...

vous avez donne  la priorité à la rue-j ai jamais entendu ou panser à cela peut arrive  dans ma vie  un jour de devenir teba ou Frazer ,chegue na ndimakite  no no la rue na jamais engendré un enfant j suis comme tout autre enfant j ai vais jouer au foot bal comme eu papa maman S.V.P nous nous savons pas ce que l’avenir nous réservé on nous dit que la jeunes et l’avenir du demain, pour quoi, pour  quoi ?tous cela peut se fait qu’ à nous un orphelin ne peut pas vivre comme tout autres personne vous croies pas que demain ça peut être,’ toi tu ce comment ça sera comme saure à vos enfant oncle, pour vous me injurie comme         ça fils du putt ce pour cela ton papa et ta maman tous mort du sida, il ne faut pas me touche est ce que tu m’entent je pence t’a bien compris, désormais a partir d’aujourd’hui moi et ma famille, nous sommes d’accord pour ça.et l’ enfant pleure il pleure et ce qu’il me fait malle ce quoi l’ enfant pleure toute sa vie entier, il passer des moments incroyable et l’enfant c’est posses des question ,comment je peut faire pour ma vie puisse avoir un bon sans  qui ?qui ?  Peut m’aider dan cette situation et il avait personne et l’enfant finir par ce pendre sur un arbre.

Texte ecrit par  REAGAN  MATUKE

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Un texte qui nous a parlé...

Pas trop le temps jusqu’ici d’écrire, juste le temps de partager ce texte de Virginie Dupray, d’après l’œuvre de Kura Shomali, plasticien du collectif Eza possible.

Patricia

« Nous sommes, vois-tu, au commencement.. 1979, Kanaga, un beau jour de mai, 1985 ou 86, je ne sais plus bien, arrivée à Kin. 2001, je mets un terme à ma future carrière de médecin et entre à l’académie des Beaux-Arts. 2003, on crée les Eza possibles. Partant de rien, on est au moins sûrs dans ce pays d’arriver quelque part et à plusieurs, ça peut aller plus vite. Un peu comme la maman qui prépare le fufu national pour nourrir toute la famille. 2004, je sors, mon diplôme en poche…Nez à nez, avec dix millions d’existences. Au commencement… Je passe, je prends, je ramasse, pêle-mêle, à la pelle, tout m’intéresse. J’attrape au vol, à la volée, plastique, ferrailles, peinture, habitudes, tout est matière…Mais ne me faites pas le coup du recyclage à l’africaine, non, plutôt la récolte de ce que je n’ai pas semé, la vie qui grouille, entêtée, les songi songi , toujours vivaces, colportés de bières en goulot, de shégés en parcelles, les va-et-vient et les signes. Je continue : j‘attrape, je jette, j’emprunte, je demande pas : « Cette parcelle n’est pas à vendre », de toute façon, on connaît jamais le proprio. Je couds les rues, je raccommode le quotidien, toujours de quoi faire, jamais en manque d’histoires « made in China », usées en Europe, terminées au Congo, ou parfois direct China-Congo : pas de contrôle technique ici, tout peut et doit marcher, pour longtemps. Contrairement aux gens, les objets vivent vieux et les conversions sont spectaculaires…Multiples réincarnations dans le grand bantou, toujours un truc à récupérer, à inventer, un sport national. Je continue : je bats le fer quand il chaud, ici il est toujours chaud. Je pioche dans les journaux, du local, de l’international, je pique, je greffe, ça prend toujours, le climat est propice, tout pousse, toujours, en dépit de tout. Je zappe. C’est la nuit. Je traîne, je tends l’oreille. Du son, du gros son qui sature et dégueule sur le voisin…Place à la bière, aux griffes quand on peut, aux églises quand on peut pas et qu’on voudrait pouvoir un jour… Le temps d’oublier le transport qui ne vient pas, les 4x4 de la Monuc qui viennent mais ne s’arrêtent pas, les politiciens pachydermes qui mangent et digèrent en se demandant comment mieux manger demain…

Je zappe.

Je croque, je dessine, je découpe, je colle, carnet quotidien de cette grande performance à ciel ouvert, 10 millions de figurants, même pas payés…Des dessins que je pose avec mes marionnettes ou que j’installe sur des vieilles chaises de nganda, le plastique raconte des histoires au papier… La ville est grande, la vie plutôt courte ici. Je continue."

Editions de l’œil ; Les carnets de la création.

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05 janvier 2008

Tozali bana lokola bananioso tosanini ?

Est-ce que mabe nioso biso nde tosala yango ? nzambe tosala nini na mokili oyo yase lisumu nini yango oyo tosala oyo ezanga bolimbisi nzambe pourquoi kaka biso est ce que biso nde toza ba porte malheur ya congo ? Chegue nde nani na kati ya mokili ou dans le monde ou dans cette terre, kokanisela moto likambo oyo ye asalite ezali nde mabe papa, maman toyebi avenir te lobi toyebi te totika kobwa bana na biso moko oyo to monelibapasi totika makila na biso etelengana te nzambe apesaka vision apesaka mpe provision pardon ba maman nakombo na nzambe maman papa prenons conscience pour cette affaire, qui qui peut accepter de voir son ou sa propre fils ou fille tentre de promener sur route je crois personne peux accepter cela puisse àrrivé à son fils ou à sa fille ba noko pourquoi bosalaka bana ya ba ndeko nabino bongo bozelaka kaka ndeko na bino ye akufa mpo bino botikala koniokola bana naye noko yo ozokanisa nini yo oko kufate ? botika komikosa bino ba noko muana ya ndeko nayo azali mpe muana na yo, ba bien ya mokili oyo ekosa bino soki moke te tokotika yango ba noko na biso tozali kaka bana na bino

S.V.P bobuaka biso te je vous remerçie beaucoup pour la bonne compréhension c’et belle et bien votre humble serviteur.

REAGAN (Matuke star / Artiste musicien percussionisye)

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04 janvier 2008

Sorties nocturnes

La première phase de création est terminée. Les duos autour de la manipulation de marionnettes fonctionnent bien, ouvrent de nombreuses pistes de recherche. Nous nous focalisons donc là-dessus. Le travail sur les petits univers intimes de manipulation d’objets (à base de boîtes de vendeurs ambulants ou autre) débutera dés que les propositions de marionnettes seront posées et rodées. Nous voulons assez rapidement avoir diverses formes d’interventions pour pouvoir choisir le dispositif adapté en fonction du lieu, de l’heure, du nombre d’enfants, de leur âge, de leur état d’excitation du moment.

Nous avons déjà fait deux tentatives nocturnes avec les trois duos. La première dans le quartier où nous vivons, une solution sûre pour tester un travail tout frais. Le retour des enfants est plus que positif, on obtient une vraie attention pendant les 45 minutes des trois duos enchaînés, l’équipe est rassurée, le moral est au beau fixe.

Hier soir (mercredi 2), c’était une toute autre histoire, le premier crash test des propositions en milieu ouvert avec le centre médical mobile de l’ONG ORPER. C’est les retrouvailles avec ces gamins rencontrés en mars dernier. Ils nous reconnaissent, nous rappellent des passages du dernier spectacle… Certaines de nos interventions auront un côté surréaliste. Jouer au milieu d’une rue au cœur de la Gombé (quartier des ambassades, des affaires et des blancs), devant le supermarché pour Mundélé le plus cher du Congo avec 20 gamins (que le Kinshasa bien pensant appelle les shèguès et craint comme la peste) assis par terre regardant tranquillement, ça ne manque pas d’éveiller la curiosité. Peut-être une autre forme de pédagogie… Depuis le début de notre travail à Kinshasa, on a imaginé nos spectacles comme un moment d’enfance, des instants qui rassurent, éveillent l’imaginaire, la créativité. Hier soir, on a compris que ça marchait. Les enfants embarquent avec ces marionnettes, simples objets du quotidien. Les duos deviennent trio, voire solo… Ca marche avec les enfants, pour les ados c’est beaucoup plus dur. Arrêt du centre mobile au Rond Point de La Victoire… Une dizaine de petits dorment au milieu de la foule sur un bout de béton, serrés les uns contres les autres, leurs tongues passées aux poignés pour pas se les faire voler. Un groupe de filles arrive et monte dans la camionnette de soins d’ORPER. On observe, on réfléchi comment intervenir. Petit à petit des garçons plus grands (14/16 ans) arrivent. Il y en a de plus en plus. Au fur et à mesure qu’ils arrivent, y’a moins de filles, y’a moins de petits. Toujours l’alcool, la peur, la domination. Ca parle fort , ça bouge. Tout est imprévisible pour nos regards néophytes de cette culture, de la situation de ces jeunes. On joue quand même. Les jeunes ne s’asseyent pas, ils dansent pendant les spectacles mais ils écoutent et sont bien là. Quand on arrête, les marionnettes redeviennent immédiatement des casseroles et des boutons de couture et les personnages manipulateurs (les français en tout cas) redeviennent des blancs qui ont de l’argent et de la nourriture. Départ houleux, la magie n’a pas résisté longtemps pour peu qu’elle ait même existé un instant. Nous sommes maintenant certains que les représentations nocturnes nous permettront de toucher les petits, d’attirer leur confiance et nous sommes aussi persuadés que nous devons inventer autre chose pour les plus grands. Quelque chose qui ne passera pas par des représentations. On y travaille.

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29 décembre 2007

Mise en bouche

Les choses se mettent en place comme une horloge suisse parfaitement huilée, un paradoxe pour un projet à Kinshasa. Nous voilà installés dans notre résidence correctement sécurisée, murée, protégée… Un îlot de tranquillité déroutant en rapport de la raison de notre présence mais nécessaire pour accoucher d’une écriture collective franco-kinoise. Aujourd’hui premier jour de travail, les langues se délient, chacun trouve sa place et les idées fusent. Conformément à l’idée de Fabrice, cette année sera marionnette et objet. La construction des marionnettes a commencé, certaines ont même déjà pris vie. Le principe des duos franco-kinois fonctionne et semble créer plus de richesses et de synergies que d’incompréhensions. On va le gagner ce pari, j’en suis sur. Les choses sérieuses commencent la semaine prochaine, le 2 janvier pour être précis (reportez vous au calendrier, colonne de droite) avec les premières interventions nocturnes en milieu ouvert en compagnie de l’ONG ORPER. Crash test pour cette première représentation de la première équipe de ce nouveau projet… On vous racontera .... Jordi

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Le 26 décembre,

Ca y est, noël est passé… drôle de noël…nous devions accompagner une équipe de l’ONG Orper pour une tournée de centre mobile nous nous sommes rendu au centre popocabaka, première rencontre avec les enfants des rues. En fin de compte nous décidons de ne pas partir avec eux, c’est noël, la fête des enfants et ils vont distribuer un biscuit a tous les enfants… nous ne les accompagneront pas, les enfants pourraient ne pas comprendre pourquoi nous sommes là et nous ne voulons pas donner l’impression que c’est un cadeau de Mundele.

Aujourd’hui, nous rencontrons Monsieur Rémi Mafu, du Reejer . L’accueil qu’il nous fait ainsi qu’au projet est très encourageant. Il nous donne la « patate », il connaît très bien le terrain. Il s’occupe de la coordination des centres mobiles avec les différentes ONG, son constat sur le nombre d’enfants et sur les causes est accablant. Suite à ce rendez vous, nous décidons ne remanier le projet est de détruire les églises de réveil, a coup d’attentat au parachute. Il ne reste plus qu’a trouver des volontaires… comme dans le projet du PAM, on ne peut pas savoir s’ils en sortiront vivant…

L’après midi, on s’occupe de l’aménagement de notre Home, direction le marché… il fait chaud, chaud… mais bon, point positif, on trouve a peu près ce qu’on veut et on peut voir que le concept que Jordi à développer avec beaucoup d’énergie, les nouvelles voitures à traction humaine pour la préservation de l’environnement et le maintien d’une activité physique journalière ( le NVTHPEMAPJ) avance, en seulement trois jours, plusieurs dizaines de véhicules on fait ce choix, c’est réconfortant de voir que les choses avancent si vite. Bon allez, on y va… demain, la première équipe ( Pitschou les a baptisés les Nabets) arrive, c’est partit…

Olivia

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24 décembre 2007

Premiers jours…

Un petit billet rapide pour vous signaler que ça y est, le projet est partit, nous sommes arrivés à Kinshasa jeudi soir. Nous sommes pas mal afférés à des points logistiques ces jours ci (aménagement de notre maison, mise en place des repas, etc.). Christian de Prod’arts Culture a fait du très bon travail, les choses avancent vite et tout sera prêt pour l’arrivée de la première équipe franco-congolaise jeudi 27 décembre.

Dans cette équipe on va retrouver :

- Les anciens de l’an dernier : Christian (logistique-coordination), Fabrice (mise en scène), Jordi (logistique-coordination), Cajou (comédien), Pitschou (logisticien l’an passé, comédien cette année), Sidi (chauffeur l’an passé, musicien cette année)

- Et les nouveaux : Patricia (comédienne), Widjo (constructeur / marionnetiste), Marie-Leïla (comédienne), Riguen (musicien), Nancy (comédienne)

Très vite sur ce blog, on vous met des photos et tout et tout… Laissez nous juste le temps d’arriver et de commencer.

Jordi & Olivia

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L’ONU et CSF implantent le PAM à Kinshasa

C’est depuis le 20 décembre que l’ONU s’appui sur la petite ONG française, Clowns Sans Frontières pour mettre en place une extension du PAM sur la commune de Lingwala à Kinshasa. En effet, dans le cadre du Programme Alimentaire pour les Moustiques, Olivia Schliefer et son collègue français à ont été jetés en pâture aux moustiques. L’objectif de cette opération, encore expérimentale, est basé sur le constat qu’un moustique mal nourri est plus à même de recevoir et donc de transporter la malaria. D’autres part, les corps des deux cobayes devraient produire une quantité importante d’anticorps. Les services vétérinaires estiment qu’avec un prélèvement massif d’organes et après centrifugation, ce sont prés de 10 litres de vaccin anti malaria qui pourraient être produits. Ils faut encore que nous nous fournissions les autorisations pour pouvoir prélever les organes sur le corps de Jordi, mais les choses avancent vite et ce projet visionnaires a l’air d’intéresser beaucoup de monde ici. Si l’expérience s’avère concluante, quatre français de plus intégreront le programme à compter du 27 décembre. Il faudra préciser aux volontaires pour ce projet que leur intégralité corporelle au retour est loin d’être garantie…mais c’est loin d’être vain… un vaccin contre la malaria…outre l’énorme avancée technologique de ce projet, c’est le financement assuré pour tous les projets de clowns sans frontières jusqu’en l’an 3845 qui sont garantis….

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16 décembre 2007

On est déjà (un peu) à Kinshasa

Le programme 2008 de Clowns Sans Frontières est prêt, les équipes sont constitués, certains sacs sont même faits.

Comme expliqué dans le descriptif du projet, le travail de CSF à Knshasa va s'étaler sur deux mois et demi et verra trois équipes franco-congolaises se relayer.

Du 20 au 27 décembre 2007
Semaine de repérage. Rencontre avec les ONG partenaires (MDM, Orper, Croix Rouge, OCEPER...), constitution des équipes congolaises avec Christian Mualu (notre référent kinois) et mise en place des des aspects logistiques

Participants (3 logisticiens) :
- Olivia Schliefer
- Jordi Castellano
- Christian Mualu

Du 27 décembre 2008 au 22 janvier 2008 :
Première session d'interventions.

Comédiennes :
- Marie Leïla Sekri
- Patricia Marinier
- Nancy Teissier
- 3 comédiens congolais à déterminer

Musiciens :
- 2 musiciens conglais à déterminer

Metteur en scène :
- Fabrice Nabet

Logistique & Coordination :
- Christian Mualu
- Jordi Castellano

Du 17 janvier au 12 février 2008 :
Deuxième session d'interventions.

Comédiens :
- Dorothée Saysombat
- Vince Mazaudier
- Garniouze (Christophe Lafargue)
- 3 comédiens congolais à déterminer

Musiciens :
- Fawzi Berger
- 1 musicien conglais à déterminer

Metteur en scène :
- Fabrice Nabet

Logistique & Coordination :
- Christian Mualu
- Jordi Castellano

Du 7 février au 6 mars 2008 :
Deuxième session d'interventions.

Comédiens :
- Cécile Aubague
- Nancy Teissier
- Luc Grall
- 3 comédiens congolais à déterminer

Musiciens :
- Julien Lot
- 1 musicien conglais à déterminer

Metteur en scène :
- Fabrice Nabet

Logistique & Coordination :
- Christian Mualu
- Olivia Schliefer

Projets parallèles :

- De là bas vers ici (récit d'un auteur)
du 3 au 22 janvier 2008 - Dalila Boiteaud

- Interception - France Inter (enregistrement d'une émission diffusable au printemps)
du 24 au 29 janvier 2008

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05 décembre 2007

Les transports à Kinshasa en pleine révolution

Pour ceux qui sont déjà allé à Kinshasa, vous savez comme les transports sont particuliers. Les choses changent très vite, après avoir imposé un maximum de deux passagers à l'avant des véhicules, équipé la police de motos pour rattraper les récalcitrants, les autorités kinoises souhaitent uniformiser la couleur des véhicules dédiés au transport payant (la grande majorité de ceux qui roulent). En savoir plus :

http://www.kinshasa.cd/index.php?option=com_content&task=view&id=72&Itemid=30

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19 novembre 2007

Cédric Kalonji

Cédric Kalonji est un journaliste indépendant de Kinshasa. Il a ouvert un blog et le tient régulièrement à jour. Un bon thermomètre des préoccupations des kinois. Il vient d'obtenir le prix du meilleur blog francophone. (Merci Elsa et "Pourtant elle tourne" d'Inter pour l'info)

ça se passe à http://www.congoblog.net/

PS : Le lien est aussi dans les liens amis, colonne de droite

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14 novembre 2007

De là bas vers ici

A toutes celles et tous ceux qui voudront bien lire ces quelques lignes ….
Et en faire quelque chose ….

Il y a de nombreux endroits dans le monde, et même en bas de chez soi, où l’humain, hommes, femmes, enfants, voit chaque jour sa vie diminuer, sous le poids des contraintes économiques, des désirs de guerre, des choix politiques, qui prennent en otage les plus faibles, les vivants pourtant, celles et ceux pour qui la vie ressemble à une lutte, parfois si vaine.
Face à cela, chacun prend position : ceux qui s’en fichent, ceux qui s’engagent, ceux qui se déplacent, ceux qui soulèvent des montagnes qui sont souvent des petits cailloux, mais pourtant ….

Ce pourrait être aussi le travail de l’artiste, qui demeure mobile et peut offrir son art contre le fascisme ordinaire, contre la guerre, et toutes les terribles misères quotidiennes.
Loin de faire ainsi la révolution, il s’attaque à l’innomable par un soulèvement de chaque jour, et tous ces minuscules-là peuvent devenir immenses.

C’est l’engagement de l’association CLOWNS SANS FRONTIÈRES, depuis de nombreuses années, dans plusieurs endroits du monde, ayant permis à de nombreux artistes de rejoindre ce mouvement « du rire contre la guerre » et d’aller ainsi à la rencontre de populations opprimées, et d’apporter leur pierre à l’édifice de la lutte.

Depuis 2007, clowns sans frontières se rend à Kinshasa en république démocratique du Congo, pour rencontrer sur place les enfants des rues, les livrés à eux-mêmes au cœur de l’immense métropole.
Cela implique un lourd travail de terrain, pour comprendre où l’on se trouve, pour rejoindre les actions sur place, les différentes ONG et associations oeuvrant dans le désir d’améliorer les conditions de vie de ces enfants (plus de trente mille…).
Et bien sûr de chercher comment transmettre, aux artistes, aux éducateurs, aux professionnels locaux, pour ne pas se contenter d’apparaître / disparaître, mais bel et bien, tenter de laisser des traces d’un engagement commun.
Une première mission a eu lieu en février 2007, et se renouvèle cette année, mais pour une durée de trois mois. C’est plus long que d’ordinaire, mais le chantier sur place semble nécessiter une telle implantation. Vous pourrez trouver des détails et des écrits sur ce travail, en visitant le blog du projet (http://kinshasa.canalblog.com)
Toujours est-il que cette fois-ci nous avons le désir d’enrichir la mission et les actes sur le terrain, d’un travail d’écriture, en invitant un auteur à suivre une partie de la mission, accompagnant le trajet des clowns, traçant en prose ce qui se joue de si important dans ce voyage-là, avec les enfants, avec les artistes kinois, avec la vie dans cet endroit-là du monde.
Ecrire donc, pour tenter de comprendre, pour percer les images, pour raconter ensuite.

Nous avons besoin d’aide financière, car c’est une nouvelle piste, car pour ce genre de choses, si l’on ne travaille pas avec une maison d’édition, on tente un appel à souscription…
C’est l’objet de cette démarche
A celles et ceux qui voudront bien nous accompagner, nous nous engageons à offrir un exemplaire « unique » du texte écrit sur place… une petite surprise que nous promettons singulière et chargée de ce qu’il y a de poèmes dans ce projet.

Si cela vous invite, alors vous pouvez nous joindre pour tout renseignement complémentaire, sur le fond et la forme, pour voir ensemble comment rendre cela possible.

N’hésitez pas à nous contacter rapidement, Nathalie ( l’auteur en question) rejoint les clowns début janvier 2008 pour entamer le travail.

Merci ….

Nathalie-Dalilà Boitaud (l’auteur en question)

Pour nous aider à financer le billet d’avion de Nathalie et ses frais sur place, vous pouvez envoyer votre souscription, d’un montant libre, à

Clowns Sans Frontière
Souscription pour le projet « De là bas vers ici »
70, bis rue de Romainville
75019 Paris

Pensez à mentionner qu’il s’agit d’une souscription pour le manuscrit de Nathalie et à mentionner vos noms et adresse. Nous vous adresserons un reçu qui vous permettra de déduire 60 % de votre don de vos éventuels impôts.

De fin décembre à début mars, vous pourrez suivre l’avancée du projet à Kinshasa sur le blog et dans le courant du printemps, nous vous enverrons le manuscrit.

Vous pouvez télécharger ce document enf ormat PDF dans le menu des téléchargements à droite de cette page pour le faire circuler à vos amis.

Jordi

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25 juillet 2007

Ca y est la machine 2008 est en route...

Vous trouverez dans les liens de la colonne de droite un pré-projet pour la période décembre 2007 / mars 2008. L'envie de construire quelque chose de pérenne, d'avoir un véritable impact (dans la mesure de la nature de nos projets et de nos moyens) et de renforcer les partenariats avec des artistes kinois nous emmènent vers une présence suivie sur 2 à 3 mois. Le contenu du projet sera détaillé à la mi août. Tout va s'enchaîner très vite, c'est repartit...

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03 juillet 2007

C'est repartit....

Après quelques mois de silence dus à nos engagements sur d'autres projets, l'aventure Clowns Sans Frontières à Kinshasa repart. Nous sommes en pleine période de recherche de financements, de construction d'idées, de récoltes d'envies... Tout ce que nous pouvons vous dire aujourd'hui, c'est que le projet va prendre de l'ampleur en 2008 :
- travail recentré sur les enfants des rues
- partenariat avec des comédiens kinois plus poussé
- présence d'équipes françaises sur place plus longue
- Equipes agrandies
D'ici la fin de l'été, nous livrerons tous les éléments concrets du projet à la sagacité de vos commentaires.
Surveillez le blog...

Posté par JordiCastellano à 16:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 mars 2007

Fin du 1er round...

Et voilà, la première rencontre entre les clowns sans Frontières et les enfants de Kinshasa se termine ici... Un retour sans encombres et des idées plein la tête. Comme vous l'avez surement compris entre les lignes de ce blog, nous avons orienté le travail tous azimuts et joué aussi bien dans des écoles, des lieux ouverts, des camps de déplacés, des villages, la prison, de centres pour gamins des rues, etc.

Maintenant le temps est venu de resserrer le projet sur un objectif particulier et de consacrer toute notre énergie à la réalisation de cet objectif. C'est nécessaire si l'on veut être pertinents et efficaces, il me semble.

L'impression commune à toute l'équipe, c'est que nous avons quelque chose à réaliser avec les enfants des rues, que ce soit en milieu ouvert ou dans les centres d'accueil. Nous avons entamé un travail avec une trentaine de travailleurs sociaux kinois intervenant auprés de ces enfants. Avec eux, nous allons pouvoir définir le champ de nos intervention avec l'objectif permanent de se placer en soutien de leur travail.

Déjà, une des pistes à explorer serait de travailler en milieu ouvert à convaincre les enfants de l'importance de venir de temps en temps dans les centres d'accueils où ils peuvent recevoir des soins, manger, se reposer.

A ce jour, certains de nos partenaires de terrain nous soutiennent réellement et ont manifesté l'envie d'aller plus loin avec nous (Orper, Médecins du Monde France, CISS, Bicé....)

Dans les semaines qui viennent, ce blog va continuer d'exister, même s'il sera moins vivant que le mois passé. Nous mettrons en ligne l'avancée de nos réflexions et, d'ici peu, un bilan exhaustif de cette première année.

Merci à tous ceux qui ont suivi notre projet à distance et qui nous ont soutenu avec leurs mots attentionnés.

Jordi

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09 mars 2007

Le dénouement est proche...

Nous voilà rendus à 6 représentations du retour. Le bilan est déjà plutôt positif. On devrait réussir à faire les 19 représentations prévues même si c'est passé parfois à un cheveu de l'annulation. Au total ce sera entre 8000 et 10000 personnes qui nous auront vu.

Ces derniers jours, on a multiplié les déplacements pour aller jouer dans les périphéries quasi rurales de Kinshasa. Le panel des populations qu'on y a rencontré s'est encore trés nettement élargi.

Nous avons imaginé cette première rencontre comme un repérage, un temps de compréhension de la situation locale. Sur ce point l'objectif est atteint. Maintenant on se rend compte de plus en plus qu'il va être impératif de recentrer le projet sur une population et ses problématiques. Le champs des possibilités est tellement énorme, les sollicitations tellement permanentes, que nous risquons de nous user à partir dans toutes les directions. La visibilité et l'efficacité de notre action seraient aussi mis à mal. Recentrer vers quoi ? C'est trop tôt pour le dire. Le travail avec les gamins des rues dans les centres d'accueils et en milieu ouvert est une piste sérieuse mais nous n'avons pas encore rencontré Handicap International et les centres dont ils s'occupent. La situation des handicapés dans la société kinoise est aussi un probléme qui mérite que l'on s'y attarde. Nous n'avons pas encore non plus rencontré la population carcérale (c'est samedi).

En dehors des spectacles, nous avons entrepri un travail sur le centre mobile de l'ONG Orper. Ce centre mobile, c'est un camion qui va sur les sites où vivent les gamins des rues, la nuit, pour leur apporter des soins médicaux. Ils font cela depuis de nombreuses années et ont vraiment acquis la confiance des enfants. Lundi soir, Guillaume et Fabrice ont accompagné l'équipe d'Orper pour voir. Ils ont vécu des moments difficiles (violence, défonce, besoins d'affection) mais sont revenus avec la conviction que nous avons notre place dans ce centre mobile. Le principe est de travailler des petites interventions, des impros ajustables à tout moment. Au delà d'amener un court moment d'évasion à ces gamins, ce genre d'intervention permet de canaliser les attentions et d'éviter que les bagarres ne dégénèrent à tout le groupe des enfants présents.

On va faire un second essai ce soir avec une équipe renforcée (Vince, Ludo et Cubain vont rejoindre Fabrice et Guillaume). A la sortie de ça, on pourra imaginer un dispositif plus important pour l'année prochaine.

Au delà de ça, le spectacle est rentré dans une routine qui pourrait être dangeureuse, donc on se fait des points et des recadrages à gogo et tout le monde y met de la bonne volonté. L'équipe est vraiment soudée maintenant. On arrive de mieux en mieux à se comprendre avec les artistes kinois, nos chauffeurs et Pitshou notre accompagnateur.

Dernier effort, dernière ligne droite avant de retrouver une campagne électorale qui doit battre son plein avec son cortége de préoccupations démagogiques (on a hate !) mais aussi retrouver nos bons petits plats, les amis et le froid de l'hiver. C'est un peu le coeur gros qu'on laissera nos amis kinois. Mais on a désormais la certitude d'un rendez-vous proche.

Jordi

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Les shégués du grand Hôtel

C'est au centre de kinshasa et de quelques quartiers periphériques que vivent, survivent, les shegués, terme péjoratif,sauvageons, racailles, exclus, violents,defoncés aux medicaments, aux whisky en sachet plastique à un dollar (namasté aux indiens). Derrière les baffes, la nuit, le racket, le rejet des autres, l'arrogance deplacée du blanc qui sirote sa bière a douze dollars, il y a des enfants, juste des enfants, terrorisés, victimes d'une société qui se desagrège, s'évapore vers les sirènes de l'individualisme, de la course permanente pour survivre...

C'est dans ce contexte et avec ORPER, qui travaille avec eux, que nous debarquons Fabrice et moi en pleine nuit dans leur voiture amenagée pourles soins medicaux. L'accueil est chaleureux, ce rendez vous est une chaleur pour eux. Blaise l'educateur s'entretient en particulier avec chacun qui passe, le père Zibi et Kopé le chef de projet font le tour du quartier,l'infirmier soigne a l'interieur du camion, la situation est posée.

Dans ce KO avec Fabrice on se fait plus petit, moins grande gueule. Habillés de notre traditionnelle salopette, couleur bleu, voir terre, voir crade, on tate le terrain, chausse le nez de clowns et en avant pour de l'impro rigolo toute feutrée. Ces gamins faut les occuper, detourner leur attention, créer, imaginer. Beaucoup nous parlent, analysent leur situation, certains recherchent l'affection et te collent jusqu'à une limite difficillement supportable. Arrivent des gamins zombies, pleins de cachets, de drogues, de peurs. On alterne impros et puis, sans le nez, discussions. Trés vite sales comme des images on se retrouve assis par terre, coincés, vidés, happés par quelques gamins nous tenant le bras, la main, ou tout simplement avachis le cul dans un carton.

Trop vite on n'a plus d'énergie, plus le temps passe, plus notre degré d'acceptation, notre patience s'amenuisent. La violence entre eux est terrible, petite gifle, gros pains dans la gueule, bagarres, racket et intimidations des ados. C'est à même le sol que le plus violent du quart d'heure précédent m'initie à leur jeu préferé : pile ou face avec une piece de cinquante centimes de francs francais de notre enfance. Ce gamin me prete 100 francs congolais, un cinquieme de dollar, je joue, je gagne, je perds, ça joue vite a même le sol, de l'argent, beaucoup d'argent.. A la fin, le gros gagnant partage, redistribue, pour eviter les tensions,les jalousies. C'est au bout d'une heure et demie, alors que l'on croit qu'il est déjà minuit, qu'on décide de se retirer.

On a tenté, vu, observer, experimenté. Le rendez vous est pris pour ce soir,vendredi, deuxième épisode. Ces enfants sont l'axe de notre projet, d'une réflexion sur nos manières de toucher et de renconter un public spécifique. Encore trop peu de recul, pour analyser et comprendre la pertinence de notre démarche avec les Shégués. Continuons à échanger avec eux, detourner leurs quotidiens absurdes, avant de réfléchir la tête froide, dans un petit moment, à la suite de notre projet avec eux.

BizZ à toutes les racailles de France

Guillaume

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04 mars 2007

Le malaise kinois

Nous voilà de retour d'une journée sur la commune de N'Sélé. Ca fait partie de Kinshasa mais c'est un milieu purement rural. L'impression du repérage s'est terriblement confirmée. Il y a un vrai fossé entre la vie citadine kinoise et ces endroits plus reculés, moins denses. Les gens ne sont pas plus riches dans les campagnes mais l'organisation sociale est encore présente. On sent une vraie solidarité, une attention et des codes et règles qui régissent le quotidien. Tout l'inverse du tissus urbain de Kinshasa. A N'Sélé, nous avons rencontré des populations qui se battent réellement pour avancer. Nous y avons croisé un quartier de veuves et orphelins de guerre puis un camp-village de déplaces de guerre venant de l'est. Les deux ont un point commun trés fort, le lien social et la place des anciens maintiennent une situation qui pourrait dégénéré facilement. Ils ont un autre point commun, c'est d'avoir été aidés par des occidentaux à un moment. Les veuves de guerre par une ONG canadienne qui a acheté le terrain, construit des maisons pour accueillir ces gens. Le programme s'est terminé et maintenant les nouvelles maisons sont construites en paille et les résidents sont contraints à une autosubsistence à laquelle ils ne semblent pas avoir été réellement préparé. Les déplacés de guerre ont, de leur côté, été aidés par les programmes alimentaires des Nations Unis. C'est aujourd'hui terminé. Il ne leur reste plus qu'à improviser des cultures et recoudre leurs universelles baches bleues UNHCR qui font office de mur pour un certain temps et même un temps certain, à n'en pas douter... Loin de moi l'idée de faire le procés de quelque organisation humanitaire que ce soit. Les contraintes sont énormes, la nécessité d'une vision globale à l'échelle du pays omniprésente et les moyens pas toujours au rendez-vous. Néanmoins, aujourd'hui, dans ces deux endroits en particulier, un petit coup de pouce permettrait, à n'en pas douter, de sérieusement accélérer le développement de ces communautés. D'autant plus que l'une comme l'autre n'a, visiblement pas vocation à être encore déplacée. Si ces préocupations peuvent rentrer dans le programme d'une organisation intervant en RDC, nous serons heureux de lui livrer nos impressions... Pour en revenir à l'origine de notre projet, la situation est toujours aussi complexe. Nous avons imaginé notre intervention comme un soutien aux acteurs sociaux locaux et occidentaux intervenants auprés des gamins des rues. Aprés 10 jours de repérages et 9 jours de présence avec toute l'équipe, le même sentiment d'impuissance perdure. On ne peut pas comprendre ce phénomène d'exclusion des gamins sans en connaitre l'origine ni sans comprendre la perception de la population locale. L'origine, déjà, c'est vaste. Cela peut être des gamins démobilisés des milices au moment du programme de la Conader (intégration de toutes les milices du pays dans l'armée officielle - les FARDC) qui n'ont pas été pris en charge jusqu'au bout par le programme ou des enfants accusés de sorcellerie par leur propre famille. Les enfants sorciers, c'est un phénomène terrible. C'est trop long à expliquer ici, mais vous trouverez sur ce blog, dans la partie ressources, un trés bon dossier de l'ONG Save the Children sur le sujet. Il faut bien se mettre dans la tête que le congolais n'aime pas moins ses enfants que le français. A partir de là, des mécanismes sociaux et superstitieux viennent poluer les réactions instinctives au point de voir des enfants de 4, 5 ou 6 ans vivre dans la rue. je trouve intéressant de regarder aussi la perception qu'a la population de ces gamins. Ici tout le monde les apelle "Shégués". J'ai naïvement cru à une traduction en Lingala de "Gamin des rues". Visiblement ce terme est trés péjoratif. une sorte de "Racaille" local. Une spirale : exclusion - survie donc vol/violence/prostitution - exclusion des exclus... Une spirale qui attire la vigilance. Des parallèles qui me traversent de plus en plus l'esprit. Que faisons nous avec nos gamins des cités ? Mise au banc social - recherche de reconnaissance par tous les moyens : vol/violence - stigmatisation. Je ne sais pas si on a exporté notre modéle social avec la colonisation ou s'il est universel mais les points communs sont troublants.... A trés bientôt Jordi

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Carnet de route de Guillaume du 2 mars

C'est toujours du meme @ cafe que j'écris ce deuxieme message à destination du blog, qui ici fait des ravages en compaison de celui de Francois B....
Tout les matins des 6 h50 jordi nous annonce le nombre de visite. On parle suivant les milieux autorisés de plus de 1548 connexion jour sur le site :kinshasa.canalblog.com.

Ou en sommes nous. Tres bien merci. Depuis mercredi soir l'equipe franco-congolaise à accouché d'un spectacle circulaire a 360 degré choregraphié sous un soleil de plomb. C'est sous ce dernier que jeudi midi a l'heure ou le soleil est a son zenith (l 'idée de jouer au zenith ne deplaisant pas a certains megalo de
l'equipe)que nous arpentons le quartier en vue de se produire enfin devant
un public. L'ecole est superbe, le temps excelent, on place la corde plein centre du terrain de basket ou en principe 2000 ecoliers doivent se poser. Le soleil de midi le refus des instits de placer les enfants autour du
cercle vu la chaleur, nous place des le depart dans un flou. Ok on a une corde, un perimetre alors on attaque. Le debut est tranquille si on peu dire mais tres vite le cercle pitagorien se retrecit, voire se transforme en un mini espace ou chaque comedien est englouti par une marée d'écolier.

On rentre decu, plutot frustre mais l apres midi calme nous pousse vers la sagesse.. C est ce matin, vendredi, que l on va jouer au pays des sourds... L accueil nous transporte, le spectacle a l ombre nous emporte, la fin ou chacun a droit a son prenom en signe, nous amene des larmes, de la joie un moment enorme.... Le temps de manger, de se doucher, de baver sur l oreiller et direction un centre d accueil pour les enfants des rues : les shengues... notre projet. Ici on est loin de la douceur du matin. Tout ces garcons sont marques par leurs conditions, le lieu est vetuste voir insalubre, on joue pour une centaine de gars, une version plus
electrique, remonte comme des coucous suisses on envoies du bois a la manier de certaines compagnies de rue emergentes du Jura. Tout se passe bien, on y developpe nos scenes, sur l exclusion, le rejet,
moment poetiques avec la marionnette de dorothee ou de pur energie pour la mythique scenes des sacs tati sauteurs. Ce moment est une respiration dans leurs trop grandes vies remplies de violences et d errances. on rentre a travers Kin, le coeur bien gros. La ville transpire de gens de petits magasins, de pauvrete et de plastics.

C est la troisieme fois que je reecris ce texte, nous savons que par chez nous un petit monsieur tire les ficelles. Si je le croise je le jette direct dans le fleuve congo C est ici un immense plaisir de travailler avec des jeunes kinois, politise engage, fonceurs et decide.. Encore 18 versions a raconter, a
vivre.

biZz

Frere Guillaume

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02 mars 2007

Les premières représentations

ça y est, c'est partit...

On a donné les trois premières représentations du spectacle. La première, hier, une douce folie... On nous avait regroupé une école et un collège. 2000 enfants pour un spectacle à peine rodé et notre tout premier contact avec la population... Inutile de dire qu'on s'est fait déborder de partout.

Aujourd'hui, on a plus retrouvé nos repères. Ce matin, on a joué dans une école pour enfants handicapés (une majorité sont sourds). Le spectacle a put prendre toutre son ampleur, on a eu une vraie rencontre. On a réussit à mettre une vraie poésie, c'était touchant. Trés beau moment partagé aprés avec les enfants... Difficile à raconter en quelques lignes.

Cet aprés midi, c'était au tour d'un centre d'accueil d'enfants des rues. Ils sont environ, 150 à passer tous les jours à cet endroit pour y recevoir nourriture et soins. Des gamins dans un état d'esprit trés différent de ceux du matin. L'équipe a su adapter le spectacle à merveille. On sent que chacun prend la mesure de son personnage et du collectif. C'était notre première vraie rencontre avec ces gamins des rues pour lesquels on a monté le projet... Là on y est vraiment

Si on a le temps dans les jours qui viennent, on vous fera un petit descriptif du contenu du spectacle.

En attendant, je continue à me débattre avec le trés bas débit kinois, je ne m'étendrais pas ce soir. Je vais de ce pas vous mettre en ligne quelques photos et autres extraits de carnet de route.

MERCI, MERCI, MERCI pour vos petits mots de soutien dans les commentaires. On ne peut pas prendre le temps de répondre à chacun mais à chaque fois on les imprime et tout les monde les lit avec beaucoup de plaisir....

Jordi

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01 mars 2007

Carnet de route de Fabrice

Ca y est ! On a plongé dans le vide, on l'a fait sans craintes et c'était bon ! Ho bien évidemment il faut retourcher, recaler, calmer, accélérer, doser, etc. Mais une chose qui n'est plus à faire, c'est se faire confiance, acculés que nous étions par 2000 enfants soit 200 fois dix petites têtes qui vous regardent, vous touchent vous appellent et le soleil qui vous écrase. Nous avons démarré le spectacle avec un cercle COMME CA pour finir sur autre plutôt... comment dire... "o". Des petites erreurs de gestion public (on y travaille !). Enfin, pour tous c'était la rencontre avec le Congo et ses rires, ses interrogations et parfois ses incompréhensions. Alors que je sens le pistolet de Guillaume pour écrire ces mots, je dis une dernière fois un grand merci au groupe de mettre ailleurs ses doutes et à bientôt pour plus de mots.

Fabrice

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28 février 2007

Carnet de route de vince

Si petit, si petit  l'enfant et pourtant porteur d'avenir. Ce sera tout pour aujourd'hui...

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Carnet de route de Vince (suite)

Non, aujourd'hui encore on a tout pété... heu tout répété. Deux filages efficaces qui nous laissent un bon gout... ET oui, c'est demain et on a un spectacle présenter. Il suffit de faire comme on a dit pour les 2000 droles qui nous attendent à côté d'ici. On va sortir de notre chateau pour rencontrer notre public ... Sur le poster de notre chambre (Nabet et moi), unique poster, il y a écrit : " Il y a la vie qui est la plus forte, il y a l'espérance qui est la plus forte, il y a la foi qui est la plus forte, il y a l'amour qui est le plus fort, il y a la joie qui est la plus forte, il y a dieu qui est le plus fort...." Paul Claudel. Là, ce sera tout pour aujourd'hui.... Vince

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27 février 2007

Le calendrier de nos interventions au 27 février 2007

Pour nous suivre, à distance ou sur place, voici le calendrier à ce jour.

Certains points sont imprécis. Pour les kinois et autres expatriés qui souhaitent en savoir plus, contactez nous au 08 13 89 35 56 (notre portable à Kinshasa)

Ce Calendrier évolue régulièrement et nous n'avons pas toujours un accés internet sous la main pour le mettre à jour. Pensez à nous appeler avant de vous déplacer

Jeudi 1er mars
aprés midi
Représentation dans l'école encadrée par les Salésiens - Quartier Kingabwa - Commune de Limété

Vendredi 2 mars
9h
Représentation dans une école pour enfants handicapés - Village Banbéko - Commune de Matété
17h
Représentation dans un centre d'accueil des enfants des rues (garçons) géré par l'ONG ORPER - Quartier popocabaka - Commune de Kasavubu

Samedi 3 mars
10h30
Représentation au Camp DAIPN / Quartier des veuves de guerre avec l'ONG Cepred - Commune de N'Sélé
16h00
Représentation au Camp DAIPN / Camp des réfugiés de guerre - Commune de N'Sélé

Dimanche 4 mars
Aprés-midi

Représentation au centre Kikesa avec Handicap International Belgique (sous réserve)
ou Représentation en milieu ouvert avec le CICR RDC - Commune de Kinshasa

Lundi 5 mars
11h00
Conférence de presse Clowns Sans Frontières / Prod'Arts Culture à l'écurie Maloba. L'occasion d'expliquer notre projet, ses possibles développements dans les années à venir et le travail initié localement avec Prod'Arts
16h00
Représentation en milieu ouvert avec l'ONG Févoma - Quartier Mpasa II - Commune de N'Sélé

Mardi 6 mars
10h et 15h
Représentations dans une école gérée par la communauté du chemin neuf - Quartier Ngaba
Rencontre avec les enfants du centre d'accueil d'enfants des rues Ndako Ya Biso (Notre Maison)

Mercredi 7 mars
10h30
Représentation à l'école du camp DAIPN avec l'Ong Cepred - Commune de N'Sélé
15h00
Représentation en milieu ouvert avec l'ong Cepred - Village de Mbenzalé - Commune de N'Sélé

Jeudi 8 mars
10h00
Représentation au centre Don Bosco des frères salésiens de Lukunga
16h00
Représentation au centre Don Bosco des soeurs salésiennes de Lukunga (sous réserve)

Vendredi 9 mars
13h00
Représentation dans l'école des enfants des casseurs de cailloux gérée par VCDI

Samedi 10 mars
12h00
Représentation au centre pénitencer de Makala (prison centrale de Kinshasa) pour les femmes et les enfants
aprés-midi
Représentation à l'AED Pékabo avec Médecins du Monde France (sous réserve)

Dimanche 11 mars
Dans la journée

Représentation au centre kikésa avec Handicap International Belgique (sous réserve)

Lundi 12 mars
matin
Représentation au centre Bon départ avec Handicap International Belgique
17h
Représentation dans un centre d'accueil des enfants des rues (filles) géré par l'ONG ORPER - Quartier irébu - Commune de Kasavubu

Mardi 13 mars
Fin du projet version 2007 et retour en France

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Carnet de route de Guillaume

L'arrivée à l'aéroport nous coûte 20 dollars, un douanier me demande mes ressources, puis demande a notre guide suprême 20 dollars alors notre guide jordi lui donne la somme. Première surprise à kinshasa personne ne parle de François Bayrou et du phénomène qui emporte notre pays..... La circulation est dense, voir intense, la chaleur lourde voir étouffante. On loge chez don bosco une multinationale catholique, l'équipe est enfin formée : jeannot le chauffeur, christian comédien, cajou comédien plus grand que le general De Gaulle, pitchu aide de camp. Puis les jours passent sur le parking de la maison on rentre dans le bain, c'est le grand déballage franco-congolais de jour en jour on étoffe et ce soir, mardi, on a enfin le squelette du pestacle. Le tout parle de l'exclusion, de l'appat du gain, de la vie quotidienne du voyage. Autour du cercle on espère acceuillir des centaines d'enfants (59 selon la police locale). Tous les jours le repas se ressemble un peu, on apprècie tout le temps des èpinards, du riz du fouffou (maïs/manioc) et puis a discrétion des trippes, du foie, et des fois du poulet. L'acceuil reste grandiose, on y cause francais teinté d'un héritage belge qui nous pousse à dire septante et plein d'expressions que des fois on a oublié exactement la signification. On me demande et kinshasa ? beaucoup de voitures, de pauvreté et de voitures. Un matin on va faire des courses pour acheter du matériel de jeu on s'engouffre dans le marché concentrés a ne pas perdre le groupe, on se faufile a travers les stands, les camions, les kinois, l'air est chaud voir piquant. Ici on est loin des problèmes de monsieur papon et on s'en fout. Demain, dernier jour de repets puis jeudi aprem grande première dans une école de monsieur bosco, ce genre d'endroit te transporte. Je vous quitte j ai peur de la panne d'électricité loin trés loin... ah ça cest bien guillaume le con errant....

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26 février 2007

Nous y voilà....

Nous voilà à bon port depuis samedi soir. Depuis deux jours, ce sont les frères salésiens du centre Don Bosco de Kigabowa qui nous accueillent. Ils nous nourrissent, nous hébergent et on répète le spectacle là-bas. Un accueil à la hauteur de leur réputation. Des gens qui font un travail excellent de formation et d'enseignement auprés des enfants et des jeunes. Ils le font en toute discrétion, sans porosélytisme. C'est dans le même état d'esprit qu'ils nous accueillent. Un grand grand merci à eux.

L'équipe française a rencontré l'équipe kinoise et le travail a commencé. Nous avons même intégré un comédien congolais de plus. Ca nous est paru évident à un moment. Il s'apelle Cajou, on l'avait rencontré au repérage et il a manifesté une vraie envie de participer à l'aventure. Du coup l'équipe est plus équilibrée.

Monter un spectacle qui met en scène huit comédiens et deux musiciens, le tout en quatre jours, ça tient du défit. Encore une fois, je suis impressionné de la manière dont les choses se mettent en place. En deux jours, l'équipe a déjà abattu un travail de fou. Difficulté supplémentaire, on a décidé de travailler sur une forme circulaire (le public disposé à 360°). Qui dit circulaire, dit tout le monde en jeu et tout le temps, un autre défi... Le genre de projet qu'on ne pourrait jamais monter comme ça chez nous.

Fabrice, qui a écrit en partie le spectacle, a voulu travailler sur l'exclusion, la stygmatisation sans pour autant faire du théâtre à message purement didactique. Le spectacle sera sans parole, en musique, en bruits, en images et en mouvements. Comme dit Guillaume "Une chorégraphie de cinquante minutes" dans laquelle chacun tracera son chemin.

Aujourd'hui, toutes les formalités sont réglées, le planning est presque définitif, y'a plus qu'à... Je suis certain qu'on va rencontrer des situations et des populations trés différentes dans les quinze jours qui viennent. On présente le spectacle pour la première fois jeudi, aprés on n'arrête (quasiment) pas.

Ca fait 48 heures qu'on est là et déjà des perspectives pointent le bout de leur nez pour les prochaines années.

Les comédiens congolais : Nos observations du repérage se confirment. Il y a un potentiel de comédiens avec qui travailler à kinshasa qui est énorme. A première vue, ils embarquent assez facilement sur notre manière de faire, le mélange danse-théâtre-manipulation d'objet-musique leur convient à merveille.

Un comédien ou musicien handicapé : Lors du repérage, on avait évoqué avec Fabien Locht de Handicap International Belgique, la possibilité d'intégrer un handicapé au spectacle (il y a pas mal d'artistes souffrant d'un handicap physique apparemment). L'idée n'est pas de se donner une bonne conscience mais de poursuivre le travail contre l'exclusion entamé cette année en allant plus loin. Fabien nous a reparlé de ce projet qui lui tient à coeur, tout comme à nous. Nous allons profiter des quinzes prochains jours pour mettre tout cela en place pour 2008.

Les réfugiés : Jeannot, notre chauffeur/guide, nous a parlé d'un camp de réfugiés de grande taille à 150 km de Kinshasa. Il s'agirait de déplacés de la RDC et de réfugiés du congo-brazzaville et d'ouganda. Un terrain d'interventions pôur 2008 ? je me renseigne...

Les échanges internationaux : Cela fait quelques temps qu'à Clowns Sans Frontières, on se dit qu'il serait trés pertinent d'emmener les comédiens avec lesquels on travaille dans des pays vers d'autres destinations (un indien en moldavie ? un afghan à madagascar ? un birman à Kinshasa ?). Le terrain, ici me semble trés trés favorable à cela. Les congolais avec les quels on travaille sont avides de découverte, de rencontre et on une vrai conscience politique qui dépasse largement les frontières de leur pays.

J'essaye de mettre en ligne des photos dés que possible.

Pardonnez les fautes d'orthographe et de frappe. Je n'ai pas beaucoup de temps. Relecture impossible....

Jordi

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20 février 2007

Des documents en ligne....

Voilà disponible une nouvelle rubrique "Ressources". Elle contient un certain nombre de documents (études, rapports d'observation...) rédigés par des ONG et l'ONU et en lien avec la situation des enfants en République Démocratique du Congo. Certains sont récents, d'autres moins mais ils aident tous à mieux appréhender le problème. Ils nous ont été fournis par Francesca Marchi de l'Unicef Italie qui est en train de terminer un livre sur les enfants des rues de Kinshasa. Qu'elle en soit chaleureusement remerciée. A ce jour, son livre ne doit sortir qu'en italien mais bon, qui sait....

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17 février 2007

Les Clowns au fait de la modernité...

Et oui, c'est sur ces pages que vous pourrez suivre notre périple congolais des semaines à venir.

Petit retour sur le projet. Depuis 12 ans, Clowns Sans Frontières intervient dans des pays en situation de traumatisme (catastrophes naturelles, guerres, famine, dictatures...). L'idée est non seulement d'amener aux populations un moment d'évasion, de rire mais aussi de créer des échanges entre nos pratiques et celles des populations de ces pays, de décaler des situations de leur quotidien que nous leur donnons à voir au travers de notre propre regard... Pour en savoir plus : www.clowns-sans-frontières-france.org

Du 24 février au 13 mars, nous partons pour la première fois à Kinshasa. Nous y allons avec la ferme intention de jouer pour les gamins des rues. A Kinshasa, les gamins des rues sont très nombreux. Il y a mille raison de se retrouver à la rue quand on est enfant en RDC : enfants soldats démobilisés, parents décédés du sida, enfants accusés de sorcellerie....

Nous partons à 7 de France (une danseuse, une comédienne/marionnettiste, deux comédiens, un musicien, un metteur en scène et un logisticien). un comédien et un musicien kinois vont nous rejoindre sur place. Nous allons monter le spectacle en 3 jours, en arrivant. Nous devrions le présenter une bonne vingtaine de fois.

Les projets de Clowns Sans Frontières sont toujours ponctuels. Nous n'avons pas les moyens d'avoir des présences permanentes dans les pays. Pour que nos actions aient un sens et laissent une trace, nous nous appuyons sur les ONG intervenants auprés des populations. Nous mettons le spectacle à leur service pour qu'elles l'intègrent de manière opportune dans leurs actions.

A Kinshasa, nous allons travailler avec :

  • BICE (Bureau International Catholique pour l’Enfance) - représentation au centre pénitentiaire de Makala
  • Févoma (Femmes volontaires pour la lutte contre la malnutrition - représentation en milieu ouvert dans le quartier de Mpasa 2
  • CEPRED - Trois représentations au camp DAIPN (N’Sélé) -Une représentation dans le village de Mbenzalé (en milieu ouvert)
  • Centre Ndako Ya Biso (Notre maison) / Communauté du Chemin Neuf - représentation dans une école proche du centre
  • Médecins du Monde France - représentation à proximité du centre Pékabo (en milieu ouvert)
  • Handicap International Belgique - Une ou plusieurs représentations (en milieu ouvert)
  • AJRD (Association des anciens enfants des rues) - représentation sur la place des artistes (en milieu ouvert)
  • ORPER - représentation dans les centres d’accueil de l'ong et une soirée d’interventions sur la tournée organisée pour venir en aide sur sites aux enfants des rues
  • JETAC & RASHODE - représentation en milieu ouvert, quartier à définir
  • Centre Don Bosco de Kingaboa - représentation dans l’école
  • Centre Don Bosco de Lukunga - représentation dans le centre pour garçon et une autre dans le centre pour filles
  • VCDI - une représentation dans l’école

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